Bonjour à tous !Cela fera bientôt 10 mois que j'ai cessé de fumer.
Comme toi, je fumais deux paquets par jour et ne pouvait que difficilement envisager ma vie sans tabac ! Je pensais que cela faisait partie de ma personnalité, que je ne pourrais m'en défaire. Condamné. Mais dégoûté en même temps. Les fumeurs connaissent bien ces sentiments contraires. Le pire est qu'on sait bien qu'il faut arrêter, les raisons sont connues, mais on croit en même temps que ce sera dur, très dur, donc on a peur...
Je me trouvai exactement dans ces prédispositions le 1er janvier dernier !
Le lendemain, j'étais censé ne plus fumer ! Cela me paraissait être de la science-fiction ! Puis, le jour J est arrivé... Franchement, je n'ai pas de souvenirs de lutte infernale contre une envie folle ! Une petite déprime au bout d'une semaine, comme un manque affectif, une sensibilité à fleur de peau.Puis, les jours passent. L'envie aussi. Des "besoins" fugaces qui disparaissent au bout de 3 minutes (vive l'eau !).
Maintenant tout cela me semble bien loin. Je savoure tous les jours cet arrêt et n'ai pour l'instant aucune envie de reprendre. Le quotidien s'est amélioré à tous les niveaux.
Pour reprendre un sport (plongée sous-marine), j'ai du passer une radio des poumons. Je n'irai chercher les clichés que ce soir, l'angoisse que j'ai ne fait que me persuader de l'hypocrisie qu'on a sur soi-même quand on est (gros) fumeur : "je fume tout en sachant que je me fais du mal mais je ne veux pas en entendre parler !"
Dès qu'une pub anti-tabac passe à la tv, je zappe ! Les journées anti-tabac sont une bonne raison de provoquer en disant que je fais ce que je veux avec ma santé et que cela ne regarde que moi ! Et puis, quand j'y pense, je me dis que je suis bien bête... Non ?
"J'y pense et puis j'oublie, c'est la vie, c'est la vie !"
Je ne croyais pas retrouver un tel plaisir en arrêtant de fumer. C'est une rennaissance et je sais que ce sera encore mieux dans quelques mois quand j'aurai récupéré toutes mes capacités.
Je souhaite ce bonheur à vous tous. Le jeu en vaut tellement la chandelle !
J'oublais de préciser que j'ai pris du zyban pendant une semaine avant l'arrêt, puis deux après. J'ai arrêté avant la fin du traitement car il y avait eu des problèmes en Angleterre qui m'ont fait un peu peur...
De tout cœur avec vous tous.
BON COURAGE !