Bonjour,j'ai remarqué que le plus dur à passer fut les quelques jours avant d'arrêter, ces quelques jours avant de prendre la décision que celle-ci serait LA DERNIERE.
Combien de fois me l'étais-je promis ?
Cela faisait un petit moment que chaque cigarette devait être la dernière mais là, grand pas, j'avais pris les patches.
Donc elle fut la dernière et, vous savez quoi, je ne l'ai même pas fumée en entier cette cigarette là.
Le premier mois, il ne s'est pas passé un jour, sans que je regrette
ce mégot que j'avais écrasé ce 30 octobre 2003. J'ai jeté cigarettes, feuille à rouler et paquet de tabac (tout en me disant que j'aurai pu passer une annonce pour tenter de les revendre ) avec le sentiment de me jeter dans le vide et je suis allé mettre les poubelles dans le container
pour éviter toutes les tentations ( le risque de se faire prendre en pleine nuit en train de faire les poubelles fut plus fort que mon envie
de fumer ).
Ca y est. Le jour, tant redouté et tant espéré, était là. La force, la détermination était là. Je me sentais invincible. Deux heures plus tard, n'y tenant plus, et me sentant beaucoup moins invincible, je mis mon premier patch après avoir lu, avec une attention douloureuse, le mode d'emploi
Puis, soudain, j'eus la folle impression de me retrouver nu, sans défense et livré au monde sans cet écran de fumée bleue. Les jours qui suivirent furent pleins de surprise et aussi l'occasion de mesurer mon "degré d'intoxication".
Commençons par les surprises : des bouffées de manque assez pénibles à gérer et survenant très aléatoirement, un état de fatigue et de lassitude, une irritation croissante et des rêves assez bizarres. Et puis ces moments étonnants ou on se rappelle ( parfois avec déception ) que l'on a arrêté. Ces fois ou l'on pense à celle que l'on va fumer
et ou on se souvient avoir arrêté.
Et puis gérer les crises de manque qui surviennent malgré le patch. Etonnament, elles furent moins nombreuses, moins longues et moins pénibles que je ne le redoutais ( je me voyais faire des bonds de cabri en donnant des grands coups de tête dans les murs ).
Finalement, au bout de trois semaines, après avoir fait durer, durer les patches, je poursuivais l'aventure sans.
Mais ceci est une autre histoire que je vous conterais si vous le voulez bien dans un autre post.
Permettez-moi de vous adresser mes meilleurs voeux de réussite.
Finalement, la liberté, ça se gagne, vous ne trouvez pas ?