Désolé pour le petit coup de spleen d'hier suite au coup dur d'un ami.
Je n'ai pas l'intention de replonger et je n'en veux absolument pas à ceux
qui répondirent abruptement à ce message ( comment je vais rechuter )J'en suis donc au quatrième tome des aventures d'un vieux fumeur dans le train de Mamyzelle vers le pays des merveilles.
Au bout de cette première semaine qui se tirait en longueur, j'en étais resté au calcul d'apothicaire pour voir les économies réalisées. Et si je faisais durer ce patch, me disais-je, la boite me durerait deux fois plus longtemps et tant pis pour les si jolies yeux de la pharmacienne. Et hop, je passais ma
deuxième semaine avec trois patches seulement, sans différences notables avec la semaine précédente.
Les mêmes trucs revenaient toujours : le geste, ce geste qui manquait et puis les automatismes dont il faut se défaire.
Et puis les points positifs : un meilleur souffle, le goût et l'odorat retrouvés, la disparition de cette toux, ne pas angoisser parce qu'on va manquer de cigarette et ne pas courir en ville le dimanche soir, s'apercevoir que fumer n'est pas la liberté, de meilleures performances sexuelles, d'après ce qui se murmure, des économies, ne plus trainer cette désagréable odeur, ne plus s'angoisser parce qu'on va en réunion ou on part en avion. Bref, le gout de la liberté retrouvée après des années d'esclavage.
Il y avait de quoi être fier. Et fier, je l'étais. Et je vous invite à l'être aussi. Merde, quoi, vous venez d'arrêter de fumer. En trois mois,
j'aurais du fumer 1800 cigarettes pour un coût d'environ 450 euros.
Les "spasmes" de manques s'espaçaient de plus en plus. Je buvais beaucoup d'eau et, par contre, je mangeais énormément. Grignoter serais plus exact mais bon, un problème à la fois : entre la gestion des patches, ne plus fumer et surveiller sa nourriture, ça faisait beaucoup. J'avais cependant une forte envie de bonbons.
Voilà. C'était la deuxiéme semaine. Après, j'enlève le patch.
Bises et merci à tous.
Stéphane ( jgodagnot@hotmail.com )