Bonsoir tout le monde,Que je m'explique. J'ai arrêté de fumer le 7 janvier après quelque chose comme 32 ans de fumée et 3 arrêts d'en moyenne 1 an. Chaque fois j'ai repris pour des niaiseries.
Mais là, c'est le comble. Savez-vous ce que c'est un collège PLAIE, mais plaie pas possible ? C'est quelqu'un qui est incapable de vous regarder travailler bien concentré sans venir vous déranger pour des idioties. Eh bien je suis affligée d'un collègue passé maître en la matière.
Au travail, nous entrons dans une période de pointe qui va durer jusqu'au milieu mai et qui va éprouver tout le monde sans exception. Le collègue en question, depuis environ une semaine, on dirait qu'il fait expres pour me pousser dans mes derniers retranchements.
Moi qui viens d'arrêter de fumer, je fais super attention a mes humeurs. C'est pas parce que je souffre de manque à l'occasion que tout le monde doit souffrir avec moi. Donc, je me colle un sourire au visage, je dis des gentillesses à tout le monde, lui y compris. Mais on dirait que pour lui c'est pas assez.
Mon emploi consiste à répondre au téléphone et à dactylographier des documents divers pour les représentants de la compagnie, dont des bons de commande, ordres de production qui comportent beaucoup de chiffres. Je dois pour ce faire, être concentrée. Déjà que le téléphone me dérange aux 5 minutes, les représentants mettent leurs travaux à faire sur le comptoir et repartent sans me déranger. Quand il y a des choses que je ne comprends pas, je demande. Tout va bien.
Mais lui, Môssieur, peut pas faire comme tout le monde. Quand il a des travaux à faire exécuter, il faut qu'il me les montre, ce qui veut dire que je dois me déconcentrer pour donner mon attention à môssieur. Là, il me lit mot pour mot tout ce qu'il a écrit, même si je demande de laisser les travaux sur le comptoir etc., il ne veut pas. Vendredi dernier a été une journée débile, le téléphone sonnait sans arrêt, j'avais environ 25 bons de commande à faire et en plus môssieur voulait que je fasse des soumissions. Tous les 5 minutes, il venait voir si j'avais terminé ses travaux. Je lui ai demandé de me laisser travailler. J'ai dit que je ne pourrais jamais réussir à faire ses travaux s'il venait toujours me déranger comme ça, que j'avais juste une tête et deux bras comme lui, et qu'il devait arrêter de me harceler, mais il s'est énervé, décrété que ce n'était pas lui qui avait un problème et il s'est mit à gueuler dans tout le bureau que je devrais recommencer à fumer parce que ne suis pas endurable.
Qu'est-ce que vous pensez que je me mets à penser ? Je dois faire attention, faut pas que je m'énerve, c'est parce que je suis en servrage que j'ai les nerfs à fleur de peau. Et lui, l'énergumène, on dirait qu'il le fait expres et qu'il en profite pour me pousser à bout. Eh bien, croyez-le ou non, il a eu raison de ma patience. Et Dieu sait qu'il en faut beaucoup pour me faire perdre ma patience. Il m'a usée jusqu'à la corde. Il a réussi à me faire pleurer. Je suis retournée chez moi en pleurant, en me disant que ça n'avait pas de sens d'être aussi irritable que je l'étais et que je devais faire encore plus attention. Que ce n'était pas la faute des autres si j'avais fumé et décidé d'arrêter et donc, qu'ils n'avaient pas à subir mes sautes d'humeur, que je devais me ressaisir. Enfin, c'était moi la coupable.
Aujourd'hui, même manège, à la différence près que je me suis contrôlée très bien, que j'ai décidé qu'aujourd'hui il n'aurait pas le dessus ni le contrôle de la situation. Par contre, la grande patronne était là.
Elle observait, ne disait rien. Jusqu'au moment où elle l'a appelé dans son bureau. Je ne sais pas ce qui s'est dit derrière la porte fermée, mais le monsieur est sortit du bureau vert comme un poireau, avec le menton qui traînait par terre et il est passé devant moi sans même me regarder.
Je m'attendais aux foudres des dieux, mais non. Ma patronne est venue me demander comment j'avais fait pour le supporter aussi longtemps sans perdre mon sang froid, qu'elle, elle l'aurait fait passer au travers d'un mur il y a longtemps et qu'il me laisserait tranquille dorénavant.
Mon histoire finit bien, mais tout ça pour vous dire que c'est pas toujours nous, ex-fumeurs en puissance qui avons du mal à nous contrôler les humeurs, mais parfois c'est notre entourage, qui abuse de notre patience et qui, ensuite, met la faute sur notre arrêt du tabac et nous incite à recommencer.
Mais il faut résister et ne pas se laisser faire et faire la guerre à ceux qui, comme mon collègue, ont tendance à profiter de la situation.
Voilà, ça m'a fait du bien de vous raconter mon histoire. J'espère qu'elle pourra aider des copains à se sortir de situations qui semblent découler de leur arrêt du tabac, mais qui sont en réalité provoquées par leur entourage.

Mamyzelle qui est fatiguée de tricoter et qui a le goût de bouger xxxxxxxxxxxx