Bonjour,Il m'arrive la même chose qu'à toi.
C'est aujourd'hui mon 50ème jour sans tabac. J'ai commencé à déprimer presque immédiatement, après les 4 premiers jours d'euphorie. Je pensais que ça passerait. Cela n'a fait qu'empirer, jusqu'aux crises de larmes continuelles. Mais pas du tout envie de reprendre, ce n'est pas le problème.
Alors la semaine dernière, j'ai été trainer mes pleurs jusque chez un médecin.
Comme toi : antidépresseurs (Deroxat 20 mg, Athymil 10 mg - par jour). Il m'a juré que c'était très peu.
Comme toi : le pharmacien n'a pas trouvé cela anodin.
Ensuite j'ai regardé sur internet. Il ne m'a pas semblé que la dose était homéopathique, et les effets secondaires font frémir, sans parler des problèmes de sevrage.
Cela m'a mise en colère. Je crois qu'il y a d'autres choses à faire avant, en particulier comprendre que tout vient de l'arrêt du tabac, et de rien d'autre, même si c'est une bonne occasion pour cerner nos faiblesses.
Mais avant tout notre corps doit retrouver un équilibre.
Alors comment peut-on nous conseiller de prendre une autre drogue ?
J'étais vraiment mal. Je voulais mon mec ou ma maman, mais que quelqu'un "pète la gueule" à cette fichue dépression, et m'emmène loin du danger. Mais ils ne sont pas là.
Donc je l'ai fait toute seule. J'ai cassé tous les effets secondaires du sevrage, au lieu de les subir en attendant que ça passe :
- régime sérieux (et un peu sévère il faut dire) pour retrouver ma finesse naturelle (je me sentais lourde): mais attention, pas comme une punition, hein ? Vraiment comme un soin.
- respiration, méditation (je ne "sentais" plus mon corps, comme si j'étais sous l'eau)
- gym
- reprise des distractions (lecture en particulier, je n'y arrivais plus, moi qui ne pouvais m'en passer. Il a fallut que je m'y oblige)
Cela fait une semaine : je me sens vraiment mieux, j'ai réussi à ne pas pleurer (les boîtes d'antidépresseurs sur ma table sont vraiment dissuasives).
J'attaque la deuxième phase, parcequ'il faut profiter immédiatement de ce mieux :
- sortir de mon trou, sans afficher mon âme en peine, mais au contraire un grand sourire et une forme olympique. Bref arrêter de me plaindre.
- je me suis réinscrite au club de gym, et je fait des cours collectifs, au lieu de pratiquer toute seule (je suis très individualiste, mais par moment, il faut profiter de la synergie du groupe)
- je continue à frapper la depression au sol (mes profs d'art martiaux me l'ont toujours dit : "toujours frapper un homme à terre"). Alors je la surveille du coin de l'oeil, et je taperai dessus jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Pour cela toutes les lectures "psy" et autre pensée positive sont bonnes à prendre.
Voilà donc mon expérience.
Je ne sais pas si elle t'aidera.
Je crois que l'on décide toujours selon son caractère.
Si tu hésites encore, pourquoi ne pas prendre un autre avis médical ?
(En fait c'est le deal que j'ai passé avec moi-même : si ma méthode echoue, je vais voir un spécialiste cette fois, psychiatre ou tabacologue).
Il y a toujours une solution.
Bon courage.