Bonjour à tous, heureuse de vous retrouver.Après un mois et demi d’un sevrage facile, trop facile si j’en juge par mes précédentes tentatives, je viens de partir quelques jours en vacances et de payer la rançon de ce départ en roue libre : j’ignore pourquoi quand je me trouve dans ce pays royannais que j’affectionne si particulièrement, où je retrouve mes parents et le plaisir de les dorloter un peu à mon tour au soir de leur existence, je me retrouve en situation de fragilité maximale vis-à-vis de notre ennemie commune. Toujours est-il que c’est souvent dans ces circonstances-là, débarrassé du stress professionnel et de tous les tracas de ma vie de banlieusarde, que j’ai rechuté lamentablement. Ajoutez à cela que l’homme de ma vie s’est contenté cette fois de cesser de fumer à la maison mais s’en grillait régulièrement quelques-unes les jours ouvrables, il a bien entendu tenu les deux jours qui correspondent au week-end avant de craquer dès le lundi, et là, sous mes yeux, la maison étant trop petite pour que la terrasse ne soit visible de l’intérieur. J’ai revécu pendant ces dix jours la tentation de tous les instants, l’obsession quotidienne d’en rallumer une, juste une… toutes choses qui avaient complètement disparu et très rapidement de ma tête ces dernières semaines. J’aurais bien aimé vous dire avec une certaine crânerie que j’avais héroïquement résisté à cette tentation, mais malheureusement, un soir où le dieu du poker ne m’était vraiment pas favorable dans l’atmosphère enfumée du casino de Royan, je n’ai pas su résister à la mal-barrée qui me faisait de l’œil dans le paquet de mon chéri. Curieusement, de retour à Paris, je n’en ai plus envie et les relents de tabac me dégoûtent et m’écoeurent à nouveau. Que faire ? Ne plus partir en vacances ? Divorcer ? Cesser d’aller enrichir Lucien Barrière (il y a un espace non-fumeurs désormais au casino de Royan : vide !). Je pense avoir déjà un peu amorcé un début de solution : dès les prochaines vacances, nous aurons un accès internet dans notre home charentais, ce qui m’évitera d’être privée de vous aussi longtemps (de toutes façons, je n’aurais jamais tenu cet été…).
Autre souci : un de mes plus grands plaisirs est de faire de longues ballades à pieds le long de la mer et les près de 30 kilos que j’ai accumulés à chaque sevrage depuis bientôt trois ans m’ont cette fois sérieusement obligée à les raccourcir pour cause de douleurs insupportables au dos et aux jambes. Moralité : la croisade contre les kilos est ouverte, la dernière fois que j’avais endossé l’armure, j’en avais abattu 15, il s’agit là de doubler le score, c’est sans doute un travail de très longue haleine dans lequel je me lance...
Noëlle