Bonjour Rousselande,J'ai été très sensible à ton post, et aux réponses que t'ont faites nos camarades.
Je comprends parfaitement ce que tu vis, et l'obsession de son poids.
Notre Dragon a très bien parlé de l'image de soi, vu de l'intérieur, et Garp aussi, vu de l'extérieur.
J'ajouterai ma propre expérience : l'arrêt du tabac m'avait donné l'impression de perdre un "lien" avec mon corps, qui me paraissait étranger, et dont je ne comprenais plus les informations. Tout était indéchiffrable, du toucher à la faim, l'envie de dormir, etc... je ne ressentais plus rien "pareil", et j'avais l'impression d'habiter dans un autre corps, et j'étais perdue, dégoûtée aussi de cette enveloppe qui ne m'appartenais plus.
Ca revient doucement, en même temps je me "reconnais", ou je me "redécouvre", je ne sais comment dire.
Toute cette confusion est évidemment à la fois signe et générateur de déprime, aussi ton idée d'un psy n'est pas bête du tout. Même pour quelques séances, cela va sûrement t'aider à démêler tout cela, et à passer ce cap.
Je crois que le véritable danger n'est pas de refumer, mais de détruire son image de soi, ou au moins sa confiance en soi.
Et pour conclure, mon point de vue sur la remise à zero du compteur : dans la vie, on ne remet jamais, et même quand on le voudrait on ne peut jamais remettre, un compteur à zéro.
Alors pourquoi veux-tu remettre celui-ci à zéro ? Est-ce que le marcheur revient à son point de départ à chaque fois qu'il trébuche ou se repose ? Est-ce que l'étudiant reprend ses études au début à chaque mauvaise note ?
Tu peux aussi utiliser l'image de la bataille perdue, pas la guerre... enfin tout autre métaphore qui te conviendra.
Toujours est-il que les efforts que tu as fournis jusqu'ici sont capitalisés. Il te reste par contre des choses à affronter, auxquelles tu ne t'attendais peut-être pas. Nous sommes beaucoup à nous être trouvés face à ce problème.
L'arrêt du tabac, c'est parfois l'arbre qui cache la forêt.
Personnellement, je trouve cela dur, mais enrichissant. Et autant visiter cette forêt maintenant que dans 10 ans : ce qui est fait n'est plus à faire.
Voilà, j'ai été longue, ça devient une habitude, ça finira par être un défaut !
Il me reste à t'envoyer plein d'encouragements, et de rayons de soleil (y en a aujourd'hui chez moi !). Je suis certaine que tu vas t'en sortir brillamment !

Petitours.