Je snob pas...
J'émet des snifs et des snifs alors un autre pour vous, un d'il y a un moment déjà
mais qui revient... Parfois, comme une ancienne blessure par temps de pluie...
Soho Blues
Ses costumes vivent dans des housses,
Il sert le tube and the tube squeezes him, tous les matins.
Il casse la journée chez un marchand de Café
Il mange Italien dans des néons bleus,
A deux pas du China Town. Et pourtant…
Ses costumes vivent dans des housses
Il laisse les choses accumuler.
Il oublie parfois de manger, jamais de boire ni de fumer.
Il regarde beaucoup la télé, avec l’attention du pêcheur.
Intérieure et fascinée,
en mangeant à contre coeur, un oeuf brouillé.
Il fait la vaisselle et il va se coucher.
Merde, il a oublie la litière des extremistes…
Et pourtant…
Il existe, l’autre qui est le grand frère, l’Ours modèle, un peu têtu.
Mais il n’arpente pas la nuit les trottoirs luisants de Soho,
Il se lève tôt pour couper les ronces et scier le bois de l’hivers.
Il ne regarde pas sur son visage, les sculptures de l’Automne.
A raison d’1 visite par jour,
25 jours par mois en moyenne
Combien faut-t’il faire de kilomètres dans la neige,
pour frapper à toutes les cabanes au Canada ?
Il soupire,
Il fait la vaisselle et il va se coucher.
Merde, le portable…
Et pourtant,
Il vit à Londres, Il a rencontré “Steven” et “Tom”,
Il fait du Cinéma,
Hier il était à Rome,
Demain il sera à Lilles.
Il possède les murs de sa chambre,
Il a planté des héliothropes et tout un tas de tulipes…
Il a sa soeur, sa famille et ses copains et ses amis et ses clients et ses factures…
Il a les deux extremes de chats, et bien sur Hector-Nestor-César le Magnifique, un superbe poisson rouge, cannibal confirmé.
Et pourtant.
Quand il dort, il fronce les sourcils, il parle seul dans la nuit,
Parfois il prend une grande bouffée d’air et ça l’étourdit un peu.
Il a toujours l’impression de jouer à cache-cache avec la vie.
Rarement avec la mort. Tous les spartiates ont besoin d’un renard.
C’est bien connu. Pour se sentir vivre. Alors c’est quoi ?
C’était bientôt un an. Le goufre, l’abîme, la chute, la tombe.
Guernica dans la tête.
Et pourtant, il a peint la chambre en jaune ; Il a vidé les armoires ; Il a carressé les choses avant de les mettre au placard ; Il a enrobé dans les journaux de juin, les Moorcrofts, the Crested Ware
Il a foncé tête baissée, en pensant à La Noiraude.
Et avant, on n’y pense pas…
On y arrivera.
Et pourtant.