Tiens bon Mamie accro! accroches-toi!Ca me ferait mal que tu craques puisque je te suis à quelques pas derrière, plus décidé que jamais à faire sa fête au tabac, depuis une semaine que je connais ce forum.
J'en suis à ma troisième tentative en 10 ans et j'ai craqué chaque fois, mais j'étais seul et sans stratégie. D'ailleurs chaque fois que j'ai fumé dans ma vie j'ai été seul! Trahissant même les plus chers pour aller m'en griller en douce. Quand je pense aux fumoirs des théâtres, Quoi de plus seuls au monde que
Je croyais sincèrement qu'il suffisait de se sevrer avec des gommes ou autres et, sur le plan psychique quelques compensensations (tiens, comme la bise "mamie tu sens bon", par exemple). En fait, non, il faut grandir en même temps et se découvrir une vie sans tabac. Pour dépasser le manque, il faut renverser le plaisir, et que chaque cigarette non fumée soit une vrai satisfaction. J'ai découvert avec le forum à quel point c'était complexe, et variable d'une personne à l'autre.
Du coup, j'ai essayé de comprendre "mon problème tabac", un peu comme un problème de couple. Qu'est-ce que j'aime dans la clope, quelle forme prend mon plaisir, qu'est-ce qui me dégoûte le plus en elle aussi, etc... Bon, on tous d'accord pour le divorce, mais .... bonjour le manque.
Grâce à vous tous, pour la première fois, j'ai une stratégie.
Si ça peut inspirer d'autres personnes, la voilà en deux mots:
J'ai éprouvé le besoin de visualiser le mal que le tabac me faisait (les mots me suffisaient pas). Un bocal transparent dans lequel j'ai vidé mes DERNIERS cendriers, emballage compris, et même pastilles de nicorette !
Il me suffit de regarder ce bocal, le joli paquet vert menthol que ce goudron qui m'a pompé la vie depuis l'âge de 16ans.
Dans les grands moments de manque, j'ouvre et je renifle: RADICAL!
Dans un autre bocal de même taille et tout aussi transparent, je dépose l'argent du tabac (500 yens par jour), et quand j'ai une très grosse envie d'en acheter, je rajoute des pièces.
J'ai choisi ce moyen car j'étais assez sensible à l'argument économique, n'ayant ni rentes ni pensions, avec l'âge... même les plus imprévoyants comme moi finessent par s'inquitér, non ?
Bref Mamie accro, peut importe le moyen, il faut le sentir, on a plus le droit de pas se connaître maintenant, mettons tous les atous de notre côté c'est pour la bonne cause, et on pourra en être fiers,
Cette fois j'ai vraiment envie... d'être MOI et de m'estimer un peu
On en est tous là, hein?
Bisous
René