Bonjour Carole,Pour ce qui est de Thar, il est reparti à zéro une fois ses trois mois accomplis si j'ai bien compris, pour cause de fiestas répétées et il se remet aux patchs depuis quelques jours.
Je voulais te dire un truc : personnellement, au cours de mes nombreux "plantages", je n'ai jamais réussi à me maintenir à une consommation limitée. Je pense que tu te fais doublement souffrir : parce que quand on refume, on n'est jamais fier de soi et il est difficile de ne pas se traîner une culpabilité idiote et destructrice. et en plus, tu entretiens un état de manque bien plus dur que de ne pas fumer du tout en donnant "sa dose" quelques fois dans la journée, mais pas suffisamment quand même.
Pourquoi n'essaies-tu pas de te laisser rechuter vraiment, d'aller jusqu'au bout des désagréments que tu trouves à fumer et décider d'une nouvelle date pour t'arrêter, comme tu l'as fait la première fois ? Il me semble que pour l'instant, tu ne sais plus vraiment pourquoi tu veux arrêter et tu entretiens l'illusion de "après tout, si je n'en fumais que quelques-unes par jour, ça ne serait pas grave".
Quant au mari qui fume, j'ai le même à la maison (enfin sur le balcon, parce que moi aussi, je l'ai fichu dehors
) et cela m'aide bien, finalement, après m'avoir beaucoup agacée :
1°) Au bout des trois mois fatidiques, le moral en a pris un sérieux coup et il valait mieux qu'il ne soit pas dans le même état au même moment 
2°) Ca me donne une cause supplémentaire pour ne pas craquer puisque le but est qu'on arrête tous les deux, donc, je me dois de lui donner l'exemple que c'est possible. Je milite un peu, pas trop pour ne pas l'agacer et qu'il ne s'arrête surtout pas pour me faire plaisir mais quand lui sera prêt (par contre, Spyro et son homme ne l'ont pas épargné l'autre jour, mais ça ne fait pas le même effet que si c'était venu de moi : je crois qu'il a beaucoup plus écouté leurs arguments que les miens
)
Fais-toi aider, vas voir ton médecin ou un tabacologue (d'accord, la consultation la plus proche est à Saintes
), chose que je n'ai pas faite et qui m'a valu trois ans pour arrêter vraiment, trois ans de culpabilité et de stress, trois ans à ne pas savoir où j'en étais et à me faire regarder du coin de l'oeil "arrêtera, arrêtera pas ?", trois ans de compromis foireux qui m'ont fait beaucoup souffrir.
Bon courage.