Mais quelle nuit mes amis !!! Quelle nuit !!!Je vous arrête tout de suite : NON Lolo ne m'a pas sauté dessus ! NON John n'a pas fait le singe en grimpant sur le toit du mobil-home ! NON Phil n'a pas dansé le sirtaki en string !
Je ne sais pas si vous avez déjà dormi dans un mobil-home, mais c'est quand même un peu folklo. Moi, personnellement, c'était la première fois que je vivais une telle expérience. Pourtant j'étais initialement confiant, lorsque Claire avait juré tous ses grands dieux que c'était un camping extra, recommandé par ses amis etc etc… En fait un mobil-home c'est une structure fragile, faite essentiellement de tôles. Bâti sur un châssis à 2 roues, ça tremble et ça craque de partout. C'est certain : JAMAIS je ne partirai en camping avec Rocco et Ulla mes deux voisins qui passent leur temps à s'envoyer en l'air.
A ce propos, j'ouvre une parenthèse. Pendant que nous étions à Lyon, eux étaient sur l'île de Ré avec une bande de copains. Ben les copains n'ont pas arrêté de gueuler parce que Rocco et Ulla faisaient trop de bruit pendant la nuit. Comme quoi ! Y a pas que moi qui le dit. Je referme de ce pas la parenthèse.
Phil a eu une nuit agitée. Il n'a pas arrêté de se lever pour aller aux toilettes. Et là d'dans, quand y en a un qui se lève, tout le monde en profite. Ça couine, ça bouge, ça grince, ça tremble… Couchés vers 5 h du mat' si ce n'est pas plus tard, notre sommeil a donc été des plus légers. Sauf pour Lolo qui, prévoyant, avait pris soin d'enfiler ses boules Quiès. J'ai été réveillé plusieurs fois et, à 10h, Phil a commencé à toquer à la porte de notre chambre pour nous réveiller alors que nous avions mis notre réveil une demi-heure plus tard.
Quand j'ai mal dormi, je suis d'une humeur exécrable. Et les mots salaces de Loïc au réveil n'ont pas eu d'autre effet que de me mettre dans une humeur encore plus exécrable. Je soupçonne cet espèce de sadique d'en avoir rajouté pour me mettre encore plus en boule. Pour la peine, il n'a pas eu son bisou du matin (ouais parce que si vous dormez avec Loïc faut lui faire un bisou le matin !).
Pendant que John et Lolo ont été prendre leur café Chez Ginette (cf. épisode d'hier) et que Phil se faisait dorer la pilule au soleil, j'en ai profité pour prendre ma douche et faire la conchita pour cleaner le mobil-home avant de rendre les clés. Petit détail en passant : 4 mecs dans un mobil-home, ça laisse des poils partout !!!
Nous nous sommes retrouvés chez Claire où Gé avait passé la nuit. Tout ce que je sais de leur nuit, c'est que Gé s'est levée à 9h00 pour aller faire pipi mais que comme Claire ronflait encore, elle a été se recoucher (voui parce que quand Claire a bu, elle ronfle !).
Faisant fi du petit déjeuner, nous sommes tout de suite passé à l'apéro (quand je disais que ce n'était pas la peine de prendre des brioches pour le p'tit déj ! Mais évidemment comme Claire l'a décidé… A VOS ORDRES MON GENERAL !!!
) (je mets un
sinon elle va s'énerver en lisant ça !).
Claire et moi, prévoyants que nous sommes, avons préféré faire les comptes avant que tout le monde ne soit ivre mort. Ce qui fut fait en deux temps trois mouvements, ma longue expérience de colocation m'ayant enseigné une certaine dextérité dans ce domaine (arf j'ai les chevilles qui gonflent là).
Pendant que nous prenions notre apéro, Lolo en a profité pour nous exhiber son mythique slip rouge. Et là : grosse déception !!! Il n'est pas rouge du tout mais bordeaux – limite vinasse qui a mal tourné. Toutefois, John n'a pas pu s'empêcher d'être en pâmoison devant ce slip (de toute façon John dès qu'il s'agit de lingerie – masculine ou féminine – il a l'œil qui frise immédiatement !). Et si vous me croyez pas, ben y a des photos qui le prouvent !
Sur ces entrefaits, Zaza, Zozo et Xavier nous ont rejoint tandis que Claire préparait son taboulé. Je vous rappelle que pour le taboulé, je m'étais effacé car Claire prétendait que sa recette était meilleure que la mienne. Ben j'ai pas été convaincu… Si j'en crois ce que nous avons mangé, Claire a une conception somme toute minimaliste de la cuisine. Remarquez sa recette est très simple et ne demande pas une grande expérience culinaire : vous mettez un paquet entier de semoule, vous pressez 2 citrons (pas trop parce qu'il faut que le taboulé soit sec), vous découpez 2 tomates (pas trop parce qu'il faut que les convives puissent chercher patiemment les morceaux de tomates dans leur assiette) et vous arrosez d'huile d'olive aromatisée à l'ail…
Entre temps, j'ai sorti le punch qui a redonné des couleurs à nos joues palottes qui en avaient bien besoin après la petite nuit que nous venions de passer.
Claire a sorti son barbecue et nous nous sommes aperçus que personne ici n'était expert en barbecue. Phil l'a allumé, Claire a déposé la viande dessus, moi je me suis chargé de le surveiller et Xavier a pris la relève de l'ensemble des opérations. Finalement nous ne nous en sommes pas trop mal sorti, sauf que les escalopes de poulet étaient un peu chèches . Mais Claire a tout de suite précisé qu'elle aurait dû les faire mariner et qu'elle a oublié et que d'habitude c'était pas comme ça et que d'ordinaire les gens aimaient bien ses barbecue etc etc…
Comme nous sommes des gens polis, nous avons tous mangé le taboulé de Claire. J'en ai repéré un(e) qui s'est bouché le nez en l'avalant mais comme je ne suis pas cafteur, je ne dirai pas qui.
Claire, sentant qu'elle venait de plomber l'ambiance avec son taboulé, s'est poliment excusée en racontant qu'elle l'avait raté et que d'habitude c'était pas comme ça et que d'ordinaire les gens aimaient bien son taboulé etc etc…
Puis soudainement tout a changé : le ciel s'est couvert, les esprits ont commencé à s'embrumer. Nous venions de réaliser que le week-end allait prendre fin dans quelques petites heures. Comme si les dieux du temps voulaient nous rappeler à l'ordre, ils ont fait pleuvoir sur le Beaujolais, nous forçant à tout débarrasser et à préparer nos bagages.
Nous avons dit adieu à la maison de Claire et sommes partis en procession de voitures à la gare de Lyon (la gare de la ville de Lyon qu'est à Lyon parce que la gare de Lyon de la ville de Paris est à Paris).
Le premier à partir fut John. Nous sommes allés lui faire coucou sur le quai. Bourré qu'il était, il en a oublié de s'acheter un sandwich et a dû faire ses 5h30 de trajet avec l'affreux goût du taboulé de Claire dans la bouche. LOL
Puis ça a été Lolo. Lolo n'a pas eu les honneurs de la BAN sur le quai car de méchants contrôleurs en ont interdit l'accès, plan vigie-pirates oblige.
Enfin, les parigots (Zozo et moi) sont montés dans leur TGV. Des adieux émouvants. Tellement émouvants que j'ai même oublié de baiser Claire avant de partir (baiser au sens de faire la bise hein !).
Phil prit son train à 19h00. Isabelle, Xavier et les enfants reprirent le chemin de leur maison. Claire et Gé partirent de leur côté la mort dans l'âme.
Ainsi s'est achevé ce Banouiquende. Et par là-même ainsi s'achèvent aussi cette nouvelle (courte) salve de chroniques. Mouais… y a comme un p'tit goût de trop vite achevé non ?!?
Arf allez, je vais prolonger mon plaisir en me remémorant demain certains détails que j'ai oubliés. Et pis quand on relit le passé, il faut en tirer certaines conclusions et certaines leçons de vie…
Donc suite et fin demain…

Thar