Bonjour à tous,je suis tout d'abord extremement surpris par ce forum, je ne pensais pas trouver quelque chose d'aussi sympathique sur un problème qui l'est beaucoup moins.
En quelques mots, j'ai 26 ans, je fume depuis mes 18 ans, avec une consommation de 10 à 20 clopes roulées/j et pas mal de pétards les premières années.
l'arret du tabac m'a toujours semblé evident chez les autres, pour moi, je ne le concevais pas, il m'était tout simplemnt impossible de me passer de clope pendant 24h, prenons l'exemple du dimanche sans clopes, je me fesais les vieux cendriers pour recuperer les megots et me faire ma clope "d'occaz".
Je trouvais ça pathetique et ma lucidité par rapport à mon addiction m'a souvent poussé à faire des promesses d'arret, mais rien, je n'ai jamais pu les tenir. Le pire c'est quand j'en parlais autour de moi : "bon là aujourd'hui je vais pas fumer ou je tente de réduire",je me mettais une telle obligation de résultat que j'en avait des angoisses ! et j'ai toujours échoué, j'ai du faire au mieux 13/14h d'abstinence !
Je me sentais vraiment faible face à la clope, un veritable esclave.
Aujourd'hui j'ai réussi à battre mes 14h d'abstinence : 9jours 14h 45mn
Comment j'ai pu faire un truc pareil ? je sais pas trop en fait, peut etre un concours de circonstance, j'ai profité d'un départ en vacance dimanche dernier, départ tot le matin, aucune clope dans le véhicule pas de tabac ouvert le dimanche, je m'étais piégé, et pis de toute façon, fallait que je tente au moins une fois les 24h sans clope,
et le dimanche est passé, et en me reveillant le lundi matin, je me suis dit : 1 jour, je n'étais pas mort.
et chaque matin depuis, je compte les jours, je suis super fier de moi parce que je me suis découvert de la volonté là ou je pensais etre le plus faible, bon c'est sur c'est loin d'etre simple, la moindre odeur de clope qui arrive à mes narrines me semble divine, tous mes amis sont fumeurs, il y a la reprise du boulot, mais globalement ça va, pas de sautes d'humeur, j'essaye de rester zen et de controler mes pics d'envie.
Qu'est ce que je peux bien tirer comme leçon de tout ça ?
je crois que ce qui m'a fait peur dans l'arret du tabac est plus l'absence de tous mes moments privilégiés avec ma clope que le manque physique de nicotine mais c'était inconscient.
mes précédents "arrets", ponctués de sueures froides et d'angoisse étaient simplement l'expression mentale de la peur de perdre toutes mes habitudes de fumeur.
et c'est vrai que ça destabilise de ne plus avoir ses habitudes, mais en contre partie, je vis une véritable aventure !
courage à tous !
nico