Marco X (VNI) (49 messages)
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10-07-04, 23:29 (GMT)
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15. "RE: impressionnée" |
Hello... On ne peut que se poser la question de savoir si au bout de x années, certains mécanismes de pensée plus anciens ne reviendraient pas à la surface pour nous convaincre par exemple de reprendre le tabac. Je pense que c'est en réalité ce qui arrive à tous les fumeurs qui reprennent alors qu'ils ne sont plus dépendants,ni physiquement ni psychologiquement. Les belles demonstrations qui visaient à enterrer cette clope ont disparues pour re laisser la place dans nos esprits à la belle image de la cigarette fumée après un bon repas au bord de la plage devant un coucher de soleil ... chacun se construira l'image qu'il prefere, mais c'est vrai !Je dirais que si on se contente de lire le bouquin, d'en subir l'influence parceque AC nous martelle ses arguments, l'arrêt est voué à l'echec. S'il faut faire un effort de mémoire pour retrouver les objections indispensables à chaque fois qu'on a envie de fumer, c'est voué à l'echec car comme tu le dis, rien n'est fait en profondeur et le naturel ( qui ne l'est pas à la base ne l'oublions pas) revient au galop ! Je disais que le "naturel" qui ne l'est pas à la base car c'est vrai qu'on est pas né avec une clope au bec ! Un fumeur est empreint de milliers de facteurs qui favorisent son adiction. Comme le dit Allen Carr, on a subit un vrai lavage de cerveau. Tout d'abord sur l'image positive de la cigarette que les medias ont véhiculé pendant super longtemps, limage glamour de la cigarette véhiculée par le monde du cinéma ou de la musique, des arts en général, en opposition à l'image coincée du reste du monde qui ne fume pas...et puis le fameux facteur socialisant aussi évoqué par AC notamment dans les années 50 à 70. Tout ça déjà, on l'a vu, vécu et entendu avant même de l'avoir inhalée pour la première fois. C'est vrai, on a pas encore fumé une fois que on trouve ça super depuis des années.. bref apres il ya notre vie avec notre copine la cigarette. Il ya notre vécu, tout au long duquel on dit sans cesse à notre cerveau que c'est bon de fumer (a chaque bouffée inhalée de nos milliers de cigarettes fumées), que c'est cool et que ce serait trop balèze d'arreter, malgré les dangers. On se repete a chaque bouffée inhalée que c'est un formidable soutien la cigarette et ce, en toutes circonstances !! Alors c'est pas la simple influence d'un bouquin de 202 pages qui va nous arreter !! En effet toute la différence est là je crois ! entre le mot influence et le mot appropriation totale ! L'un menera à l'echec et l'autre à la réussite. Je disais l'autre jour à quelqu'un qu'on etait pas des machines qui pouvaient faire un truc rien qu'en se répétant de faire un truc. On peut le faire, mais juste un temps.. La méthode coué.. A un moment donné on se dit mais, apres tout... et pourquoi ne ferais je pas comme ça hein ? Et pourquoi je me ferais pas plaisir à en refumer une, vue que ca fait deja x temps que je fume plus, hein ? ne serait ce que pour me récompenser ...Là on est bien en présence d'une personne qui a subis l'influence, suite au bourrage de crane et puis x temps apres, il ne reste plus grand chose. Le seul moyen de suivre une ligne de conduite est d'etre profondement convaincu au point de s'approprier naturellement un systeme de pensée. Les évidences Allen Carr doivent devenir en nous comme : un relfexe naturel, un etat permanent, un peu comme une idéologie profondement encrée en nous, tout comme un bord politique. On est de gauche, on est de gauche, je veux dire on va pas virer à droite comme ça sur un coup de tete. Et ce bord politique que l'on a adopté, il est basé sur tout un echafaudage de reflexions qui nous sont propres. Qui nous appartienent. Pour se faire, pour avoir à ce point adopté pour soit les evidences citées par AC dans son livre, il faut en avoir fait un minimim un sujet de reflexion personnel et non pas l'avoir simplement lu pour en subir l'influence. Pour moi la différence est là. A plus
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