Rien à faire du tout
J’m’envoie en l’air et ça c’est super,
Folie légère, c’est fou ! Elles étaient un peu niok niok les paroles de cette chanson quand même… Mais, finalement, elles résument assez bien les vacances que j’ai passées à Montpellier en juillet, et que je m’en vais vous raconter de ce pas…
Samedi 10 juillet
J’arrive à Montpellier où Loïc d’Atoute (je précise parce qu’à un moment donné, il y a un autre Loïc qui va intervenir et là va falloir suivre…) Loïc d’Atoute, disais-je donc, m’attend à la gare. Je découvre son futur ex-appart qui se trouve dans un quartier très sympatoche que je ne connaissais pas. Je fais également la connaissance de Lulu et Galopin qui ne sont pas ses voisins de pallier (je ne sais d’ailleurs pas comment ils s’appellent) mais ses chats.
Il sort l’apéro et me sers un whisky coca au coca light sous prétexte que je ressemble à une baleine. Pauvre de lui ! Il ne savait pas que je n’aimais pas le Light (l’aspartame ça me file limite la gerbe). Et puis franchement pour tous ceux ou celles qui prennent un whisky coca light, c’est quand même un peu de l’hypocrisie car c’est comme si on coupait de l’Evian avec de la Vittel. Calories pour calories autant en profiter !
Après être passé à table (Lolo est un adepte de la salade de tomates : il ne jure que par ça !), nous décidons de sortir prendre un verre. J’élabore moult stratégies pour faire une méga surprise à Claire quand elle arrivera dans 10 jours (elle me croit à Paris, persuadée que je ne peux pas venir à Montpellier).
Direction Palavas-les-Flots où se trouvent, sous les arènes, une des boîtes les plus sympas de Montpellier : Le Maxximum. C’est une boîte gay et, comme dans presque toutes les boîtes gay, on s’y amuse comme des folles ! Petite parenthèse aux lecteurs hétéros qui n’auraient pas suivi mon post sur Atoute en vacances : n’hésitez pas à aller vous marrer en boîte homo, les filles ne sont pas aussi coincées que vous et adorent venir s’amuser avec nous. Vous avez tout à gagner : la concurrence avec les autres mecs est réduite, les gays sont des gens charmants et polis qui ne vous sauteront pas dessus, la musique est géniale… QUE DES AVANTAGES !!! Et puis pour nous ça fait vachement plaisir de voir des vrais mâles s’amuser !
Loïc et moi, nous nous mettons minables. Loïc plus que moi d’ailleurs. Lui qui est plutôt d’un naturel discret, se met à s’agiter au milieu de la piste en faisant des grands mouvements. Il finit par aller draguer un ptit blackos et à le galocher, tandis que moi, raide comme la justice, je compte les points sans parvenir à draguer !
Au retour, j’ai très peur quand Loïc insiste pour conduire. Moi qui pensais que les routes allant des plages au centre ville étaient très droites, j’ai dû revoir mon jugement tellement la voiture slalomait !!!
Dimanche 11 juillet
Journée beurk : faut se remettre de la cuite de la veille. Loïc m’emmène cuver aux Aresquiers, une plage natu. J’essaie de dormir pendant que Loïc ne cesse de papoter. Il a apporté son joli parasol à rayures bleues et blanches mais il ne s’en est pas servi. L’eau est glaciale à cause de la tramontane. Dommage !
En rentrant, je prends possession de l’appartement que j’ai loué pour une semaine… C’est la misère de chez misère. Certes, je ne paie pas cher et il est situé dans un splendide hôtel particulier du centre ville, mais quand même… C’est crade de chez crade, ça pue, y a aucun meuble, pas un miroir au mur… Y a des cafards…. Quand on tire la chasse d’eau, ça fait un immense geyser qui déborde et asperge presque jusqu’au lavabo… A côté les geôles de Midnight Express c’est du 5 étoiles grand luxe ! Ca me fait déprimer un max, en plus y a mon David qui ne m’appelle pas… Y a un super vis-à-vis avec un gros black qui n’arrête pas de me mater en se foutant ouvertement de ma gueule… Vite vite vite, dormir pour récupérer et pour oublier cette soirée.
Lundi 12 juillet
Au lever, je prends une grande décision : aujourd’hui j’essaie de cleaner l’appartement à fond (j’ai d’ailleurs appris que la fille qui m’avait loué cet appart, qu’elle venait d’acheter et qu’elle n’avait pas vu, a mis 4 jours pour le nettoyer de fond en comble). Balades et courses dans Montpellier.
Soirée pépère où je retrouve ma potesse Joun de la coinche (un site de jeux en réseau que je fréquente souvent le soir). On s’achète une bouteille de sky, une bouteille de Coca (c’est super top car il y a une épicerie de nuit qui fait une promo : une bouteille de whisky + une bouteille de Coca de 2 l à 16€). Et nous voilà t’y pas qu’on part se refaire le monde pendant toute la nuit. Je lui montre mes photos érotiques sur le net. Elle en profite pour appeler une copine pour qu’elle voit ça ! Ben d’ici là que, bientôt, tout Montpellier connaisse ma quéquette…
On décide que nous aurons des enfants ensemble : elle ça l’arrange et moi aussi ! On trouve même le prénom de nos futurs enfants : Chmeu pour le garçon et Snouf pour la fille. Le problème c’est qu’elle veut bien me filer ses ovules mais qu’elle ne veut pas être enceinte… va y avoir un blème là ! Et je parle même pas de la conception !!!
A 8 heures du mat’, les bouteilles sont vidées… En rentrant à mon appart’, j’en profite pour draguer un ptit gars. Hop ! Un ptit plan baise avant de se coucher : y a rien de tel pour passer une bonne nuit !!!
Mardi 13 juillet
Vu l’heure à laquelle je suis rentré, j’ai passé ma journée au lit à cuver.
En fin de journée, alors que je n’ai toujours strictement rien fait de constructif de ma journée, je me prépare pour accueillir Rocco (mon voisin parisien) qui vient me rejoindre avec un pote à lui pour passer quelques jours avec moi.
En l’attendant, je m’aperçois que c’est la teuf à Montpellier. Ils ont bloqué tout le centre ville pour laisser passer un défilé… de majorettes !!! Je savais même plus que ça existait ce truc-là ! Loin de correspondre à l’image que j’en avais, les majorettes ne sont plus les petites filles innocentes de mon enfance… Ce sont de vraies salopes maintenant !!! Laissez-moi vous expliquer… Moyenne d’âge : 17-25 ans (ok y a aussi des vieilles de 30 ans… hein Claire !). Tenue : du cuir, du noir et du rouge. Maquillage : les yeux bien surlignés de noir et du rouge à lèvre bien rouge (quand on connaît la signification du rouge à lèvres… hum hum…). Le bâton : électronique avec des lumières futuristes de toutes les couleurs ou avec du feu au niveau des boules (un peu comme moi quoi !). La fanfare : ça, ça n’a pas trop changé… ils jouent des trucs toujours aussi ringue et ne se sont pas encore mis à la techno-house. Y a eu comme ça plusieurs troupeaux de majorettes qui sont passés sous mon nez pendant que j’attendais Rocco.
Rocco arrive. Il est accompagné de son sbire que je nommerai Grincheux pour l’occasion. Ils prennent possession de l’appart’ en hallucinant de la pauvreté du logement que je leur ai dégotté. C’est surtout grincheux qui n’en revient pas du truc. Il regrette déjà presque d’avoir parcouru tant de kilomètres pour trouver ça. Rocco, lui, fidèle à lui-même, est tout content : il trouve ça fun d’être à Montpellier (il ne connaissait pas).
La soirée se passe tranquillou. Petit dîner dans un resto pas top bon. Direction les plages pour aller au Zen, un bar-restaurant-boîte situé au bord de la mer. Y a pas trop de monde et c’est rempli de pétasses de 30-40 ans, à la peau toute fripée par le soleil, qui s’agitent les fesses sur des musiques commerciales à la mode. Comme Grincheux s’ennuie et semble être fatigué (soit dit en passant moi aussi vu ma nuit précédente), on s’en va rapido après 2 verres en prenant soin de passer devant La Dune, la boîte mythique de La Grande-Crotte. Y a tellement la queue devant que l’on se dit que ça doit être top et qu’il faudra revenir (si on avait su…).
On rentre calmement se coucher. Rocco me fait une démonstration de son super matelas pneumatique électrique (en fait c’est un matelas 2 personnes qui se gonfle en appuyant sur un bouton que sa mère a acheté au télé-achat – c’est pratique mais encombrant et lourd !).
Nous ne savons pas alors que nous allons passer notre nuit la plus paisible du séjour…
Et comme il ne faut pas trop en dire à la fois, vous aurez la suite au prochain numéro…
Dans les épisodes à suivre, vous apprendrez :
- Comment je me suis réveillé un beau matin à Frontignan chez le plus beau mec de la terre sans savoir ce que je faisais ici ;
- Comment assurer à une soirée mousse ;
- Comment picoler en boîte sans payer ;
- Comment je n’ai pas fait de jet-ski ;
- Comment Claire a perdu sa tong en pleine soirée dans la boîte la plus branchouille de Montpellier…
A bientôt !!!