Kikoooooooo à tous,Hier je vous avais promis de vous faire part de mes réflexions sur le sujet, suite à quelques dérapages - pour le moment contrôlés - de la part de certains de mes comparses d'Atoute. Les voici...
Pour ceux qui ne me connaissent pas, j'ai arrêté le 1er janvier 2004 en même temps que mon voisin Rocco et que sa copine Ulla. Eux deux sont retombés très rapidement, tandis que j'ai tenu 3 mois. Je sors beaucoup et les soirées ont finalement eu raison de ma volonté.
Depuis 8 semaines, Rocco s'est réarrêté de fumer. Il s'est mis à sortir vraiment beaucoup et, malgré tout, il n'a jamais retouché une clope (à part 1 ou 2 pétards je crois).
Fort de nos expériences respectives et face à ma question "Mais comment fait-il ?", nous en avons discuté ensemble et voici mes conclusions... (En fait, Zoette était sur la bonne voie hier... Bravo ma Zozo !!!)
Contrairement à ce que je pensais au moment d'arrêter de fumer, les cigarettes les plus dures à oublier n'ont pas été celles que je pensais.
Bêtement, j'imaginais que j'aurais du mal à me passer :
- Des cigarettes après le repas ;
- De la première cigarette le matin au réveil ;
- Des cigarettes que je fume en travaillant (je suis rédacteur et je ne peux quasiment écrire que la clope au bec) ;
- Des cigarettes après l'amour ;
- Des cigarettes au volant.
Au contraire, certaines cigarettes - que je croyais faciles à zapper - m'ont paru très difficiles à oublier et il m'a fallu lutter pour m'en passer.
- Les cigarettes que je fume après un achat en magasin (ouais je sais c'est zarbi mais j'ai découvert que j'étais accro de celles-là) ;
- Les cigarettes sociales (avec mes collègues de bureau, mes amis, mes amants, des inconnus...) ;
- Et bien sûr les cigarettes associées à l'alcool et aux sorties (en temps que fumeur j'arrive très bien à m'en passer, mais en temps que non fumeur c'était l'enfer !).
Pour les deux premiers types de cigarettes, j'ai finalement réussi à m'en passer. Ce n'a pas été aussi facile que les autres et il m'a fallu peut-être un bon mois pour y parvenir. En revanche, les cigarettes de soirées : queud, que tchi, niet ! Impossible de lutter contre.
J'avais développé 2 théories à l'époque. La première consistait à dire que ce n'était pas grave et qu'un ou deux craquage par-ci par-là, toujours dans les mêmes circonstances, permettaient de ne pas vivre l'arrêt de la clope comme une frustration.
La deuxième était de de dire qu'en cas de rechute (et à l'avenir pour moi), il vaudrait mieux éviter les soirées et l'alcool au moins pendant les 3 à 6 premiers mois de mon arrêt, histoire de bien consolider les choses.
Aujourd'hui force m'est de constater que je me suis trompé...
Peut-on se permettre quelques petits craquages de temps en temps ?
NON. En tout cas pour les fumeurs compulsifs comme moi. Je ne connais finalement que très peu de gens qui pourraient se le permettre. L'expérience montre que peut-être 99% des rechutes sont d'abord dus à des petits craquages ponctuels et occasionnels (ce qui ne veut pas dire que 99% des gens qui ont craqué de temps en temps ont repris la clope de plus belle ! Mais le pourcentage doit être quand même assez élevé).
Comme pour toutes les autres clopes, il faut que nous parvenions à lutter contre et à trouver des subterfuges dans ces occasions : chewing-gum, sexe, yoga, braille Papayou de Carlos, se mettre à pleurer sa mère, sauter à la corde...
Même si les adeptes d'Alan Carr diront qu'il ne vaut mieux pas remplacer un addict par un autre, certains sont plus meurtiers que d'autres...
Doit-on éviter les soirées et l'alcool ?
NON. Pour les 2 autres types de cigarettes dont j'avais du mal à me passer, j'ai affronté la situation avec courage. La répétition successive de ces situations m'avais permis d'oublier que je pouvais avoir envie de cigarettes dans ces occasions. On se recrée une habitude.
En psychiatrie, et notamment pour les cas d'angoisse et de phobie, on déconseille ce phénomène d'évitement (c'est le terme technique pour dire qu'un sujet fuit une situation, un lieu ou un objet, source de ses problèmes, et qu'il ne parvient pas à gérer).
L'exemple de mon voisin le prouve : il n'est jamais autant sorti que depuis qu'il a arrêté de fumer et, si au départ ça a été difficile, aujourd'hui il maîtrise parfaitement la situation. Et Dieu sait s'il picole le Rocco !!!
Les soirées sont finalement des situations comme toutes les autres. Plutôt que de les éviter, il faut les multiplier jusqu'à ce que le réflexe clope ne soit plus qu'un mauvais souvenir. Profitons de notre volonté et notre motivation des premières semaines pour le faire. Profitons aussi des patchs des premiers mois pour se faciliter la tache.
Limitons aussi l'alcool qui diminue vachement notre vigilance. Un bon conseil : A chaque verre d'alcool que vous commandez, demandez derrière un verre d'eau. L'eau vous permettra :
- d'être moins ivre (donc plus de vigilance) ;
- de ne pas vous déhydrater (donc pas de gueule de bois le lendemain) ;
- de moins consommer (donc de moins dépenser d'argent) ;
- d'absorber moins de calories et de mieux éliminer (donc de moins grossir).
Voili, voilou mes conclusions.
Pour ma part, j'attends de revenir à mon poids normal avant de reprendre l'arrêtage de la clope. Parti de 79 kg en avril au moment de l'arrêt (mon poids normal étant de 66-68 kg), je suis redescendu à 71-72 kg. Plus que 3-4 kg à perdre et je me repatche !
A ce propos, dernière erreur à ne pas commettre (erreur que j'avais commise) : même si vous avez l'impression de pouvoir vous passer de patchs facilement, conservez-les pendant 3 mois. Ils sont une béquille non négligeables pour certaines situations...
Bon courage à tous !