C'est la deuxième fois que je m'arrête sans rien. La première fois, le sevrage a duré plus d'un an.
Mon père lui a aussi arrêté sans rien, toujours en sevrage depuis une dizaine d'année.
Je ne trouve pas que ce soient les envies apparentes des premiers mois qui sont les plus difficiles, je trouve qu'on les éteint relativement facilement en changeant d'activité (bon, moi je suis devenu assez maplpoli, quand je me fais chier, je me casse rapidos)ou juste en étant patient. Les jours plus durs que les autres, c'est important de se forcer à faire quelque chose même si on n'a pas trop envie : piscine, les courses, ciné, etc... Perso, c'est la suite que je trouve plus difficile (et là je pense que nos amis des substituts rejoignent notre chemin).
La première fois je n'ai pas consulté, ou plus exactement pas été aidé par un médecin, j'ai traîné une dépression sérieuse pendant des mois. Cette fois je suis parti armé de lexomil que je consomme régulièrement à petites doses depuis ce premier sevrage. Depuis le début de ce deuxième sevrage (10 juillet), je n'ai pas encore éprouvé le besoin d'augementer mes doses usuelles, mais je suis vigilant, et prêt à sauter chez mon médecin dès que je sentirais les prémices d'une défaillance psychologique.
Je pense qu'il est indispensable de se faire aider car l'arrêt du tabac (pour un "bon" consommateur de longue date) est une rupture importante dans la vie, il y a des trucs qui changent, et sans au minimum un "regard" extérieur, on risque de subir ce changement avec des dégats irréversibles :
j'en connais qui sont devenus limite fous (des complètement déjantés hyperactifs, des obsessionnels, bornés, etc..). Je vois mon père qui compense de façon inquiétante sur la nourriture et l'alcool (sans parler du caractère)d'autant plus facilement que ses potes tombent un par un.
Bref, il faut te surveiller et ne pas hésiter à réclamer une aide médicale si des troubles de la personnalités apparaissent de façon récurrente. Quant aux 2 ou 3 premiers mois, les envies sont pénibles, mais c'est le moment d'identifier les causes des besoins et de trouver d'autres moyens d'y remédier :
Bon par exemple, clairement, moi il y a l'ennui et les contrariétés. J'essaye donc de réduire au maximum les périodes d'ennui (finalement assez fréquentes dans une journée normale
), et pour les contrariété, en, dehors du sport ou des activités captivantes, quand les angoisses sont opiniâtres,je n'hésite pas à prendre mon 1/4 de lexomil.
Voilà, s'arrêter sans substitut c'est possible (et même à mon avis plutôt facile), c'est le combat qui suit derrière qui peut être plus difficile, avec ou sans substitut.
Une dernière chose que j'ai tiré de mon expérience : reprendre ne sert a rien! Tous les problèmes entrevus et réveillés par l'arrêt du tabac restent actifs après la reprise du tabac, autant continuer le combat jusqu'au bout donc