11 décembre, deux mois sans clopes.
Pas mal...
Malheureusement, j'ai une envie, une impression qui date d'il y a plusieurs années, lors d'une précedente tentative d'arrêt. J'ai le souvenir que ces chewingums à la nicotine sont super bons.
Et vous dites tous que les substitus, ont peut en user, en abuser pour se désintoxiquer.
Je raconte ça à un de mes amis fumeurs qui me dit avoir un reste de ce truc chez lui, et ne voilà t-il pas qu'il me ramène sa plaquette restante le lendemain.
Mon mari me prévient : "tu n'en n'as pas besoin.... C'est une erreur...Ne touche plus à tout ça..."
Et pourtant, j'ai plongé à 2 mains dans la plaquette, me trouvant de vraies excuses.
en y allant jusqu'à la nausée, me disant que c'est juste, qu'il faut s'en rendre malade pour s'en dégouter
16 décembre, 5 jours plus tard... Plaquette vide.
Ho ho...
Je refuse d'aller en acheter, je connais le pharmacien et pas envie de me sentir obligée de lui donner des excuses, j'en n'ai pas.
Et là, je ressens physiquement tous les symptomes du manque des fumeurs. Creux dans l'estomac, énervement, stress... je me fache sur les enfants, pour pas grand chose...honte sur moi
Je vis ce qu'Allen Carr expliquait; le petit monstre crie famine. Gros avantage, il ne reveille pas le grand monstre, celui du cerveau. Celui-là est KO, je l'ai assassiné. Ma motivation est toujours présente. Je n'ai pas envie d'une cigarette, mais d'une nicorette.
Je me suis réintoxiquée à la nicotine... toute seule, bêtement.
Je regarde les fumeurs, ils ne me font pas envie, j'ai pitié de leur état.
Non, je ne recommencerais pas à fumer 
On est le 20 décembre...
Le petit monstre semble mort, cette fois. Je pense qu'il plutôt qu'il hiberne. Il me faut rester sur mes gardes.
C'est une petite tache sur ma route de non-fumeur. Il ne faut pas que j'oublie, la nicotine même en pastilles ne m'a rien apporté.
C'est un leurre, cette substance.
En esperant que mes aventures puissent servir à d'autres.
Bischa, qui continue sa route, malgré les embûches.