Bonjour Sophie,Le livre agit sur 2 points :
1. explication vulgarisée des mécanismes qui nous font croire être "puissamment" dépendant.
2. la forme pour passer le message est importante (et perçue comme redondante) et aide "l'inconscient" à sauter le pas (pour les psychologues, 1000 pardons de sortir les termes de leur contexte). Pour celà, il faut, si possible, une lecture continue et non pas par brides.
Que ce soit par bride ou en continu, notre raison interprête pareillement le message.
Par contre, le niveau émotionnel n'est pas "touché" de la même façon selon le type de lecture (c'est alors effectivement une forme de manipulation... comme peut l'être la publicité et les tournures de phrases des spécialistes de la communication).
Mais un livre ne vous remplacera jamais (et heureusement...).
C'est donc un travail personnel, durant lequel il vous faut "positiver" (euh oui, je galvaude).
L'entre-aide est encore mieux SI tous les participants s'influencent positivement au lieu de s'apitoyer sur son propre sort ou sur celui des autres.
Il vous faut de la compréhension, de la compassion (par vous-même d'abord, par les autres ensuite) mais certainement pas de la pitié (de soi-même d'abord, encore moins celle des autres).
Si vous l'avez lu, êtes restée intègre (normalement, il ne liquifie pas le cerveau
), relisez-le ensemble avec votre amie (ce livre ou un autre, du moment que le message reste positif).
Pour maintenant écrire sur mon expérience, j'étais en plein sevrage via l'auriculothérapie pour arrêter ; le praticien m'avait dit que les aiguilles (3) tomberont lorsque le corps n'en aurait plus besoin.
4ème jour = 1 aiguille tombe et j'angoisse (est-elle bien tombée par ce qu'il est temps où est-ce un accident ? vais-je tenir ? il faut que je tienne... mon esprit restait centré sur la cigarette par le truchement de son substitut).
6ème jour = 2nde aiguille ; angoisses plus pire (ah bon ? c'est grammaticalement incorrect ?).
J'ai passé un après-midi à lire (re-fumé 2 cigarettes lorsque j'ai à peine commencé à discerner le "lisez pendant la lecture" du début... j'attendais un prétexte pour re-fumer ; dégueulasse bien-sûr et j'avais honte - surtout que ma femme m'a vu et était déçu que je reprenne même si elle ne m'a pas jugé).
Peu avant la fin du livre, j'ai senti que pour moi la cigarette est finie.
Quand les prémices de l'envie arrivaient, j'identifiais le "manque" comme le "petit monstre" décrit dans le livre, lui répétais -en m'étant de l'allégresse dans mes propos pensés- qu'il mourrait et donc que moi je vis. Et il n'insistait pas.
Voilà, mais celà n'engage que moi.
Maintenant, surtout en période de tensions, un ch'tit souvenir resurgi comme quoi cela pourrait me calmer... et puis celà disparaît encore plus vite que celà est venu parce que je sais -et me le rappelle si nécessaire- qu'un homme n'a pas besoin de celà pour gérer son quotidien.
Je me répète, mais l'état d'esprit est primordial.
Celà me fut facile... à moi qui, lors d'une période particulièrement difficile de ma vie, en était amené à chercher les mégots jusque dans la rue pour tirer quelques lattes ; à récupérer les fonds de cendriers pour s'en faire à peu près "fumable" ; et puis bien sûr, à quémander à autrui une cigarette par ci, une autre par là (avec la honte au ventre et une extrême politesse pour, en fin de compte, "faire passer la pilule" et retrouver un chouilla de dignité).
On dit que la foi déplace des montagnes ; sans aller jusqu'à parler de foi, soyez simplement convaincue de votre force intérieure, ne doutez plus de vous ; la nicotine ne peut rien contre vous.
Je vous souhaite une vie enrichissante, Sophie ; à vous, ainsi qu'à tous ceux qui liront ce post.