Mardi 20 juilletVOUS ALLEZ ENFIN CONNAITRE L’HISTOIRE DE LA GODASSE DE CLAIRE !
Vu la fréquence avec laquelle je vous raconte mes vacances, je pense qu’un petit résumé du précédent épisode s’impose…
RESUME : Après une soirée karaoké (ça y est ! j’ai retrouvé c’est du Mylène Farmer que j’avais chanté), je me retrouve avec Lolo, ma copine la Bougresse et un autre mec, chez un ami d’ami. Après avoir demandé où étaient les toilettes, je me retrouve dans la chambre à coucher de notre hôte qui me saute dessus. Sans savoir ce que devenaient les autres, je me suis endormi là. Et au petit matin…
Au petit matin, au réveil, je me retrouve donc avec mon lover d’une nuit à mes côtés.
- « Où sont les autres ? » lui demande-je, avec une voix des plus caverneuses, pleine de relents de whisky et de cigarettes (ah la la ! le romantisme les lendemains de cuite !!! ça vaut son pesant d’or !).
- « La Bougresse est partie quand on s’est couché et ton pote est avec le mien dans la chambre d’à côté… »
Là, je suis sur le cul ! Le Lolo n’a pas perdu le nord et s’est acoquiné avec le pote de mon lover pendant que nous nous envoyions en l’air. Il me racontera plus tard qu’il a un peu violé le mec mais que celui-ci n’était pas effarouché alors Lolo en a profité pour le tripoter toute la nuit… Pour un peu et tout ce petit monde finissait dans une vaste sauterie, digne des films de Falcone !
Mais c’est pas ça le pire ! Le pire c’est que la mère de mon lover a débarqué chez son fils pendant que nous dormions tous, découvrant 4 paires de fesses nues vautrées, dans les chambres de l’appartement… Elle s’est éclipsée discrètement puis est revenue alors que nous prenions notre petit déjeuner.
La vision qu’elle a dû avoir de nous devait être apocalyptique ! Imaginez-vous nous 4, des valises énormes sous les yeux, regardant comme de vieilles vaches le fond de nos verres de jus d’orange, avec un ou deux poils encore coincés entre les dents… Trop la honte comme vision ! Heureusement que je ne connais pas cette femme et que je ne la reverrai plus jamais de ma vie !
Mon lover nous ramène ensuite en centre ville. Il conduit comme un dingue. Je m’accroche comme je peux à tout ce qui dépasse dans la voiture histoire de ne pas me retrouver cul par dessus tête. C’est qu’en plus ça me foutrait presque la gerbe !!!
Je pars comater comme une limace à mon appart’ et ne fais plus rien de la journée. Demain faut être en forme : y a Claire qui se radine (non non lisez pas Claire est radine !)
Mercredi 21 juillet
Après une bonne nuit de sommeil, bien réparatrice après tant d’émotions, je me prépare à aller accueillir Claire qui a eu l’idée saugrenue d’arrivée de bon matin. Quand on sait à quel point, je ne suis pas matinal, j’espère qu’elle me sera éternellement reconnaissant d’être venu la chercher à midi !
J’ai mis au point une stratégie avec Lolo. Jusqu’à présent Claire ignore que je suis à Montpellier. Elle me croit je ne sais plus où et n’a eu de cesse de me rappeler au téléphone comme c’était décidément dommage que je ne sois pas là, mais que c’était pas grave, et qu’elle s’amuserait quand même avec Lolo. Malgré 2 ou 3 gaffes que j’ai faites, elle n’y a vu que du feu…
Lolo va la chercher à la gare. Il l’amène chez lui sans rien lui dire. Moi, je suis à 20 mètres derrière eux, prêt à intervenir au moment opportun. Et le moment opportun arrive…
Alors que Lolo montre à Claire une jolie placette, située à côté de chez lui, il lui dit :
- « T’as vu comme elle est mignonne cette place ? »
Claire regarde la place sans broncher, ni s’extasier… En fait, un peu comme une vache qui regarde passer un train… (mémorisez bien la métaphore, je vais m’en resservir dans un instant…).
C’est à ce moment là que je décide d’intervenir. Arrivant au niveau de Claire, je la bouscule en disant, avec une voix de caillera :
- « Yo, oh ouais, t’as téma comme elle est belle la place ».
Claire, forcément, se retourne et là… Comment vous dire ? C’est un peu comme si vous faisiez entrer quelqu’un dans la 4e dimension, au moment où il s’y attend le moins. Le regard de Claire, s’est subitement vidé de tout sens. Sa mâchoire inférieure est tombée, laissant béer une bouche grande ouverte. Son visage reflétait mille interrogations. Au-dessus de sa tête, on pouvait presque lire des pensées qui devaient défiler à 100 à l’heure.
Ca devait être du genre :
-« Euh… Moi Claire… Lyon… Montpellier… Lui Loïc… Luc pas là… Pourtant là… Moi c’est comment déjà ?… Ah oui Zoette… Euh non Claire… Sac à dos… Sac à main… Me rassembler… Surtout me rassembler… Moi pas conne… LSD ? Cocaïne ? Shit ? Non… Juste Doliprane ce matin… Absence d’éléphants roses mais présence de Luc… ».
Je vous jure, ça vous fout super les boules de voir ça ! Vous ne savez pas si vous allez devoir appeler le SAMU dans 30 secondes ou si vous allez vous prendre une tarte dans la gueule.
Et puis soudain, son visage se ranime. Elle finit par me reconnaître et essaie de comprendre ce que je fous là. On lui explique tout puis nous partons déjeuner chez Lolo, qui nous a préparé pour la nième fois du séjour sa fameuse salade de tomate.
Dorénavant tous les deux sont associés pour moi à un plat : Claire au taboulé et Lolo à la salade de tomates.
En arrivant chez Lolo, Claire est très inquiète de savoir si on peut fumer ou pas. Comme Lolo est un mec sympa, il l’autorise à fumer. Nous décrétons que c’est quand même mieux d’aller fumer à la fenêtre, ça puera moins dans l’appart’ et ça gênera moins Lolo et sa marmaille.
L’apéro est de rigueur.
Lolo et moi décidons d’inciter Claire à venir ce soir à la soirée mousse hebdomadaire de la Villa Rouge. Elle n’a pas l’air franchement très partante mais se dit prête à tenter l’expérience. Comme c’est une gonzesse, elle s’inquiète aussitôt de la tenue qu’elle va bien pouvoir mettre. Je la rassure en lui disant qu’il n’y a pas de dress code particulier, que de toutes façons on s’en fout vu qu’on sera tous trempés et que le plus important ce sont les pompes car j’ai réussi à niquer les miennes la semaine d’avant. Et là, Claire prend une décision qui sera lourde de conséquences plus tard dans la soirée : elle choisit de prendre des savates…
Avant d’aller à la soirée mousse, je décide d’organiser un ptit apéro dînatoire chez moi (il paraît que, de nos jours, c’est super à la mode ça les apéros dînatoires !).
Sont invités et présents : Ma potesse Joun et 2 copines à elle, Fanny dite la chaudasse qui arrive de Nîmes, sa copine dite la Deblon (parce qu’elle est blonde), mon pote Azalée, mon Loïc à moi, le Lolo d’Atoute et la Claire.
Est absente ma potesse La Bougresse qui doit se larguer son mec ce soir.
Mon Loïc à moi se met torse nu, montrant un torse impeccable, bronzé et piercé… Moi quand je vois ça, ça me rend dingue, je me dis que je suis au paradis. Evidemment le Lolo d’Atoute n’en perd pas une miette et se met à brancher grave mon Loïc. Claire se fâche avec tout le monde : elle agresse Joun (jalousie, jalousie…) qui, je vous le rappelle, est la mère de mes futurs enfants. Puis, elle se met à avoir une altercation grave avec Fanny la chaudasse. Tout ça parce que Fanny vient de Nîmes et qu’au foot Nîmes et Lyon… ben y a une équipe qu’est meilleure que l’autre ! Sacrée Claire.
L’alcool coule à flots. Moi je suis bourré comme un coing avant même d’avoir entamé la soirée mousse.
On va demander un tire-bouchon à la voisine du dessous qui s’avère être très sympa, contrairement à la voisine d’à côté qui s’avère être très conne : elle débarque en effet à 23h en me disant d’arrêter ce raffut tout de suite, que c’est inadmissible et qu’il y a des gens qui bossent le lendemain à 5 heures du mat’. T’AS QU’A ALLER T’ACHETER DES BOULES QUIES POUFIASSE !!!
Grand départ pour tout le monde pour la soirée mousse de la Villa. J’ai la méga surprise de tomber sur mon désormais ex, le mec avec qui j’ai passé la nuit de l’avant-veille pendant que Lolo gâtait son pote…
On commande une bouteille et la première vague de mousse arrive. On est tous comme des fous là-dedans. Contrairement à la première fois, je maîtrise beaucoup moins les choses. Déjà torse nu, je n’ai pas de tee-shirt pour isoler mon nez et manque de m’étouffer plus d’une fois. Claire, elle, ne maîtrise rien du tout. En faisant la folle, elle glisse, se ramasse bien la trombine et en profite pour perdre sa savate dans la mousse. Heureusement qu’une main inconnue, mais néanmoins secourable, vient la repêcher, sinon à l’heure qu’il est Claire serait aussi plate qu’une carpette !
Imaginez une piste de 60 m², recouverte de mousse sur 3 mètres de hauteur, avec un max de gens qui dansent à l’intérieur… Et ben, ça ne fait pas peur à Claire ça et elle se met en tête d’aller repêcher sa savate… Vous le croirez si vous voulez : elle l’a retrouvée !!! Enfin, c’est pas elle qui l’a retrouvé parce qu’elle était trop bourrée pas ça mais c’est ma potesse la Deblon qui lui a retrouvée… P’tain quand les mecs font le ménage le lendemain là-dedans, ils doivent retrouver de ces trucs… !
La soirée continue. Moi je suis ivre mort. Je galoche Claire, je galoche Joun, je galoche Claire, je galoche Joun… Je passe de l’une à l’autre sans vergogne et finis par me retrouver perché sur le podium en train de faire ma chaudasse et d’allumer un mec. Ca en fait, je ne m’en rappelle pas, on me l’a raconté après. De la même façon, on m’a raconté que j’ai été conté fleurette à un mec super beau dont je ne me souviens même pas
C’était bien la peine d’y mettre tant d’énergie.
En sortant de la boîte, on met la sono des voitures à fond les ballons et nous continuons à danser. Je finis par rentrer avec mon Loïc à Frontignan. Et de deux !!! J’ai tellement bu que lorsque j’arrive chez lui je vais direct aux toilettes pour me vider les tripes. Est-ce le bruit ou l’alcool ? en tout cas, lui ne tarde pas à en faire autant ! Il enchaîne sur une douche, laissant négligemment (?), la porte de la salle de bains à moitié ouverte. Moi, évidemment, je crève d’envie d’aller, l’air de rien, chercher un truc dans la salle de bains, histoire de profiter du spectacle. Mais respect respect, je ne fais rien. Mon LoÎc ressort de la salle de bains en caleçon large… Ca lui va trop trop bien. Il me sort un album de photos et me montre l’histoire de toute sa vie. PUNAISE ! Le con !!! Il était encore plus beau quand il était jeune… Heureusement que j’ai bu, sinon je crois que j’exploserais comme une cocotte minute tellement ma libido est en train de culminer !
Il se plaint qu’il a mal au dos. Moi, pas con, je lui propose un massage. Le bougre ne dit pas non et me voilà, chevauchant mon Loïc, en train de lui masser le dos, les jambes et les pieds. Visiblement, il prend son pied ! Mais comme je suis un garçon timide, je n’ose pas aller plus loin. Pourtant, il n’arrête pas de me dire qu’il a envie de sexe… Tssssss ces hétéros alors ! Tiens j’aurais dû le sucer comme ça il se serait tourner définitivement vers les mecs… eh eh eh 
Nous nous endormons chacun dans un lit…
Et dire que je le revois certainement dans 15 jours… Aïe aïe aïe… Là je vais pas loupe le coche ! Tiens Lolo (d’Atoute), je te dirai si c’est un bon coup (ouiiiiiiiiiiiiiii parce que figurez-vous qu’après mon départ Lolo d’Atoute s’est mis en tête de draguer mon Loïc !).
Jeudi 22 juillet
Je me réveille chez mon Lolo. Alors lui, il est aussi beau au coucher qu’au réveil !!! Il invite une copine chez lui. Ca va finir comment cette histoire ? En plan à 3 ?
Moi, j’ai une super nausée. J’ai qu’une envie c’est de rentrer chez moi pour comater toute la journée.
Loïc me raccompagne à la gare.
J’attends une demi-heure le train pour Montpellier. Tellement je suis mal que ça me paraît durer une éternité. Dans le train, il fait super chaud. Je crains tomber dans les pommes à tout instant : suis trop déshydraté moi !
J’arrive tant bien que mal chez moi. Je m’allonge et comate le restant de la journée. Ce sera une journée sans Claire. Tant pis !
Le séjour n’est pas terminé…
La prochaine fois vous saurez à quoi Claire s’occupe quand elle est sur la plage.