Barna, tu as l'air de me prendre pour une imbécile avec tes syllogismes boiteux... Là où je voulais en venir, c'est : comment dire où est la cause et où est l'effet? Pas spécifiquement à propos de la schizophrénie, mais en général. Tu peux pener que c'est de la branlette intellectuelle mais je trouve que la question mérite d'être posée quand même. Par le passé, certains ont émis l'hypothèse que ceux qui étaient prédisposés au cancer du poumon étaient aussi prédisposés à fumer et que c'est pour celà qu'il y avait une corrélation entre les deux. C'est faux bien sûr mais certains l'ont dit.
En fait j'ai continué à lire Molimard cette nuit (plutôt feuilleter, pour tromper l'insomnie) et voilà ce qu'il dit à propos des SDF:
"dans un enquête au sein de mon service de l'Hôpital de Nanterre, qui recueille beaucoup des sans domicile fixe de la ville de Paris, c'est à dire des clochards, nous avons trouvé 91% de fumeurs. (...) Se pose alors la question de la poule et de l'oeuf. Ont-ils fumé (et bu) parce que, lorsqu'on est à la rue, un peu de feu et de vin vous réchauffent au réveil dans le froid et l'humidité du petit matin et vous font oublier un peu votre triste condition? Ou bien sont-ils à la rue parce qu'ils ont fumé (et bu)?"
je serais plutôt tenté par cet aspect de l'alternative. lorsque la satisfaction d'une dépendance prend une telle part du revenu, la fragilité sociale devient extrême. Aucune réserve ne permet de faire face aux imprévus. De plus, si un employeur est contraint à une compression de personnel, il est évident qu'il gardera les meilleurs.(...)quand le prix du tabac augmente, la grand dépendant n'arrête pas de fumer. Il commence à rogner sur les vêtements, met un peu moins de viande dans l'assiette des enfants, o ne parle plus de vacances.(...)"
Je trouve ça très bizarre comme raisonnement, personnellement. Encore plus bizarre que mon hypothèse par l'absurde sur la schizophrénie. Mais bon, chacun en pense ce qu'il veut.