Pierre BLEZE (VNI) (28 messages)
|
15-01-05, 12:58 (GMT)
|
|
"quelle motivation pour arrêter le tabac ?" |
Je me suis attêté de fumer le 15 janvier 1980 : c'est le 25ème anniversaire de ce que j'appelle la plus belle victoire que j'ai remportée sur ... moi-même. J'ai démarré très jeune, à l'âge de 13 ans. Et pourtant, je m'étais arrêté le jour où j'ai commencé mon service national, en 1970 (à 24 ans, après mes études): j'ai trouvé tellement dégradant de donner des rations de cigarettes aux appelés (dont je faisais partie) ... En plus, cela avait incité à fumer des jeunes qui, jusque là, n'avaient jamais touché une cigarette de leur vie. En ce qui me concerne, j'avais remplacé la cigarette par du lait concentré sucré en tube. J'avais repris en commençant à travailler en fin 71 : on se donne toujours les bonnes raisons pour s'arrêter et ... pour reprendre. Là, ma secrétaire et des collègues de travail fumaient, cela avait suffi. Mais je m'étais ensuite arrêté 2 ans, suite à une bronchite. J'ai repris, suite au décès d'un camarade de promotion (le plus jeune de ma classe) qui avait eu un accident de voiture. Rentrant tard d'un chantier, il a du s'endormir et s'est encastré sous un camion. Comme je faisais le même travail que lui, j'ai pensé que cela pourrait aussi m'arriver : pourquoi me priver du plaisir de fumer si je risque ma vie au volant ? C'est simpliste comme raisonnement, mais cela avait suffi pour que je reprenne. Je m'étais ensuite arrêté 4 ans, en me donnant toujours une "bonne raison". J'en étais arrivé à fumer mon paquet de "ROYALE MENTHE LONGUE" par jour. Et puis, je me suis senti mal dans ma peau, par rapport à mes sens. J'avais l'impression de tout sentir à travers un voile de tabac, y compris les parfums ; j'ai pris conscience que le goût de ma nourriture avait aussi le goût du tabac. L'aspect de mes doigts n'était guère engageant : les bouts de l'index et du majeur de ma main droite étaient jaunis, et le simple fait de les porter à mes narines me mettait mal à l'aise. C'EST AINSI QUE J'AI ARRÊTE DE FUMER LE 15 JANVIER 1980 : POUR MIEUX PROFITER DES PLAISIRS DE MES SENS, DONC DE MA VIE ET EN PLUS, SANS POLLUER LES AUTRES ! Depuis, je n'ai plus touché au tabac. A chacun de trouver sa propre motivation, le truc pour se sentir mieux au point de déclencher l'envie profonde et la décision de s'arrêter définitivement, même si c'est par dégoût. Il n'y a rien d'universel, puisque nous sommes tous à la fois si proches les uns des autres et pourtant (heureusement) si différents. Même si c'est "mal perçu", je dis souvent à des amies proches que je n'apprécie pas leur "pseudo-libération" par la cigarette et que l'émancipantion intelligente ne consiste pas à agir pour se détruire, même si les autres en ont fait autant ... Pour moi, qui n'ai rien d'un macho, je trouve dommage que la tendance soit inversée pour l'arrêt du tabac : de plus en plus d'hommes s'arrêtent, alors qu'apparemment, de plus en plus de femmes fument. La vraie égalité aboutira-t-elle à l'équilibre des 2 sexes? Après 80, j'ai eu connaissance de tant de décès d'amis (es) de tous âges par cancers de la gorge, du poumon avec les drames que cela provoque dans les familles, sans pour autant provoquer l'arrêt du tabac par les proches ! A ce point, il s'agit réellement d'une dépendance. Si mon expérience peut aider seulement l'un d'entre vous à s'arrêter, j'aurai simplement "gagné mon salaire". Courage !Pierre (adresse: aquonda@tele2.fr)
|
|
Alerte |
Modifier |
Répondre |
Répondre en citant | Retour |
| |