Modifié le 17-01-05 à 17:15 (GMT)une réponse rapide pour te dire que je te conseille vivement de lire "la fume, no smoking" de Molimard.
franchement je suis sûre que ça peut aider. pour faire une synthèse c'est du Allen Carr 6 étoiles et puissance 10 !
sino, voici mon témoignage dans l'espoir qu'il t'aide. tiens le coup et porte toi bien !
"A l'éphémère fantôme."
"On croit que ce sera tte la vie aussi tenace et désagréable... Puis ça s'estompe, les envies existent toujours mais on s'y habitue et les oublie peu à peu... Elles s'espacent dans le temps et frôlent le souvenir...A présent, je n'ai plus de grosses tentations : quelquefois une fugace pulsion mais qui se meurre presque avant d'avoir existé.
La cigarette aura longtemps habité mes jours (ou je cohabitais avec elle ?) mais c'est du passé et elle n'est plus que le souvenir d'un mode de vie, telle une idée qui traverse l'esprit ou un rêve matinal oublié subitement dès qu'on se l'est remémoré !
Alors, même si rien n'est acquis, même si rien n'est gratuit... je me ressource d'un oubli et commence à me reconstruire, me ressaisir, me rassembler."
depuis 3 ou 4 an, je ne fumais plus sereinement et espérais arrêter un beau jour (en entrainant mon fumeur d'époux dans cette aventure). je tentais régulièrement de diminuer ma consommation et y arrivais parfois mais c'était laborieux et pesant.
j'avais cessé 1 fois ou 2 qq heures ou qq jours mais cela paraissait insurmontable : je me souviens même avoir eu lors d'1 matinée "sans" une véritable crise de manque (sueurs, perte des repères, nausées, froid, envie de destruction... j'en passe... comment y font les toxicos ?)
bref, le 23/10/04, juste au moment des augmentations, nous décidâmes (surtout moi) d'arrêter.
j'ai 42 ans bien tassés et fumais plus d'un paquet/jour depuis l'âge de 18 ans à peu près.
mon mari reprit peu à peu en 2/3 jours et moi je luttais contre mes démons en m'aidant de patchs et nicorettes à sucer. j'arrêtais assez vite les patchs (1 mois ?) car je dormais mal mais conservais les nicorettes qui me réussissaient assez bien. l'homéopathie aussi me fut très utile et surtout je crois ces deux derniers permettent d'avoir qq chose dans les poches et dans la bouche.
tout ça était très laborieux : mauvaise humeur récurrente, sentiment d'impuissance, grande tentation (et jalousie ?) en présence d'un fumeur qui pue (mais qui ne fume plus à la maison) et... ce qui devait arriver arriva... un peu avant les fêtes je voulus "prendre une taffe juste pour voir" et je vis à quelle vitesse on replonge dans cette saloperie !
donc arrêt d'un mois 1/2 environ, re-arrêt d'1 semaine vers février ensuite et je croyais encore pouvoir réaliser ce que j'appelle "le rève du fumeur" : conserver 1 ou 2 ou 3 clopes/jour, les meilleures ? (passé ce chiffre on sombre mais chaque clope en appelle une autre plus rapprochée et j'ai à présent la certitude que ce raisonnement est un leurre ridicule, dernier piège de Dame Cotine).
voili voilou, je fumais à nouveau. en culpabilisant bien sur.
tt l'été je me dis que j'allais cessé un jour prochain, et, à l'image de Kevtrip, (moins sereine que lui mais 1000 fois mieux qu'au sevrage précédent) je le fis avec une relative facilité le 26 août. je mis à profit les expériences passées et entrepris ce sevrage comme une bataille et cela me réussit encore bien comme tu le vois.
j'ai fait beaucoup de post depuis dont au moins un à chacun de mes anniv et à l'automne/hiver 2004, je faisais des poèmes sur la cigarette ("poésithérapie").
à présent je me sens plutôt bien, à suivre !
j'espère que tt ça te sera utile ainsi qu'à d'autres défumés.