Bonjour,Je suis nouvelle sur le forum (cela fait exactement 20 jours que je n'ai pas fumé), et j'ai lu attentivement tout ce que j'ai pu trouvé qui serait susceptible de répondre à mes questions et à ma détresse. Et notamment sur la dépression et l'anti-dépresseur "Déroxat".
Le problème est que chacune de ces discussions semble ancienne et "fermé" (on peut lire mais plus écrire). D'où mon nouveau post qui j'espère, ne sera pas supprimé !
Voilà, j'ai 47 ans et je suis fumeuse depuis "toujours" (j'ai commencé au collège). Cela fait des années et particulièrement depuis quelques mois que je me suis préparé à arrêter de fumer : je n'acceptais plus d'être dépendante d'une substance qui est un véritable poison.
J'ai donc arrêté le coeur léger, sous-estimant les effets du manque.
Depuis 2 semaines, je dégringole complètement. D'après ce que je lis, j'ai tous les symptômes de la dépression. J'ai donc vu un médecin il y a quelques jours, qui m'a prescrit des Nico-patch (je croyais naïvement pouvoir m'en passer, suite à la lecture du livre d'Allen Carr "comment en finir définitivement avec la cigarette"). Ce médecin me dit "ne vous inquiétez pas, ça va s'arranger, là vous êtes mal parce que vous avez voulu arrêter brutalement une substance qui est un puissant psychotrope, c'est pour cela que vous pêtez les plombs".
Je suis rassurée sur le moment, je prends ces patchs depuis 4 jours et sur le moment une légère amélioration... Mais NON !!! décidément ça ne va pas du tout, je passe de l'apathie la plus totale aux pleurs incoercibles, aux crises de panique dès que je me retrouve seule (ce qui ne me ressemble pas du tout, j'apprécie ordinairement la solitude), j'en passe et des meilleurs, je vous passe la longue liste de mes symptômes.
Côté dépression : j'ai pris un anti-dépresseur un jour, il y a 2 ans environ, pour d'autres raisons. 3 jours (3 comprimés) qui m'ont conduit.... à l'hôpital, intolérance totale, j'en ignore encore la raison. Cela a commencé par des nausées insupportables (j'ai perdu 5 kilos en une semaine, la nourriture me dégoûtait), des battements de coeur comme si j'avais bu 2 litres de café, une migraine intolérable (j'ai jamais eu aussi mal à la tête), puis... l'impression que beaucoup décrivent sur ce forum : l'impression de "ne plus être soi", d'être à l'ouest, dans un état second extrêmement désagréable. Puis 3ème jour, je me suis sentie partir, et je me suis évanouie (ça ne m'était jamais arrivé de ma vie !). Je me suis réveillé dans une ambulance. A l'hopital, ils n'ont rien trouvé de particulier, ils m'ont laissé sortir le soir même.
Bien entendu, j'ai arrêté tout de suite le Déroxat, mais j'ai mis 15 jours encore à m'en remettre : tous les matins, je me réveillais avec une envie de mourir terrible, et cette conviction que cette fois, je ne m'en sortirai pas. Des accès de folie aussi, et des états limite de l'évanouissement : les pires moments de ma vie je crois. La "vie" ne m'a reprise, même bancale, qu'au bout de 2 semaines... Plus jamais ça !!! une horreur.
MA QUESTION : Je ne veux pas reprendre le tabac, c'est vraiment un poison, je ne veux pas, j'ai réussi à tenir près de 3 semaines, je ne veux pas tout recommencer à zéro. Mais... là j'en peux plus, je suis trop mal, je ne pensais pas en arrêtant de fumer, atteindre le 36ème dessous. Ce qui devait me libérer se révèle un enfer. Je pleure tout le temps, j'ai plus envie de rien, je ne peux plus travailler ni faire les choses les plus simples, je panique.... HELP !!! si je suis intolérante aux anti-dépresseurs, MAIS QUE PUIS-JE FAIRE D'AUTRE POUR M'EN SORTIR ????
Merci de me conseiller.