Bonjour,>Désolée Philippe, vous ne changerez pas ma façon de voir les
>choses, mais merci de votre intervention.
Je le sais bien et c'est pour cela que je n'avais pas réagi à votre message initial. Je comprends tout à fait votre souffrance et je suis moi-même confronté aux mêmes problèmes avec parfois des patients beaucoup plus âgés. Je suis souvent en colère contre ces "réanimations" excessives et désastreuses.
Mais, pour avoir travaillé dans des services d'urgences, je sais aussi combien il est difficile de laisser mourir quelqu'un alors qu'il y a une (petite) chance de le sauver. Même dans un cas comme votre mère, nous avons tous en mémoire des "miracles" et j'ai dans ma clientèle des gens handicapés, mais heureux, qui sont sortis vivants d'histoires pareilles. Ils sont amoindris, mais content d'être encore là pour profiter de ce qu'ils peuvent profiter.
Nous avons parfois le pouvoir de vie ou de mort sur nos patients. Si nous faisons ce métier, c'est parce que nous croyons à la Vie contre la Mort. Mais parfois un peu trop !
 | Philippe, médecin à la campagne |