Merci de votre point de vue.Je ne suis pas trop d'accord avec vous mais sans faire de polémique, j'aimerais donner mon point de vue :
je connais peu de gens qui aiment prendre des médicaments ou qui aiment en abreuver leurs enfants. Je pense qu'en tant que médecin, vous ne voyez que la petite minorité qui fait exception, et que vous généralisez.
Les mamans qui supportent l'inquiétude et attendent que la fièvre tombe... vous ne les voyez pas. Elles n'appellent pas le médecin pour lui dire "ne prescrivez pas d'anti-biotiques".
En ce qui concerne le nomadisme médical, il ne faut pas le reprocher : on ne m'a jamais autant dit "changez de médecin" que sur ce forum !
Je pense que votre opinion est justement faussée parce que vous évoluez dans un milieu de médecins, vous avez des amis médecins, et le cas du médecin "que connaît sa soeur" est rare dans les milieux normaux. Tout le monde n'a pas un médecin dans ses relations.
Je pense que vous généralisez (et c'est compréhensible : vous ne pouvez pas, en un coup de baguette magique, vous mettre dans la peau du citoyen lambda qui a une peur atavique de la médecine.)
C'est comme quand j'ai entendu le ministre râler à cause des abus de congés maladie : j'ai plus souvent entendu des collègues se vanter qu'ils n'avaient jamais pris un jour d'arrêt, que des gens prendre des congés maladie pour rien.
Moi même, j'ai toujours mis beaucoup de fierté à ne pas me faire arrêter. C'était débile, j'ai même posé des congés annuels pour une courte hospitalisation. Vous direz que je suis con ? Peut-être. Mais aussi la pression et la culpabilité qu'on nous colle sur le dos.
Les gens n'ont aucun intêret à se faire prescrire des médicaments. On sait que le corps s'y habitue, qu'à force on réagit moins bien.
Pour le cas de la maman dans votre exemple, le deuxième médecin aurait dû avant tout rassurer cette maman et la déculpabiliser "vous soignez votre enfant très bien".
Comment expliquez vous ma situation :
je dois attendre d'être en forme pour aller voir le médecin.
Si je suis trop mal, j'ai peur de craquer et d'accepter les médicaments qu'il veut me donner "pour me détendre".
Il me tend toujours la perche malgré mes réticences et mon récent sevrage.
La doctoresse d'avant avait simplement insisté durant plusieurs consultations de suite, pour que j'accepte de prendre du tranxène.
Il faut que les médecins arrêtent d'interprêter n'importe comment ce qu'on leur dit. Dès qu'on se plaint, ils prennent ça pour une demande de médicaments.
Je suis persuadée que dans la majorité des cas, cette demande n'est absolument pas formulée.
A vous.
Cécile