Modifié le 29-10-04 à 10:36 (GMT)Nous y voilà, Pandore : je te chante sur tous les tons que ton combat est le combat de tout le monde, qu'il ne faut pas se retrancher derrière la maladie, etc... et tu le comprends dans cette situation là, mais pas dans une autre.
"La maladie, c'est un peu baisser les bras" : bien sûr que oui ! C'est ce que je répête à tout bout de champs. Avoir un diagnostic, invoquer la génétique, la fatalité... ce sont des prétextes pour rester dans l'immobilisme.
Je le sais bien.
Redonner certains exemples ? Vas-y, Pandore, montre l'exemple. On est tous là pour ça : pour se donner l'exemple mutuellement, pour s'encourager à avancer dans le bon sens, vers ce qui construit l'homme et non pas ce qui le détruit.
Emprisonner les gens dans des diagnostics et des protocoles, ça ne construit pas. Laisser à chacun la liberté d'inventer sa propre vie, son propre chemin, ça, ça construit.
Que veux-tu qu'ils fassent, les gosses ? Ils voient toute la génération de leurs parents shootés et indécis, aller de psy en psy, comme si ils cherchaient encore leurs propres parents.
Il faut prendre sa vie à bras le corps, assumer nos responsabilités, nos réussites et nos erreurs. Et les jeunes auront le goût de nous imiter.
Regarde un Gabin, un Ventura... des caractères pas possibles, mais des hommes, des vrais. De ceux qu'on a envie de suivre. Les acteurs d'aujourd'hui, ce sont tous des névrosés craintifs et pas encore sortis de l'adolescence. Tu parles de modèles. Des lopettes, oui.
Bon, je vais essayer de dormir. Ca fait trois heures que je dis ça.
Bon courage Pandore, garde ton psy si c'est un mec bien, mais essaie de guérir, d'apprendre à vivre sans la maladie. Les maladies mentales sont très rares, c'est pas moi qui le dit, tu as la possibilité de ne plus être borderline. Ta personnalité, tu l'as entre les mains, c'est toi qui choisis de la transformer si elle ne te plaît pas. C'est toi qui décides.
Cécile