Bonjour,>Je ne sais pas comment me comporter avec elle.
>Dois-je la préparer à sa fin de vie? Dois-je attendre
>les résultats de la chimio (d'ici trois semaines elle a
>un scanner) et d'ici là faire comme si la guérison
>est possible? Je trouve lourd de porter ça et je
>suis prise entre être professionnelle et être moi-même...
C'est une position intenable. C'est une des raisons qui fait que nous devons être loyal (je parle là des médecins) vis à vis des patients. Il n'y a rien de pire que ces familles ou quelques uns "savent". La communication, comme vous le sentez bien, est impossible. La personne qui "sait" ne peut plus regarder le malade en face, elle se perd dans les mensonges, dans les faux-semblants.
Ce n'est pas à vous de la "préparer". Dans l'histoire, vous n'êtes pas une soignante, mais une belle-fille. Aimez-là, soutenez-là ! Vous avez le droit de pleurer et de montrer votre inquiétude. Vous pouvez toujours l'expliquer par votre peur qu'elle ne supporte pas bien la chimio ou quelque chose dans le genre. Vous pourrez difficilement échapper au mensonge. Ce n'est pas de votre faute !
Faites comme vous le pouvez ! Si vous le souhaitez, prenez contact avec une association de soins palliatifs qui pourra vous indiquer peut-être un psychologue habitué à ce genre de problème (http://www.aspfondatrice.org/acc/edito.asp)
Bon courage !

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Philippe, médecin à la campagne |