Coucou tout le monde
J'ai suivi une formation à l'accompagnement des malades à plusieurs reprises et à différents endroits (en Belgique, en France et en Allemagne).
Déjà cette formation diffère selon le pays, selon la mentalité socio-culturelle ambiente.
De plus, je n'ai pas vraiment appris quelque chose que je ne sache déjà intuitivement à travers mes contacts avec les malades. Je pense en outre, personnellement, qu'une technique, une théorie... est tj. bon à connaître, mais il n'en faut en retenir que la "vision" globale, la philosophie, si vous préférez.
Pour moi, l'accompagnement d'un malade est surtout une question de patiente et amicale écoute "toutes voiles dehors" pour capter qui est la personne que j'ai là devant moi et d'essayer de percevoir ce qu'elle a besoin ici et maintenant.
En tous cas, Cillou, il arrive rarement qu'un malade a besoin d'être "abreuvé" de paroles, pieuses ou pas. Ne rien dire et écouter et donc de loin préférable, surtout si le malade a besoin de se dire, de se plaindre, de sortir ses peurs, ses griefs... Souvent, un petit geste amical et délicat vaut alors bien mieux que de tas de mots...
Naturellement, dés qu'un malade désire parler... de sa maladie, de la mort... (ce qui est un beau témoignage de confiance envers l'accompagnant) alors il ne faut pas se dérober, rester simple, ne répondre qu'aux questions qu'il pose, ne pas aller plus loin qu'il ne voudra aller lui-même... (J'arrête, car, là, je commence à être théorique).
Sinon, je cotoie des bénévoles sans cette formation qui sont parfois plus délicats envers les malades que certains professionnels qui ont suivie la même formation.
En tous cas, félicitations à tout professionnel de la santé, au médecin surtout, qui suit une telle formation. Cela montre son soucie du malade.
Et c'est important ! Car, dans la formation universitaire du médecin, ce côté est un peu laissé dans l'ombre, hélàs.
Donc, félicitations aux docs qui s'ouvrent à cet aspect. Bravo "Café-Santé" !