Bonjour, Docteur,J'ose espérer que l'amniocentèse ne sera jamais obligatoire, déjà que les grossesses sont à mon sens bien trop médicalisées...
Mais cela va avec le refus du risque. On n'accepte plus la part d'aléatoire qui va avec la grossesse, comme si le mystère qui entoure la "fabrication" d'un être humain était insupportable !
J'ai froid dans le dos quand je vois comment certaines femmes subissent examens sur examens, pour un risque - pas forcément une réalité - et qui se font proprement déposséder de leur grossesse. Quid du suivi psychologique de la malheureuse qui a à subir pareils examens ?
Que la médecine fasse des progrès, je suis la première à m'en réjouir, mais finalement, ne devrait-on pas s'imposer des limites à ne pas dépasser ?
De toute façon, même en admettant que l'enfant soit trisomique, on ne peut pas prédire quelle sera son évolution future : lourdement atteint ou simplement en retard ?
Attention, je ne blâme pas les femmes qui font une IMC, je n'ai pas le droit de juger, je ne suis pas dans leur peau, mais finalement ne serait-il pas plus acceptable de prévoir les structures permettant aux handicapés d'avoir une vie somme toute "vivable" à leur échelle ?
Sans cela, tous les examens du monde pour déterminer si un enfant a tel ou tel handicap reviendront à assommer les parents sans leur laisser de choix...
Je ne sais si je me fais bien comprendre, mais j'imagine le calvaire des parents dans l'attente des résultats.
Une copine de mon enfance était sourd-muette, sa maman avait eu la rubéole pendant qu'elle était enceinte. Au-delà du drame que cela représentait - je n'ai plus de nouvelles de la copine en question depuis vingt ans - je me souviens que la petite fille était vive, gaie, qu'elle jouait comme moi, hormis le fait que la communication était un peu différente...
Personnellement, je n'aimerais pas être à la place des médecins qui doivent annoncer un handicap aux parents.