Bonjour Nora,je n'étais pas comme ça au début de ma maladie, j'ai beaucoup changé au fil du temps. D'abord en devenant adulte et aussi en apprenant à vivre avec la maladie. Au début de la maladie, on est tellement submergé par elle que ça me semble quasi impossible d'avoir une attitude positive. Pour réagir comme ça, il faut être stabilisé et accepter ses problèmes.
Il y a queqlues années, je n'avais aucune confiance en moi, c'était désastreux. J'ai encore des problèmes de confiance mais au moins je sais maintenant quels sont mes points forts et mes points faibles. C'est surtout venu en vieillisant, en vivant des choses qui n'ont pas nécessairement de rapport avec la maladie. Ce que m'a montré la maladie, c'est que je pouvais me battre, être forte, alors qu'avant je ne pensais pas du tout être comme ça.
Je suis comme Charly par certains côtés, je me lance dans des choses que je n'aurais jamais osé faire avant, comme téléphoner à un garçon qui me plaît, et même si j'ai eu l'air ridicule, je m'en fiche et j'en ris maintenant, le principal c'est d'essayer sinon on n'a jamais rien. C'est comme ça aussi que j'ai eu mon travail, en venant trouver le chef pour savoir s'il avait eu mon CV. Mais je n'aurais jamais osé faire ce genre de choses à 18 ans.
La maladie fait qu'on en apprend beaucoup sur soi-même et surtout on relativise pas mal de choses!
Votre fils est encore très jeune et je suis sûre qu'il va encore beaucoup évoluer par rapport à la maladie et dans la vie en générale.
Amitiés,
Laurence