BonjourJe visite ce site régulièrement, car les témoignages m'aident dans ma relation sentimentale avec mon compagnon -ayant des troubles assez proches de ceux dont vous souffrez-. Cela, c'était pour me -nous- présenter, car j'écris pour réagir spontanément à ton message.
Je ne peux pas bien sûr répondre à ta dernière question, du moins "médicalement" parlant. Mais- bien que non diagnostiquée shizophrène ou autres troubles repertoriés-, il m'est arrivée assez souvent, dans mes relations professionnelles ou même "amicale", de subir le mëme genre de remarques, sur un ton un peu méprisant à mes yeux: "tu es bizarre, tu vois un psy?".
Et les 2 sont vrais: je suis sans doute bizarre au yeux de certains et je vois un psy. Mais je crois surtout qu'il est assez courant de provoquer ce genre de réactions dans l'entourage, pour de nombreuses personnes trop sensibles, doutant et gérant difficilement la confrontation.C'est ainsi.
Mais celà n'empêche qu'au delà des différences (trop "nerveux", trop "instable" ou trop "ci" , trop "ça" pour d'autres), dès lors qu'on a réussit à accepter ces remarques (un peu comme on dirait à une personne obèse "tu es trop gros, tu devrais voir un nutritionniste") comme renvoyant une image parielle de nous même -qui peut destabiliser ou seulement surprendre l'autre à certains moments- et non comme un jugement de valeur, définitif et irrémédiable, alors on peut gagner la sympathie...Et avoir des relations saines, au-delà des "différences".
Passer comme celui, celle qui a besoin de "voir un psy " pour aller mieu
comme beaucoup de personnes je crois), c'est seulement marquer une difficulté à vivre "facilement", et donc une grande sensibilité. Et ceux en face -pas tous, mais nombreux!- qui ne voient pas les relations qu'en terme de rapport de force savent que des difficultés importantes- qu'elles quelles soient- rendent les personnes qui y sont confrontés plus "profonds" , moins superficiels... ce qui est une trés grande qualité.
A toi, moi, les personnes craignant avant tout d'être étiquettés, d'essayer d'être moins méfiant;
Et sans parler forcément précisément des troubles si tu ne connais pas encore suffisament la personne en face, je pense qu'il est important dans une relation de dire simplement ce qui te rend nerveux, instable. L'autre ne te voie alors plus seulement qu'à travers l' image qu'il s'est faite de toi (ce que l'on fait tous) , mais surtout comme celui qui donne la possibilité de se faire mieux connaitre. Et ça c'est essentiel pour l' apprivoiser -lui qui est méfiant aussi!-...
En trouvant chez toi les qualités humaines , les "différences" sont rapidement relégués au second plan. Il faut donner à l'autre la possibilité de connaitre ces qualités, essayer de ne pas trop rester buté sur une crainte, pour entrer dans la "normalité" (personne ne sait exactement ce qui te rends nerveux, ou instable).
j'ai l'air assez didactique dans mon message, mais sache que je me dis exactement la même chose pour mes relations -sans forcément y arriver...!-
Donc voilà, ton message m'a touchée parce que je m'y retrouve, même si je ne vis pas tes troubles. Cela est sans doute plus complexe pour toi, mais je suis sûre que l'on n'étiquette pas comme ça une personne, les autres sont tout au plus intrigués par certaines réactions... reste à accepter que celles-ci font parties de toi et essayer d'en parler aux autres, auquel cas il n'y a plus "d'anormalité" pour l'extérieur, seulement une singularité!
Bon courage.