Bonjour à tous,Je m’appelle François, j’ai eu 32 ans le 26 janvier. Je demeure à Montréal au Québec.
Il y a environs 1 an et demi j’ai vécu une situation vraiment stressante à mon travail (boulot de technicien dans une station de radio que j’ai depuis quitté). Il m’a semblé que mes collègues conspiraient contre moi et je suis vraiment devenu paranoïaque. À partir de ce moment j’ai sombré dans la psychose. Je me suis mis à voir des messages dans les médias et il m’a semblé que mes amis et ma famille et une multitude de parfaits inconnus que je croisais au cours de mes longues balades s’adonnaient à une expérience psychologique dirigée à mon endroit. Je me suis rendu de ma propre initiative à l’urgence d’un hôpital. Malgré mes idées délirantes mon discours demeurait organisé et j’étais calme. On m’a donné congé au bout de 24 heures sans médication. La première hypothèse des médecins était que je faisais une psychose toxique. J’ai du fumer 2 hectares de mari depuis que j’ai 18 ans…
Je suis retourné deux autres fois à l’urgence pendant cet infernal été 2002. À ma troisième visite j’ai dansé à l’urgence et fait le pitre avec le personnel au point qu’on a du m’attacher à mon lit. De l’urgence je suis passé aux soins intensifs ou j’ai passé environ une semaine. Je suis ensuite passé aux soins réguliers pour une autre semaine.
Cette fois ci le diagnostic est devenu plus inquiétant : Trouble schizophréniforme.
On m’a prescrit 20 mg de Zyprexa par jour. J’ai bien répondu à ce traitement, le délire a disparu et j’ai tranquillement réintégré le marché du travail. J’occupe présentement deux emplois à temps partiel. Le week-end je numérise des journaux pour une compagnie de monitoring média et je viens de commencer un nouvel emploi dans un organisme sans but lucratif qui œuvre pour la réinsertion sociale de gens ayant des troubles mentaux. J’enseigne le traitement de texte.
Il y a 1 mois et demi nous avons essayé de diminuer ma médication. De 10 mg à 7.5 mg pendant 1 mois. Et ensuite 5 mg. Je me suis remis à devenir suspicieux un peu anxieux et je me suis mis à entendre un léger cillement.
J’ai rapporté ces faits hier à mon psychiatre :
Schizophrénie…
Je l’ai assez bien pris… Il n’y a rien de pire que l’inconnu. Au moins maintenant je suis fixé. Je me considère chanceux malgré tout. Mes facultés cognitives ne semblent pas beaucoup affectées. Je me suis inscrit à un cours de français dans un collège peu après mon hospitalisation et j’ai été premier de classe. J’arriver à travailler (à temps partiel pour le moment).
Je vous lis depuis quelque temps et j’ai appris à connaître les « piliers » du forum. Ce site constitue pour moi un oasis et la lecture des messages m’aide à me sentir moins seul.
Je vous salue et vous remercie tout simplement d'être là...