Bonjour Marie-Claire,comment passe-t-on d'une volonté de fer à molassone?
J'ai justement réfléchi sur le sujet dernièrement car ma psy m'a dit que je la déroutais: elle me trouve très forte par certains côtés et très fragile par d'autres.
Je suis en train de lire un livre de Bettheleim sur l'autisme et (je passe les détails) après avoir étudié certains comportements des enfants, il en vient à la conclusion que ces enfants sont tellement sensibles et tellement fragiles qu'ils ont développé des défenses hors du commun.
J'ai l'impression que les choses sont comme ça pour moi aussi, et peut-être pour toi: la plupart du temps je mobilise mon énergie, mes défenses, ma volonté est concentrée sur la lutte contre la maladie, mais parfois c'est trop, les défenses craquent et on se retrouve molassone comme tu dis, c'est la fragilité qui reprend le dessus et la moindre chose est une souffrance extrême, au point que le seule solution valable me semble le suicide. Et puis je reprends des forces. C'est un peu fatiguant dans le sens où je sais que mes défenses vont de nouveau craquer, et que la souffrance va revenir. J'ai eu souvent aussi l'impression de repousser mes limites, mais souvent ça se paye après en souffrance.
C'est mon explication à ta question, je ne sais pas ce que tu en penses?
Amitiés,
Laurence