Bonjour Nora et merci à vous et à vous tous pour les messages en retour du mienPour répondre à votre question… bien entendu, julien est à chaque fois au courant que son psy nous appelle ou vice versa si c'était le cas… il est hors de question de faire les choses dans son dos… cela n'aurait aucun intérêt… nous ne le considérons pas comme un handicapé… ni lui son psy, ni nous … mais ce qu'il y a de formidable, c'est que ce psy fait appel à nous… d'ailleurs, il nous a fixé rendez-vous mardi prochain… et nous serons tous les quatre … je suis rassurée, car nous sommes en face d'un vrai professionnel… et lui nous dira ce qu'il faut et ne faut pas faire… nous avons jusqu'à présent toujours suivi ses conseils et nous entendons bien continuer… il y a eu un gros moment de flottement pour ma part, car souvent, malheureusement, enfin de mes expériences passées avec d'autres psy, nous nous retrouvions mon mari et moi totalement à la déroute… et totalement impuissants en regardant notre fils s'enfoncer chaque jour un peu plus… et j'ai cru quelque temps que nous repartions dans le même flou artisitique… non, ce psy sait ce qu'il fait et ne laisse pas tomber, bien au contraire… Si par exemple son psy nous dit mardi, "ne vous en occupez plus du tout ou votre fils ne veut plus de relations avec vous actuellement… donc silence total… mais moi le psychiatre j'assume et je prends soin de votre fils… et je ne me laisserai pas faire par votre fils…" et bien nous sommes prêts tous les deux, mon mari et moi à rester dans le silence le plus complet… notre seul souhait… qu'il ne soit pas seul, qu'il soit pris en charge et qu'il finisse par se prendre totalement en charge… et pour finir qu'il découvre les beaux côtés de la vie et qu'il vive !!!! Notre fils à son studio…petit mais magnifique, c'est nous qui l'avons acheté et transformé en petit nid douillet, il n'a aucun compte à nous rendre… Voyez-vous Nora…si les psy d'avant ne nous avaient pas abandonnés, jamais nous n'aurions été aussi présents dans la vie de notre fils, mais quand vous vous sentez seuls, c'est terrifiant… quand je parle de grand rayon de soleil, ce n'est pas un mot lancé au hasard… comme je l'ai dit dans d'autres messages, nous ne sommes pas médecins, nous sommes les parents, et nous savons que tout notre amour si grand soit-il ne peut guérir et protéger notre enfant quand il est malade… c'est le rôle du médecin… beaucoup d'entre eux ne possèdent que les diplômes et le nom… depuis toutes ces années j'ai, je crois en matière de psychiatres, tout rencontrer, même des dingues… sauf depuis sa deuxième hospitalisation et depuis ce psy de CMP qui s'assume pleinement et qui a la volonté de guérir notre fils… ou au moins d'améliorer de façon importante sa situation… c'est la première fois… comment vous dire : je respire enfin… si mon fils souffre de schizophrénie, ce qui n'est pas encore établi… cela ne me fait pas peur… la maladie si dure soit-elle ne me fait pas fuir… ce n'est pas une fatalité… et je souhaite que mon fils la combatte comme une ennemie qui vient le prendre par surprise, mais s'il connaît tous les pièges que cette maladie va lui tendre, je reste persuadée qu'il pourra la combattre et la mettre à terre… grâce au médecin qui s'investit, grâce à lui et grâce à l'affection, l'amour que peut lui communiquer sa famille…
Voilà ma chère Nora
Je suis un peu longue, désolée… souvent vos questions semblent porter un jugement… c'est souvent ce que je ressens, et c'est la raison de cette longueur de message, juste tenter de me faire comprendre…
Sympathie Misty