Bon, je vous résume vaguement ma situation, ou plutot mon impasse, mon foirage de vie.Du haut de mes 21 ans j'avais il y a quelques mois encore un emploi stable qui aurait dû etre considéré comme une chance vu mon age et vu mon salaire, une vie assez "normale" meme si j'ai toujours passé des week end assez extrèmes, et des periodes de dépression.
Ceci dit, des périodes de dépression j'en ai depuis une adolescence assez traumatisante.
Mais là ca a été très loin. J'ai commencé à réèlement peter les plombs,et ce que j'ai toujours essayé d'aténuer au maximum à fini par m'exploser à la figure.
J'ai abandonné mon travail, et là je me susi rendue compte que je commencais à avoir de sérieux problèmes avec l'alcool. Mais ca me plaisait, l'ivresse était pour moi une sorte de délivrance, meme si à chaque "cuite" je risquais ma vie stupidement.
Puis mes "crises" sont devenues aussi extrèmement dangereuses. Ce que j'entends par crise, c'est le moment où une voix dans ma tête me pousse à me détruire, tout en me répétant que je suis le pire des personnages existant sur terre.
Je me suis rapidement retrouvéé avec les 2 avant bras totalement laccérés de coups de lame de rasoir. Cette voix ordonnait toujours plus de sang.
Puis, un soirée d'ivresse parmis tant d'autres, je me suis retrouvée chez un ami, qui lui a passé pâs mal d'année en hopital, et a meme recu des electrochocs. Dans un grand moment d'inconscience, je me suis retrouvée dans un piece seule et là jai avalé tous ces médicaments, ce qui m'a vallu, quelques jours après, d'aller aux urgences pour intoxication aux neuroleptiques (hypotonie sevère).
Suite à cela j'ai eu une consultation avec une psychiatre, qui a voulu m'envoyer en hopital psychiatrique. Naturelemnt, j'ai refusé, car il était pour moi hors de question qu'on me "drogue".
J'ai simplement accepté d'etre suivie dans un CMP.
Là on m'a dit que ca n'était absolument pas nécessaire de m'interner, mais qu'il faudrait simplement que je suive un traitement et une psychothérapie, pour lutter contre mes crises d'angoisse, car je ne sortais plus de chez moi, et je refusais toute visite. La psychiatre m'a simplement parler de médicaments, a très peu parler de mon "mal" intérieur, et s'est contentée de s'occuper de mon traitement à coup de Tégrétol.
Paralèllement je voyais une psychologue. Mais plus j'avais de rendez-vous, plus je ne la supportais plus, moins je lui parlais, plus j'avais l'impression qu'elle voulait me pieger, comme tous les autres psychologues qui à mes yeux n'y comprennent rien, et serait plus à leur place en tant que vendeur ou autre.
Donc j'ai tout arrété, devant cette incompréhension et cette "inutilité" que je trouvai navrante.
Aujourd'hui j'ai découvert en me documentant que le tégrétol soigne les troubles bipolaires (ca on ne me l'avais meme pas dit!)...Grace à ce traitement il est vrai que j'ai eu une période où je me sentais bien, voire un peu trop bien, voire meme euphorique, alors j'ai decidé d'arreter le traitement me sentant mieux...
Là je vais à nouveau très mal, ces voix reviennent et je me retord de douleur...et je me dis que dans ces conditiosn retrouver un travail est une tache insurmontable, alors je m'endette, petit à petit.
Peut etre aurais-je du accepter l'hospitalisation...peut -etre devrais-je retourner au cmp...peut etre devrais-je accepter une bonne fois pour toute que je suis "malade" et qu'il y a d'autre facons de vivre que de penser à en finir un jour sur deux, et qu'un jour peut etre ces voix diaboliques peuvent se taire à tout jamais....
je ne sais pas, je ne sais plus...
Ma petite histoire fut longue, mais j'aimerais tant avoir des avis, des témoignages, un peu d'aide...
Merci en tout cas de m'avoir lu jusqu'ici.