Bonjour Dominique,je ne suis pas suceptible au point d'être vexée quand on me dit des choses gentilles!
Comme j'ai dit à Misty, de bons traitement et suivi sont absolument indispensables pour s'en sortir. J'ai galéré pour trouver un bon psy et un bon traitement, tombant sur de mauvaises personnes ou étant prises dans les dysfonctionnements administratifs du sytème de soin en Espagne, mais ça vaut la peine de continuer à chercher, il y a de très bons soignants, il ne faut pas se résigner si on tombe sur des gens avec qui ça ne collent pas.
C'est difficile aussi pour nous de s'exprimer sur ce qu'on vit, ce qu'on a vécu. J'ai un très bon contact avec ma psychiatre, ça fait quasi deux ans que je la voie, mais elle a seulement compris la semaine dernière à quel point j'avais été malade, à quel point j'avais été enfermée dans une logique de mort et de néant, en voyant certains de mes dessins, collages ou textes.
Les problèmes de la psychiatrie, le fait que le contact avec le médecin est primordial et qu'il n'est pas toujours évident, notre difficulté à nous exprimer, tout cela fait qu'il n'ets pas facile de se soigner quand on est schizophrène. Mais on ne peut pas s'en sortir sans, et je crois qu'il ne faut pas relacher le suivi en-dehors des hospitalisations ou quand ça va mieux, car si ça va mieux c'est souvent grâce au suivi. Pour moi, c'est le même principe que pour le traitement, il faut continuer même quand ça va bien, sinon on court à la catastrophe.
Amitiés, et Misty je vous redis bon courage.
Laurence