Bonjour,J'ai trouvé le texte officiel : http://www.nimh.nih.gov/press/prworkaholicmonkey.cfm
D'abord, je voudrais dire que cette découverte porte sur les singes. Pour ce qui est des applications sur les êtres humains, rien ne dit qu'elles consisteront à faire de nous des machines. Au contraire même ! Si j'ai bien compris ( le texte est malheureusement incompréhensible ), l'excès de dopamine ferait que les personnes souffrant de troubles obsessionnels compulsifs travaillent de manière un peu trop mécanique ( dopamine = plaisir de la récompense ; l'excès créerait des ambitions démesurées, d'où le désinvestissement dans le travail, les objectis étant impossibles à atteindre ??? ). De toutes façons, qu'il s'agisse de limiter la production de dopamine ou de l'augmenter, nous avons des difficultés à travailler. Je ne sais pas si nous avons besoin de trouver du plaisir à travailler en prenant mieux en compte la satisfaction que procure ce travail ou au contraire en y accordant moins d'importance ( à cette satisfaction ). Ce que je sais, c'est qu'on a découvert le gène impliqué dans ce phénomène ( dans le rapport travail / récompense ). Et c'est une bonne nouvelle, puisque certains de nos problèmes concernent la motivation ! ( pas la mauvaise volonté )
Imaginer une application sur des personnes saines n'a de sens que si l'on veut les exploiter. Mais sur des malades, je n'y vois rien à redire. Ce qui a été découvert surtout, c'est la localisation d'un gène impliqué dans notre maladie. Et si l'on peut bloquer la production de dopamine, on devrait pouvoir l'augmenter aussi. L'essentiel est de savoir à quel niveau agir. Que l'on ait un excès ou un manque de dopamine ( mais je dirais plutôt un excès ou un manque de motivation, car je crois que nous produisons trop de dopamine ), de toutes façons, il faut réguler tout ça.
Reste à savoir si le traitement de maladie mentales n'est pas un alibi pour produire un nouveau stimulant au travail destiné aux personnes saines ! Quand on sait que la recherche aux Etats-Unis doit toujours être rentable, mais surtout le plus rentable possible, on peut imaginer l'intérêt de commercialiser une molécule qui serait appréciée par tous les chefs d'entreprise ( qui financent la recherche également ). On a bien réussi à nous rendre dépendant de la cigarette. Alors un tel médicament présenté sous la forme d'un stimulant genre Guronsan ou vitamine C...
Felipe.