Bonjour kinder,J'étais célibataire (seul) quand j'ai eu mes bouffées délirantes, je ne peux donc pas dire avec certitude ce qui se serait passé si j'avais été avec quelqu'un. J'essaierai donc à mon modeste niveau de t'aider dans la souffrance que j'ai décelée dans ton message.
Il est certain que l'amour est très important dans les moments difficiles, quels qu'ils soient.
Mais la schizophrénie est, selon moi, un cas à part. Personnellement, je ne vois pas comment la relation entre deux êtres ne peux pas être profondément perturbée dans ce cas là. Le schizophrène est dans son monde, coupé de l'extérieur et du discours rationnel, et donc "hors de portée" de ses proches, fussent-ils très proches sentimentalement parlant.
Il est difficile de dire si le schizophrène est réellement un "autre" quand il est en "crise", il peut avoir l'impression que ses parents veulent le tuer (comme ce fut mon cas), il peut avoir l'impression que sa copine est une envoyée de Satan, ou je ne sais quoi. Les cas sont très différents. Le dialogue, dans ces conditions, peut s'avérer difficile, voire impossible. Arme-toi de patience et dis-toi que c'est le temps qui aidera à trouver une solution. Comme je te l'ai dit dans un autre message, tu peux laisser "passer" quelques mois (un, deux, trois, peut-être plus)pour retrouver celle que tu as aimée et envisager un réel dialogue.
Pour répondre à ta question de manière plus claire (tu l'auras senti, mon point de vue est un peu confus)je pense qu'il est toujours mieux d'être aimé que de ne pas l'être. Quant au fait que l'amour peut aider à "guérir", j'aurais tendance à t'encourager à ne pas trop être optimiste de ce côté là: les déceptions peuvent être brutales et à force de poursuivre des efforts vains, on peut en arriver à douter de son amour.
Je n'ai que deux mots pour t'aider: courage et patience.
A bientôt,
Nicolas.