frederic73 (42 messages)
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10-09-04, 09:44 (GMT)
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"Trois petits textes de moi concernant la schyzophrènie" |
Ma schizophrènie Oui, vous allez dire encore un qui va nous bassiner avec un sujet, qu' il ne connais pas. Il va dire, moi je suis plus "schizo" que les autres... Eh bien non, croyez moi qu'il me faut du courage pour écrire ses quelques lignes et pour avouer à la face du monde que je suis effectivement touché par une maladie qui s'apelle la schizoprénie, depuis l'age de 19 ans, cela à mis six ans avant d'être complétement stabilisé, si je vous en parle seuleument maintenant c'est qu'avec cette maladie, qui ne se guérit pas mais qui se stabilise, il faut toujours prouver à l'autre que l'on est sain d'esprit, alors je pense qu'aprés mon trentième textes sur ce site c'est chose faite, je remercie au passage jacques Janssens qui en a bien parlé dans un de ses textes, c'est un peu grace à lui que j'ai maintenant le courage d'en parler. Alors, je sens venir les "ça explique bien des choses" ; mais non, nom caractére n'a rien à voir avec la maladie. Et croyez bien que c'est un sujet que je maîtrise bien, pour en avoir souffert physiquement et mentalement. Pour vous dire ses quelques mots, c'est que j'arrive vraiment mieux à le vivre, j'ai de l'espoir pour mon avenir, peut être du taf bientôt et entre parenthése pas (j'espère) un taf où on se fait exploiter à donf. Enfin bon, je vois un tunnel , le bout d'un tunnel.Ma schizophrènie (2) Ah oui, je vais essayer de vous faire ressentir, ce que l'on peut devenir quand on est schizophrène, c'est toujours trés dure pour moi, ses retours dans mon passé, ma vie et pourtant je pense que c'est indispensable pour moi. Je resors une pochette sur laquelle est écrite "délire schizo"... Une précision, mais de taille à cette époque j'ignorais encore que j'étais schizophrène et souvent, je me rejettais tous les tords de mon comportement sur moi. C'est un essai dans lequel je raconte ma vie persuadé qu'elle va être de courte durée... Sur une autre feuille il est écrit en gros "PEUREUX". je relis l'essai...Il est assez long, il fait trois copie double, je crois que je l'ai écris quand j'ai commencé à aller mieux... --Je ne peux pas vous le faire lire, vous me prendriez encore pour un fou, mais quelques extraits peut être: {...} Donc, je suis suivi par une psychiatre, gentille d'ailleurs et une psychologue. Cette derniére me faisait des séances de psychologie pendant ses séances, choses, que je ne comprends toujours pas ses yeux se troublaient. Voilà, j'espère ne pas faire de contresens et bien m'exprimer: Elle me fait avec ses yeux des changements de couleurs de pupille ( chose que je n'avais jamais vu auparavant ) Bon me direz vous cela n'est pas bien méchant. Mais voilà aprés plusieurs rendez vous cela perturbe complétement mon psychisme. Et je deviens irracisble, inquiet et certainnement fou car je commence à délirer cela va me durer un an et demi, pour être plus explicite je pourrais prendre comme exemple quelqu'un que l'on hypnotise et que l'on oublie de réveiller : On perd sa conscience... {...} --Cela montre en faite la détresse psychologique dans laquelle on peut être dans cette état, on raisonne toujours, mais des fois on perd des bouts de conscience. Je vais arréter là, car cela me fais mal de relire cela, je vous en reparlerai peut être plus tard. Je range la pochette... Cela me rapelle à quel point on est seul quand on est malade, cela me fait mal au coeur, j'en ai la larme à l'oeil, c'est dure la maladie quand on a entre vingt et vingt cinq ans, ses années sont perdues pour moi, mais cela me rends plus fort maintenant, je suis vivant et pour longtemps encore... Dés fois quand on m'interpelle et l'on me dit: Mais vous êtes fou! Je réponds: mais bien sûr! J'ai quelque chose que je porte sur mon blouson en jean un pin's sur lequel il est écrit "aider l'espoir" "Fondation pour la recherche médicale" Ce pin's à mes yeux vaux bien plus qu'une legion d'honneur... Ma schizophrènie (3) Savez vous ce que l'on ressent quand on arrive plus à communiquer ses émotions ; la peur, une peur de tous les instants, une peur de survie ; le monde devient un lieu de crainte, d’angoisse, hors c’est ce qui m’est arrivé, quand j’étais schizophrène non traité, vos idées se chamboulent vous n’êtes plus maître de votre vie, votre vie vous échappe et peu à peu vous devenez un animal vous ressentez la peur des autres, vous agissez en animal apeuré, le moindre mouvement crée un angoisse formidable, vous avez qu’une envie, c’est de fuir le monde qui vous entoure par n’importe qu’elle moyen, vous ne raisonnez plus, la seul chose qui compte c’est s’enfuir pour arrêter vos tourments ; alors un beau matin, sans raison apparente vous quittez le domicile de vos parents, et vous vous sentez libre une liberté factice et irréelle, mais bien consciente dans votre cerveau, et vous marcher sans destination avec l’unique but d’être libre et vous être libre de déraisonner à loisir vous vous nourrissez des fruits des arbres, vous vous inventez des scénarios extraordinaires tout droit sorti d’un Spielberg, bref vous hallucinez a donf. Après plusieurs jours d’errance hasardeuse, vous délirer toujours et vous vous retrouvez bientôt sans force et c’est là que dans un petit éclair de lucidité vous vous asseyez sur le rebord d’un trottoir pour profiter du soleil, dans un autre éclair vous pensez que vous êtes devenu un clochard, mais cela n’a pas d’importance car vos délires hallucinogènes vous emmènes vers un monde meilleur, et petit à petit vous vous allongez sur le trottoir vous sentez vos forces vous abandonner, quelqu’un dans la ferme dans face viens vous demandez ce que vous voulez, vous répondez simplement rien, ça va merci, la nuit approche des personnes vous apporte une couverture vous les remerciez, mais en faîte vous commencez à penser à la mort qu’elle vienne vous prendre pour qu’enfin s’arrête le calvaire. A peine dans un demi sommeil, une personne vous réveille, c’est un gendarme, les villageois aurons prévenu la police peut être que ça m’a sauvé la vie, mais qu’elle vie ? J’ai encore la lucidité d’aller rendre la couverture au propriétaire, ils m’en remercie puis le gendarme m’amène à la gendarmerie et dans un effort de charité chrétienne sans doute me donne un jambon beurre, je me souviens péniblement du numéro de tèl de mes parent après quelques temps, ils viennent me chercher très apeuré, mais pas assez affolé à mon goût, je rentre chez moi, hagard, je commence à réaliser ce qui s’est passé, j’enlève mes chaussures mes pieds sont en sang, je n’avais rien senti, je prends un bain , mes idées redeviennent clair, j’ai un gros problème… J’ironise sur ma situation dès fois que l’humour puisse sauver quelque chose. voilà ces textes je m'en sert un peu comme d'une canne qui m'évite de raconter mon histoire a tous, il falait que je les écrivent c'était un poids trop lourd a porter...
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