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"le déni des progrès"

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Forum : Schizophrénie (Protected)
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nora (293 messages) Envoyer message email à: nora Envoyer message privé à: nora Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
25-09-04, 18:16  (GMT)
"le déni des progrès"
bonjour à tous,
J'ai remarqué qu'à chaque fois que mon fils notait une chose agréable, un plaisir éprouvé, une émotion ressentie, il revenait immédiatement sur sa constation pour finir par l'annuler.
On dirait qu'il y a un mécanisme qui se met inconsciemment en place pour le priver sur le champ de tout sentiment positif. J'ai quelque fois l'impression qu'il ne se sent pas le droit de guérir comme si sa maladie était une punition.
Est-ce quelque chose que vous avez ressenti ? d'où pourrait provenir ce blocage ?
Comme dans le même temps il ne cesse de se demander s'il va guérir un jour, je continue malgré tout à lui pointer tous ses progrès, même s'il finit toujours par les nier, et je ne sais pas si je fais bien...
Amitiés à tous
nora
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  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 Bonsoir Nora soleilnoir 25-09-04 1
 RE: le déni des progrès Laurence2 25-09-04 2
   RE: le déni des progrès Felipe 25-09-04 3
       RE: le déni des progrès nora 25-09-04 4
           RE: le déni des progrès Felipe 25-09-04 5
               RE: le déni des progrès nora 25-09-04 8
                   RE: le déni des progrès dom45700 26-09-04 13
           RE: le déni des progrès Laurence2 26-09-04 12
 RE: le déni des progrès jojo2 25-09-04 6
   RE: le déni des progrès nora 25-09-04 7
 RE: le déni des progrès maria 26-09-04 9
   RE: le déni des progrès nora 26-09-04 10
       RE: le déni des progrès dom45700 26-09-04 11
 RE: le déni des progrès charly 26-09-04 14
   RE: le déni des progrès nora 26-09-04 15
       RE: le déni des progrès Laurence2 26-09-04 16
           RE: le déni des progrès nora 27-09-04 17

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Texte des réponses

soleilnoir (222 messages) Envoyer message email à: soleilnoir Envoyer message privé à: soleilnoir Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
25-09-04, 19:18  (GMT)
1. "Bonsoir Nora"
Je sais pas si je me trompe mais j'ai connu un sentiment particulier assez dur: la honte... De manière générale.
La guerison est un terme que j'aime beaucoup. Personnellement je crois qu'on peut aller toujours mieux...
Sinon non, j'ai connu toute une panoplie de sentiments mais je ne comprends pas très bien ce qui arrive à ton fils.
Je pense qu'il faut attendre...
Moi aussi j'ai cette idée de guérir. C'est pour cela que j'ai augmenté la dose de Solian. Ca va beaucoup trop lentement à mon gout.
C'est une maladie terrifiante si on va dans des lieux comme des CATTP et Hopitaux.
Mais ce qui est sur: c'est qu'à la base il y a un facteur inchangeable: soit on est quelqu'un moralement acceptable mais dans la maladie mentale je connais des personnes repoussantes par leur perversité de voir les choses. Ce sont plutot des sauvés de la prison... Ils existent des gens normaux ignobles et des malades mentaux qui sont pareils et la maladie mentale n'est qu'un pretexte.
A+... David
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Laurence2 (702 messages) Envoyer message email à: Laurence2 Envoyer message privé à: Laurence2 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
25-09-04, 19:57  (GMT)
2. "RE: le déni des progrès"
Modifié le 25-09-04 à 21:28  (GMT)

Bonjour Nora,

ça me fait penser à ce que les psy appellent le deuil des symptômes.
Parfois, on a peur de ce qui arrivera si on n'a plus ses symptômes car ils ont rempli notre vie, peut-être est-ce une peur du vide qui suivrait? Certains symptômes finissent aussi par faire partie de ce que nous sommes, on ne sait plus qui on serait sans eux. On peut aussi aimer ses symptômes (voix amicale par exemple).
Moi j'avais un côté qui avait peur de guérir car je me disais qu'alors je ne devraiis plus voir de psy, et je me sentais incapable de faire face toute seule. Il y avait (et il y a toujours) un côté de moi qui a envie qu'on s'occupe de moi, qu'on me soigne, et ce n'est pas possible si on est guéri.
L'ambivalence est très forte dans la schizophrénie, j'en parlais justement hier avec ma psy, du fait que je ne veux pas que les gens soient au courant de ma maladie, mais qu'en même temps un côté de moi en a envie. Je pense que l'ambivalence est très présente aussi dans l'envie de guérir.

Amitiés,

Laurence

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Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
25-09-04, 20:30  (GMT)
3. "RE: le déni des progrès"
Bonsoir Nora, David et Laurence

Je suis d'accord avec toi Laurence, c'est une possibilité. J'ai pensé aussi au refus de mettre fin à nos rêves d'enfants ou même à des ambitions réalistes que le temps ne nous permettrait plus de concrétiser. On se complaît dans cette image dépassée de nous-même. Là, plutôt que de s'être accoutumé à nos problèmes, on refuse " un nouvel ordre ".

Mais ça reste à vérifier ( je veux dire que je ne l'ai pas encore ressenti ainsi, on verra bien après quelques nuits de sommeil ).

Bonne soirée ( et merci Nora pour cette interrogation )

Felipe.

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nora (293 messages) Envoyer message email à: nora Envoyer message privé à: nora Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
25-09-04, 21:34  (GMT)
4. "RE: le déni des progrès"
Modifié le 25-09-04 à 21:36  (GMT)

bonsoir et merci à tous les trois,
vos réflexions, Laurence et Felipe, sur le sujet m'interpelle. La maladie de David est apparue au moment du passage à la vie d'adulte. J'ai déjà pensé que le traumatisme provoqué par le stress si intense pour franchir cette étape de la vie pourrait expliquer en partie ce basculement dans la maladie.
Et si aujourd'hui encore ces difficultés pour quitter le monde de l'enfance le freinait dans son évolution ?

La maladie nous a rapproché et elle lui a permis de tisser une complicité avec son père qui n'existait plus.
Et si la peur de perdre ce cocon affectif l'empêchait d'évoluer ?
Je suis à nouveau dans le doute, et si c'était ce trop d'amour qui le désservait ?
Amitiés
nora

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Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
25-09-04, 22:25  (GMT)
5. "RE: le déni des progrès"
Modifié le 25-09-04 à 23:25  (GMT)

Je serais de cet avis, mais sans vouloir mettre en cause les parents dans l'apparition d'une schizophrénie. Mon cas est peut-être particulier, car j'ai eu à subir la maladie de ma mère. Je percevais ses crises comme une haine envers moi ( j'étais d'ailleurs souvent mis en cause ) et pourtant, elle m'a aussi très souvent materné. ça peut expliquer mes difficultés à être plus autonome aujourd'hui, mais je ne pense pas que ma schizophrénie vienne de là.

De toutes façon, je crois qu'on a besoin plus que quiconque de cet havre de paix qu'est la famille. Le fait d'avoir été chéri à l'extrème par ma mère a des conséquences sur ma vie d'adulte ( de grand adolescent ), mais si les choses s'étaient déroulées autrement, je serais confronté à d'autres difficultés, probablement en rapport elles aussi avec cette contingence.

Ceci dit, il est bon de pousser son enfant à vivre seul quand il ne s'éloigne pas du cocon familial de lui-même. Je me suis appuyé sur une femme pour cela ( ce qui ne m'a pas empéché de l'aimer ), et aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir un appartement individuel. C'est important je pense, à partir d'un certain âge ( les appartements thérapeutiques aussi ). ça ne m'empèche pas de voir mes parents assez souvent.

J'ai vécu pendant plus de 5 ans à presque 10000 km de chez mes parents. Et bien je n'ai pas eu vraiment plus d'initiatives qu'aujourd'hui, à leur côté ( je ne me laissais pas aller non plus ! ). Pour vivre seul, en appartement par exemple, il faut déjà pouvoir se projeter dans l'avenir, sans quoi on se laisse aller. Mais on ne peut pas non plus rester chez ses parents, c'est ( aussi ) un refuge qui rend aveugle. Il y a les appartements thérapeutiques, c'est une très bonne chose à mon avis, car on ne vit pas seul. Pour le reste, ce que des parents peuvent apporter à leur enfant, je pense que c'est plutôt bénéfique. Je ne sais pas ce que je deviendrais sans eux ( mais je sais que j'ai un frère et une soeur aussi ).

Je crois que vous vous comportez au mieux avec votre fils Nora. Il y a des choses qui se font avec le temps, voilà tout. Enfin ... je l'espère, dans mon cas.

Amicalement.

Felipe.

N.B : Quand je dis " je l'espère, dans mon cas ", je cherche à exprimer une idée supplémentaire à la précedente. J'espère que les choses vont s'améliorer de ton côté, Nora, et je précise que ce problème me concerne aussi, que je ne suis pas spécialement le mieux placé pour en parler, finalement.

Ah, et puis excuse-moi de t'avoir vouvoyée cette fois-ci, je ne l'ai pas fait exprès.

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nora (293 messages) Envoyer message email à: nora Envoyer message privé à: nora Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
25-09-04, 23:16  (GMT)
8. "RE: le déni des progrès"
bonsoir Felipe,
moi je suis persuadée que les choses iront mieux avec le temps pour tous.
Je voulais préciser que je n'ai pas chéri à l'extrême mon fils, je pense honnêtement que j'ai été dans son enfance une maman aimante et présente mais pas du tout possessive et envahissante,par contre sans doute angoissée.
S'il y a surprotection ce serait plutôt depuis sa maladie.
L'objectif est bien sur qu'il ait un appartement à lui dans l'avenir mais je crois qu'il n'est pas encore prêt. Il commence juste à pouvoir en entendre parler, jusqu'à maintant il refusait d'aborder le sujet et il me disait que cela le stressait énormément d'y penser.
Bonne nuit Félipe
bises
nora
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dom45700 (421 messages) Envoyer message email à: dom45700 Envoyer message privé à: dom45700 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-09-04, 13:22  (GMT)
13. "RE: le déni des progrès"
Coucou Nora,

A son retour de la clinique ma fille était très proche de moi, trop proche, elle semblait s'être perdue elle-même, et me suivait partout où j'allais, donc j'étais là pour elle, car elle en avait extrêmement besoin.
Par la suite, je le dis maintenant, mais les choses se sont faites toutes seules, nous nous sommes un peu éloignées de cette extrême, je veux dire, car quelque part ça n'est pas de moi qu'elle avait vraiment besoin, mais se retrouver elle-même.
Ca n'est pas très clair. La différence est que je reste beaucoup à la maison, donc disponible pratiquement tout le temps, sans vouloir dire que ce soit bien pour autant.
Je me suis un peu retirée, j'ai aussi un petit gars, qui commençait à partir "un peu en vrille".
Pour dire que nous nous façonnons à la situation, tant que nos enfants ont un besoin énorme de nous presque anormal quelque part, ils sont perdus, il est tout à fait naturel d'agir comme nous le faisons, ça se fait tout seul.
Mais aussi notre rôle est de les aider à s'envoler, seulement quand le moment sera venu, parfois quitte à forcer un peu les choses, échouer et recommencer, mais ça n'est pas le seul but, bien sûr.
Bisous Nora.

dominique

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Laurence2 (702 messages) Envoyer message email à: Laurence2 Envoyer message privé à: Laurence2 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-09-04, 11:33  (GMT)
12. "RE: le déni des progrès"
Bonjour Nora,

c'est vrai que votre fils peut avoir peur de perdre les liens qu'il a tissé avec vous et son père en allant mieux. Mais je ne crois pas que ces liens le désservent. Il faut plutôt qu'il comprenne que ces liens seront toujours là même s'il va mieux, que c'est la maladie qui a été le déclencheur de ces liens, mais que les deux ne sont pas irrémédiablement liés.
Pour revenir à mon exemple, j'ai fini par comprendre que je pouvais compter sur ma psy même si j'allais mieux, car elle m'aide à être stabilisée, et que le jour où je ne la verrai plus, ce que je n'en ressentirai plus le besoin. J'ai donc cessé de m'inquièter à l'idée de me retrouver sans son aide, aller mieux n'est plus synonyme de perdre ma psychiatre.

Bon dimanche,

Laurence

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jojo2 (6 messages) Envoyer message email à: jojo2 Envoyer message privé à: jojo2 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
25-09-04, 22:52  (GMT)
6. "RE: le déni des progrès"
Bonsoir Nora,

J’imagine que vous devez être triste de voir que votre fils ne voie pas d’améliorations…
J’ai tendance, moi aussi, à ne pas aimer ma vie. Je peux essayer de vous expliquer pourquoi.

Il m’arrive de comparer ma vie avec celles des autres, et de juger que je « vis moins » que les autres, moins qu’avant l’apparition de mes troubles… Et c’est dur de positiver.

J’ai peu d’activités dans la semaine, et je tisse « peu » de liens avec les autres. C’est dû, je crois, à mes symptômes, parce que ce n’est pas de la paresse.
Petit à petit, j’arrive à apprécier ma vie, mais c’est loin d’être évident.

Finalement, je me dis que je ne souhaite pas être « normal », c-a-d exactement comme les autres ; mais je cherche à être aussi heureux que possible.

Et ce qui est énervant, c’est que certains symptômes ne se soignent pas. Il y a des difficultés (perte d’intérêt, difficultés à communiquer…) avec lesquelles il faut apprendre à vivre. Pour encourager votre fils, je pense qu'il faut aussi penser à ça, qu'il ne sera peut-être plus comme avant sa maladie... C'est sûrement dur à accepter, mais on n'y peut rien.

Ce qui m’a aidé, c’est de trouver des gens avec qui j’ai accroché, et qui m’ont aidé à apprécier ma vie telle qu’elle est. Le chemin est long et sinueux, mais il vaut la peine.

Bon courage et bonne route !
jojo

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nora (293 messages) Envoyer message email à: nora Envoyer message privé à: nora Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
25-09-04, 23:05  (GMT)
7. "RE: le déni des progrès"
Bonsoir jojo,
C'est gentil de vouloir m'aider
Je pense pour ma part j'ai déjà accepté le fait que mon fils aurait une vie différente que celle qu'il aurait eu sans la maladie,(ce qui ne veut pas dire qu'il ne pourra pas être heureux malgré tout) mais je crois que lui n'a pas encore fini de faire ce deuil. Je crains qu'il ne compare chaque bon moment actuel à ce qu'il aurait pu ressentir avant et c'est peut-être cela qui lui procure ces déceptions.
Vous avez raison, le chemin est long, je peux lui tenir la main, mais je ne peux pas le faire à sa place.
Amitiés
nora
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maria (382 messages) Envoyer message email à: maria Envoyer message privé à: maria Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-09-04, 02:23  (GMT)
9. "RE: le déni des progrès"
Bonjour Nora,

Dans cette maladie ont a souvent l'impression de faire du surplace. Les émotions et progres d'un moment peuvent ne plus être présent quelques jours aprés, et du coup on a tendance a se dire "oui là ça va mais tout à l'heure ?" ou "oui là ça va ah bah non c'est parti" alors oui il se crée des chemins de pensées négatives.

Après trois ans de maladie je commence seulement depuis quelques semaines à croire mon entourage alors qu'il me dit depuis le début que je change lentement et que je vais de mieux en mieux. J'avais beau me dire avant qu'il devais y avoir du vrai la dedans, je n'y croyais pas meme en sachant qu'au moins vue de l'extérieur j'allais mieux. Tout ce que je retenais c'est qu'intérieurement je me sentais pareille, aussi faible et détruite et que dans la réalité je me heurtais au memes difficultés.

Pourtant sans m'en rendre compte tout doucement, j'ai changé. J'apprends à vivre avec mes limites, j'imagine une vie qui me correspond, je sais qu'aux yeux de beaucoup elle n'est pas glorieuse (travail mal considéré, salaire miséreux, vie sociale réduite au minimum, priorité à la vie familiale et domestique) mais après tout il y a énormément de gens non malades psychiatriquement qui vivent comme ça pour des raisons différentes des miennes et qui apprécient leur vie, alors pourquoi pas moi ?

Nora vous dite que votre fils se demande tout le temps s'il va guérir, et c'est signe qu'il n'accepte pas vraiment la maladie, il lui faut surement encore du temps, et ça aussi c'est difficile de devoir accepter que l'amélioration se voit plutot sur des années que des mois. Moi je ne me pose plus la question de savoir si je guérirais un jour, ce qui compte pour moi c'est d'être stabilisée, de vivre dans la réalité, d'arriver à gérer mon quotidien avec l'aide de mon compagnon. Je sais que je serai toujours malade, que je prendrai toujours des médicaments, mais par contre je crois pouvoir apprécier de plus en plus ma vie, et je fais des projets d'avenir.

Je pense que vous avez raison de dire à votre fils qu'il fait des progres, meme s'il se dit peut-être que vous dites ça car en tant que mamam vous ne le voyez pas objectivement. Moi ce qui m'a aidé aussi ce sont les reamrques spontanée de gens moins proches, comme ma concierge, d'anciens collègues, ou de voisins, me disant à quel point j'étais impressionnante avant et que j'ai l'air plus épanouie maintenant.

Amitiés, maria

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nora (293 messages) Envoyer message email à: nora Envoyer message privé à: nora Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-09-04, 10:08  (GMT)
10. "RE: le déni des progrès"
bonjour Maria,

"Tout ce que je retenais c'est qu'intérieurement je me sentais pareille, aussi faible et détruite et que dans la réalité je me heurtais au memes difficultés"

c'est exactement ce que m'a dit mon fils hier..

Je garde une confiance totale en l'avenir. Je sens que mon fils a un potentiel de guérison, que la vie et la jeunesse reprend ses droits petit à petit même malgré lui. Tout ce que vous m'avez écrit me conforte dans cette impression.
Je vais continuer à le stimuler, je pense que même si ça l'agace quelque fois ça peut lui servir de moteur pour avancer, d'ailleurs ce matin il a noté qu'il avait pu suivre le film jusqu'à la fin.
Pour lui ce sont des "miettes" de mieux, mais c'est bien grâce à l'accumultation de ces miettes qu'il pourra se reconstruire et envisager un avenir.
Merci à vous Maria, votre témoignage me rassure et me donne de l'énergie.
J'ai été très heureuse de vous lire.
je vous embrasse
nora

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dom45700 (421 messages) Envoyer message email à: dom45700 Envoyer message privé à: dom45700 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-09-04, 10:40  (GMT)
11. "RE: le déni des progrès"
Bonjour Nora, Bonjour à tous,

Ton interrogation et les réponses m'ont beaucoup apportées.
Ici, c'est comme si Amélie refusait d'aller mieux, comme si, si elle l'envisageait, c'est se rendre compte qu'elle est malade. Souvent elle me dit qu'elle est comme ça un point c'est tout, en refusant totalement les changements qu'elle a subit depuis quelques années. Quand je lui parle des progrès accomplis, ça a l'air de lui faire plaisir, c'est un compliment, mais ça la ramène aussi vers la maladie donc très ambigu.
J'espère que le temps améliorera les choses, et que les progrès se feront malgré tout presque à son insu, pour qu'elle ne les combatte pas.

Bisous Nora, bon dimanche à tous.

dominique

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charly (394 messages) Envoyer message email à: charly Envoyer message privé à: charly Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-09-04, 14:38  (GMT)
14. "RE: le déni des progrès"
bonjour nora,
ne serais-ce pas l'anxièté et la peur qu'il nous arrive quelque chose, qui l'empêche de voir le bon côté des choses, car pour nous ou pour moi il est difficile de voir l'avenir rose, mais plutôt comme une adaptation sans conviction.J'ai peur de dire je suis heureuse de vivre voix de peur qu'immédiatement il m'arrive quelque chose de néfaste.


amicalement, charly!

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nora (293 messages) Envoyer message email à: nora Envoyer message privé à: nora Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-09-04, 22:07  (GMT)
15. "RE: le déni des progrès"
bonsoir Charly, bonsoir à tous,
vous m'avez donné beaucoup de pistes de réflexion,
je dois réfléchir à tout cela avant de vous en reparler
merci
nora
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Laurence2 (702 messages) Envoyer message email à: Laurence2 Envoyer message privé à: Laurence2 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-09-04, 22:18  (GMT)
16. "RE: le déni des progrès"
Bonsoir Nora,

je partage l'avis de Charly. Quand je me dis je vais bien, ou j'ai gagné sur la maladie, je suis heureuse et en même temps j'ai peur, comme si le fait de dire ça allait m'attirer des ennuis, je me sens anxieuse quand je me dis ça, j'ai appris à mes dépends que ça durait rarement et j'ai du mal à oser y croire, pourtant je ne suis absolument pas superstitieuse, mais on dirait que ces paroles font revenir la maladie.

Amitiés,

Laurence

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nora (293 messages) Envoyer message email à: nora Envoyer message privé à: nora Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-09-04, 21:58  (GMT)
17. "RE: le déni des progrès"
Bonjour à tous,
Vous m'avez tous apportés des éléments de réponse. Toutes les hypothèses proposées sont plausibles et vous m'avez tous répondu en fonction de votre sensibilité.
C'est pourquoi aujourd'hui je me demande s'il m'est possible d'apporter une réponse à ce questionnement. Toutes les interprétations que je pourrais en faire ne pourront découler que de ma propre façon de percevoir les choses alors qu'il s'agit en fait du produit du combat intérieur de mon fils.
La seule chose que je peux en retenir, c'est qu'il est en lutte avec des sentiments contradictoires et que cela fait surement partie de son combat contre la maladie.
Je vous remercie de m'avoir accompagnée dans le cheminement de ma pensée.
Amitiés à tous
nora
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