Modifié le 25-09-04 à 23:25 (GMT)Je serais de cet avis, mais sans vouloir mettre en cause les parents dans l'apparition d'une schizophrénie. Mon cas est peut-être particulier, car j'ai eu à subir la maladie de ma mère. Je percevais ses crises comme une haine envers moi ( j'étais d'ailleurs souvent mis en cause ) et pourtant, elle m'a aussi très souvent materné. ça peut expliquer mes difficultés à être plus autonome aujourd'hui, mais je ne pense pas que ma schizophrénie vienne de là.
De toutes façon, je crois qu'on a besoin plus que quiconque de cet havre de paix qu'est la famille. Le fait d'avoir été chéri à l'extrème par ma mère a des conséquences sur ma vie d'adulte ( de grand adolescent ), mais si les choses s'étaient déroulées autrement, je serais confronté à d'autres difficultés, probablement en rapport elles aussi avec cette contingence.
Ceci dit, il est bon de pousser son enfant à vivre seul quand il ne s'éloigne pas du cocon familial de lui-même. Je me suis appuyé sur une femme pour cela ( ce qui ne m'a pas empéché de l'aimer ), et aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir un appartement individuel. C'est important je pense, à partir d'un certain âge ( les appartements thérapeutiques aussi ). ça ne m'empèche pas de voir mes parents assez souvent.
J'ai vécu pendant plus de 5 ans à presque 10000 km de chez mes parents. Et bien je n'ai pas eu vraiment plus d'initiatives qu'aujourd'hui, à leur côté ( je ne me laissais pas aller non plus ! ). Pour vivre seul, en appartement par exemple, il faut déjà pouvoir se projeter dans l'avenir, sans quoi on se laisse aller. Mais on ne peut pas non plus rester chez ses parents, c'est ( aussi ) un refuge qui rend aveugle. Il y a les appartements thérapeutiques, c'est une très bonne chose à mon avis, car on ne vit pas seul. Pour le reste, ce que des parents peuvent apporter à leur enfant, je pense que c'est plutôt bénéfique. Je ne sais pas ce que je deviendrais sans eux ( mais je sais que j'ai un frère et une soeur aussi ).
Je crois que vous vous comportez au mieux avec votre fils Nora. Il y a des choses qui se font avec le temps, voilà tout. Enfin ... je l'espère, dans mon cas.
Amicalement.
Felipe.
N.B : Quand je dis " je l'espère, dans mon cas ", je cherche à exprimer une idée supplémentaire à la précedente. J'espère que les choses vont s'améliorer de ton côté, Nora, et je précise que ce problème me concerne aussi, que je ne suis pas spécialement le mieux placé pour en parler, finalement.
Ah, et puis excuse-moi de t'avoir vouvoyée cette fois-ci, je ne l'ai pas fait exprès.