Bonjour Rose-noireTon parcours est vraiment exceptionnel, et je tiens à t'en féliciter chaleureusement, bravo, vraiment bravo, on dirait meme que tu es devenue mieux qu'avant la maladie.
Malheureusement pour la plupart d'entre nous la stabilisation vient nettement plus lentement, et la reprise d'une vie normale avec encore plus de temps.
Afin de ne pas donner de faux espoir aux autres malades et à leur famille, et bien que j'apprécie énormément tes interventions, je voudrais savoir si c'est bien toi que les psychiatres ne considèrent pas schizophrène et qui t'est autodiagnostiqué schizophrene ? Si je me trompe toutes mes excuses. Je ne dis pas ça pour te mettre mal à l'aise, je te souhite juste d'avoir eu une bouffée délirante sans lendamin et de pouvoir bientot mener une vie normale.
Moi ça fait deux ans et demi que je suis malade (schizophrene paranoiaque mais avant ma décompensation j'avais déja de gros problemes psys et j'étais déja suivie), et ma réussite est nettement plus modérée. Mon dernier boulot avant ma période délire : assistante commerciale-exécutante graphiste, et je n'ai pas pu retrouver ce niveau.
Mes réussites :
- avoir un traitement qui me convient et l'accepter à vie (plus de doute depuis une sérieuse rechutte fin janvier suite à une diminution de l'antipsychotique sur avis de ma psy) et comprendre que l'amélioration de mon état ne peut se faire que sur des années
- réussir à garder un pied dans la réalité dans le cas ou le délire revient pour quelques jours au début, quelques heures ensuites et maintenant quelques dizaines de minutes
- accepter après un essai de reprise de mon ancien boulot que je ne pourrais pas retravailler dans le meme domaine (trop de stress par rapport au boulot, grande faticabilité et trop de complexité dans les rapports humains)
- réussir le concours d'infirmiere (preuve que j'ai réccupéré une bonne partie de mes capacités cognitives), mais durant mes études j'ai du aussi renoncer : trop difficile pour mes nouvelles possibilités.
- avoir trouver une activité professionnelle qui me convienne : aide à domicile que je peux exercer à mi-temps et en chosissant mes emplois. Je crois qu'il vaut mieux être bonne dans un domaine inférieur à celui qu'on espérait avant la maladie plutot que de se fixer des objectifs inatteignables. Je gagne l'équivalent de ce que je toucherait si j'avais l'aah mais au moins je travaille.
- comprendre que j'aurais toujours des limites liés à ma maladie mais ne pas en être aigrie, apprendre à éviter le stress, et les gens néfastes pour moi.
- accepter une certaine sollitude, et comprendre que la plupart des gens qui n'ont pas été touché directement ou indirectement par une maladie psychiatrique ne peuvent me comprendre, et qu'il vaut mieux éviter de leur en parler troip franchement car ça provoque la peur chez les autres.
- voire mon couple renforcé par la meilleur comprehension de mes problemes par mon coinjoint (à force d'énormément de dialogue) , et comprendre que meme avec ma maldie je lui apporte beaucoup de soutien et qu'il est aussi perdu sans moi, que moi sans lui.Apprendre à vivre une sexualité ou l'orgasme est absent et le désir rare mais il n'y a pas que le coit dans la vie !
- avoir suffismment retrouver l'espoir en moi et dans la vie pour envisager de fonder une famille avec mon chéri et savoir qu'il compte s'insestir beaucoup dans la vie de famille, car il y a des moment je ne pourrait plus faire face.
Ma vie n'a pas grand chose pour faire rever, mais je savoir tous les jours la chance d'en être arrivée jusque là.
J'oublie surment des points important mais il faut que j'aille me coucher car demain un enfant de 14 mois, pas facile à gérer avec son petit caractère et ses dents qui poussent, m'attend.
Bonne nuit à tous