Forum Médical

Attention : cette archive du forum est en lecture seule.
Page d'accueil du site

"un psy toujours pressé"

Envoyer ce sujet à un(e) ami(e)
Format d'impression
Mettre en signet (membres seulement)
 
Précédente | Suivante 
Accueil Général des Forums
Forum : Schizophrénie (Protected)
Message d'origine

kool (5 messages) Envoyer message email à: kool Envoyer message privé à: kool Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
08-10-04, 14:39  (GMT)
"un psy toujours pressé"
salut

je suis un traitement au risperdal depuis environ 5 ans.Je vais régulièrement chez mon psy et souvent j'ai l'impression que me faire une ordonnance est la seule chose qui l'intéresse.On parle de problèmes pratiques, il me demande de ne pas m'inquiéter quand j'exprime un stress quelconque mais j'ai l'impression de passer à coté de problèmes plus importants,de souffrances plus profondes.Il met toujours fin à l'entretien assez rapidement en me demandant s'il me reste du traitement.
Peut-être qu'un suivi psychiatrique et médicamenteux seulement n'est pas suffisant?
connaissez-vous des thérapies sérieuses et complémentaires qui pourrait m'aider?

  Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: un psy toujours pressé thyraguselo 08-10-04 1
   RE: un psy toujours pressé nora 08-10-04 2
       RE: un psy toujours pressé Lea89 08-10-04 3
           RE: un psy toujours pressé rose_noire 08-10-04 4
       RE: un psy toujours pressé Laurence2 08-10-04 6
           RE: un psy toujours pressé nora 08-10-04 7
               RE: un psy toujours pressé Laurence2 08-10-04 8
 RE: un psy toujours pressé amateur 08-10-04 5
 RE: un psy toujours pressé Felipe 09-10-04 9
   RE: un psy toujours pressé kool 09-10-04 10
       RE: un psy toujours pressé Aloes 09-10-04 11
       RE: un psy toujours pressé Felipe 10-10-04 12
       RE: un psy toujours pressé horizon 10-10-04 13

Lobby | Retour au Forum | Précédente | Suivante

Texte des réponses

thyraguselo (65 messages) Envoyer message email à: thyraguselo Envoyer message privé à: thyraguselo Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
08-10-04, 15:49  (GMT)
1. "RE: un psy toujours pressé"
Bonjour kool,

Je suis exactement dans la même situation que toi vis à vis de ma psy. Chaque mois, elle me demande si j'ai trouvé du travail, si j'habite toujours chez mon père, si je me sens bien. L'entretien dure trois à quatre minutes, et je me demande sur quoi elle se base pour continuer à me donner mon traitement. En juin, elle m'a demandé "ça va?", j'ai fait "oui, très bien" et elle m'a diminué mon traitement d'un tiers, après trente secondes de discussion.

Je me dis qu'elle sait ce qu'elle fait, que le traitement est peut-être à vie (de toutes façons je me sens mieux avec que sans), ou en tout cas à long terme.

J'ai par ailleurs l'impression désagréable qu'elle n'avait pas lu mon dossier à fond la première fois que je l'ai vue (avant, j'étais suivi par quelqu'un d'autre), elle m'avait demandé de tout lui raconter, j'avais fait de mon mieux, et elle m'avait dit "c'est bon, vous n'avez presque rien, vous allez bientôt arrêter le traitement". Depuis, j'ai l'impression qu'elle l'a lu car elle est nettement moins enthousiaste. Et je peux vous garantir que ce n'est pas dans ce que je lui dis qu'elle peut voir que j'ai besoin du médicament (elle ne me pose que des questions d'ordre matériel: je ne lui raconte rien de mon ressenti).

Je dis tout ça pour faire partager mon expérience et j'espère que d'autres internautes auront des choses intéressantes à dire.

Salut,
Nicolas.

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

nora (293 messages) Envoyer message email à: nora Envoyer message privé à: nora Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
08-10-04, 16:27  (GMT)
2. "RE: un psy toujours pressé"
bonjour Kool, bonjour Nicolas,
à titre d'exemple, je peux vous indiquer la façon dont est suivi mon fils.
Il a comme vous une visite mensuelle avec la psy de l'hôpital de jour, entretien d'à peu près un quart d'heure où elle fait le point avec lui sur le traitement et ses effets.
Et parallèlement il suit une thérapie avec un psy indépendant avec un entretien hebdomadaire d'environ une demi-heure. Avec lui il travaille plus sur ses angoisses liées à son passé ainsi que sur celles concernant son avenir.
Ces deux interventions sont complémentaires. J'ai l'impression que le fait que la psychothérapie soit faite par une personne non responsable du traitement libère d'avantage sa parole car il n'y a pas la crainte que l'expression de sentiments négatifs entraîne une augmentation systématique du traitement.
Je ne suis que témoin, je serais aussi très intéressée de savoir si d'autres personnes ressentent comme vous deux ce sentiment de frustration face à leurs consultations psy.
Amicalement
nora
  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

Lea89 (2 messages) Envoyer message email à: Lea89 Envoyer message privé à: Lea89 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
08-10-04, 16:38  (GMT)
3. "RE: un psy toujours pressé"
bonjour,

moi aussi j'ai eu le même coup avec deux psy. Ils ne m'ont gardé en consultation que 15 mn. J'ai été très surprise. J'ai peu parlé. Le Psy est allé à l'essentiel...les médocs. Je pense qu'il y a des moments, on n'a rien à dire au psy. Cela dépend de la fréquence des consultations. Moi j'y vais une fois par mois.
De toute façon si tu n'es pas satisfait de ton psy, il faut en changer. Ou bien moi on m'a conseillé d'aller voir en plus du psychiatre un psychothérapeute. Un psychothérapeute donne plus de dialogue et améliore à mon avis la relation avec le psychiatre.

Bon courage à tous,
A+
Léa

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

rose_noire (254 messages) Envoyer message email à: rose_noire Envoyer message privé à: rose_noire Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
08-10-04, 18:10  (GMT)
4. "RE: un psy toujours pressé"
Bonjour Kool,

Moi je vois mon psy tous les jours. Les premiers RDV il avait prévu des séances d'une heure parce qu'il savait que j'avais beaucoup de choses à lui dire, et maintenant les séances durent une demi-heure à 3/4 d'h.
Il m'a laissé choisir la fréquence à laquelle je voulais le voir, avant je voyais mon ancienne psy une fois par semaine, mais ça m'a semblé trop nombriliste et néfaste à long terme parce que déstabilisateur (ça venait peut être aussi de ma psy), alors j'ai opté pour une fois tous les 15 j.
Pendant les séances je lui raconte tout ce qui m'est arrivé, si j'ai des craintes ou des angoisses on prend le temps d'en parler. En général on parle de mes recherches d'emploi, la dernière fois j'allais acheter un chien le lendemain, on a parlé chiens toute la séance. Il est vraiment au plus près de mes préoccupations, et je n'ai jamais eu la sensation qu'il écourtait un rdv alors que j'avais encore des choses à lui dire. Ce que je lui raconte lui permet de se faire une idée pour savoir si je vais bien. On ne parle jamais du passé, de mon enfance et tout ça, il ne s'attarde pas sur des périodes douloureuses de ma vie si je n'ai pas envie d'en parler, je n'ai jamais été forcée de lui faire un grand déballage, sauf éléments indispensables pour qu'il me comprenne.
Bref je me sens hyper à l'aise, il est chaleureux, il plaisante, il a beaucoup d'empathie, je préfère largement cet état d'esprit à celui d'un analyste.
Je vous conseillerais de changer de psy pour en voir un qui est en même temps psychothérapeute, il sera peut être plus à l'écoute.

Amicalement,

rose noire

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

Laurence2 (702 messages) Envoyer message email à: Laurence2 Envoyer message privé à: Laurence2 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
08-10-04, 21:05  (GMT)
6. "RE: un psy toujours pressé"
Bonsoir Nora,

je voyais mon ancien psychiatre assez peu aussi, environ dix minutes tous les deux mois, c'était juste pour avoir des ordonnances. Je crois que certains psychiatres (comme ceux cités plus haut) ne s'occupent que du traitement et ne font pas de psychothérapie. J'avais à coté de mon psychiatre un psychologue que je voyais chaque semaine.

Après trois ans, je me suis rendu compte que mon psychiatre ignorait des choses importantes de mes troubles. Maintenant, ma psychiatre me donne mon traitement et fais ma psychothérapie en même temps. Je préfère ça que d'avoir quelqu'un qui me donne mes médocs sans savoir ce que je vis et un autre qui sait ce que je vis mais ne peut pas me donner de traitement. Ma psychiatre me connaît bien, elle est plus apte à me donner un traitement appoprié, et surtout je n'ai pas peur de lui dire des choses et qu'elle me change de traitement car je lui fais confiance et je crois que c'est réciproque, elle me propose des choses mais ne m'oblige à rien. On réfléchit ensemble à ce qui me convient le mieux, je trouve ça bien que tout ça ne soit pas divisé entre plusieurs personnes. En tout cas, de tous les psy que j'ai déjà vus, c'est avec elle que c'est le plus efficace.

Amitiés,

Laurence

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

nora (293 messages) Envoyer message email à: nora Envoyer message privé à: nora Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
08-10-04, 21:34  (GMT)
7. "RE: un psy toujours pressé"
bonsoir Laurence,
On ne peut pas dire que la psy qui fait les ordonnances ne connaît pas bien les difficultés de David puisqu'elle travaille en collaboration avec l'équipe soignante de l'hôpital de jour. Comme David est sous la responsabilité du centre hospitalier spécialisé, le traitement doit obligatoirement être prescrit par elle. Les consultations sont plutôt courtes et espacées et il vient de subir un changement de psy suite à une mutation de personnel.
C'est pour cela que David a choisi de garder en plus le psy qu'il avait avant d'être hospitalisé, afin de poursuivre la psychothérapie qu'il avait entamée avant d'être hospitalisé.
Cette combinaison correspond à une nécessité actuelle car il n'est pas encore assez stabilisé pour cesser d'aller à l'hôpital de jour.
Je suppose que quand il aura récupéré plus d'autonomie, il diminuera le nombre d'intervenants. Enfin, c'est lui qui verra.
Amitiés,
nora
  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

Laurence2 (702 messages) Envoyer message email à: Laurence2 Envoyer message privé à: Laurence2 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
08-10-04, 21:53  (GMT)
8. "RE: un psy toujours pressé"
Bonsoir Nora,

la solution de David n''est pas mauvaise du tout, beaucoup de gens optent pour cette solution, ça peut être une bonne chose si les soignants communiqunet bien entre eux. Dans mon cas, c'était plutôt un échec et je préfère avoir juste ma psychiatre, maic chacun trouve la solution qui lui convient.

Bisous,

Laurence

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

amateur (1136 messages) Envoyer message email à: amateur Envoyer message privé à: amateur Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
08-10-04, 20:24  (GMT)
5. "RE: un psy toujours pressé"
Bonsoir Kool,
Les trois semaines après mes décompensations, je voyais le médecin tous les jours.
Puis toutes les deux ou trois semaines avec un psychiatre psychanalyste systémique.
Alexia


Trop loin à
l'est, c'est
l'ouest
Lao-Tseu

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
09-10-04, 03:54  (GMT)
9. "RE: un psy toujours pressé"
Bonjour,

Je vois moi aussi un psychiatre qui me prescrit du Zyprexa tous les deux mois et un autre toutes les semaines avec qui je passe plus de temps.

J'aimerais savoir si ces deux médecins communiquent entre eux. Je ne crois pas que celui qui me fait mes ordonnances a le temps de s'informer sur l'évolution de mon état de santé ; il travaille dans une clinique et semble toujours débordé. De plus, il se rend chez des patients. La création prochaine d'un dossier médical informatisé pourrait être utile, mais les psychiatres auront-ils toujours le temps de le consulter ? C'est comme le carnet de santé avec un généraliste, on ne me l'a jamais demandé ( à part à l'université, mais parce qu'on se fiche bien de notre santé, c'est celle de la communauté qui importe. Je veux dire qu'on nous le réclame parce que c'est inscrit dans le règlement ).

Quand je pouvais encore bénéficier des services de la Mission locale, je voyais un psychologue, parfois presque deux heures par semaine. C'était gratuit. Il y a possibilité d'en voir un dans un CMP ou un CATTP, mais la thérapie est vécue de façon collective. Je trouve cela dégradant, infantilisant. C'est mon opinion bien sûr, certains malades peuvent y trouver leur compte. Pour moi, un adulte doit savoir s'assumer seul. Dans un cattp, il y a confusion entre activités de réadaptation sociale et suivi individuel du patient ( dans mon esprit en tous cas ). C'est très bien de mettre en relation différentes professions médicales ou para-médicales pour soulager un malade, mais pourquoi n'y aurait-il pas moyen de voir un psychologue gratuitement comme on voit son psychiatre ? Sa compétence est-elle mise en doute ? ( celle du psychologue ) C'est le cadre qui me gêne, l'intimité n'est pas complètement respectée dans la mesure où l'on sait qu'à chaque fois que l'on se rend dans un cattp, on se rend finalement dans un établissement où l'on peut croiser de nombreuses personnes que l'on connaît plus ou moins. C'est voulu je crois, je trouve ça plutôt bien ( utile et pratique ), mais pas pour voir un psy. En tous cas, on devrait pouvoir aller chez un psychologue en dehors de ce genre de centres ( là où on a moins de chance de croiser des gens qu'on connaît ).

Doit-on accepter la maladie au point de l'adorer ? Il n'y a pas de honte à aller voir un psy, c'est vrai. Mais tout de même ! On peut être gêné à l'idée de savoir que des personnes qui nous connaissent peuvent nous croiser. ça n'est pas forcément pathologique. Ces gens sont dans le même cas que moi, je n'ai donc en principe pas à être gêné. Mais pourquoi devrait-on nécessairement voir une équipe médicale ( voir mentalement ) quand on se rend chez un psychologue ? N'est-ce pas nous enfermer un peu plus dans la maladie ? Bien sûr que ce type de soins est important, je suis d'accord. Mais voir son psy, c'est quelque chose de très intime.
Le côté pratique de ces centres ne me convient pas, pas pour voir un psychologue. En plus, ça me rappelle encore trop l'hôpital. J'ai besoin de voir du monde, des gens comme moi, des soignants aussi, mais pas d'aller chez le psy avec eux ! Qu'ils travaillent ensemble, c'est très bien. Que l'on puisse retrouver toute une équipe médicale et d'autres malades est rassurant aussi. Mais je préfèrerais voir un psychologue dans un autre cadre.

D'autres personnes seraient-elles du même avis ?

Felipe.

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

kool (5 messages) Envoyer message email à: kool Envoyer message privé à: kool Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
09-10-04, 18:05  (GMT)
10. "RE: un psy toujours pressé"
Je vous remercie de toutes vos réponses,je suis content de voir que je ne suis pas le seul à me sentir frustré en sortant de chez mon psy.je vais essayer de "passer en force" et de lui parler de mon ressenti la prochaine fois,même si il essaie de clore la séance en me demandant comme à chaque fois s'il me reste assez de traitement.
Parfois je me demande si il ne le fait pas volontairement pour m'inciter à parler car j'ai l'esprit de "contradiction" et j'ai tendance à me décider à la dernière minute en général.
j'hésite à changer de psy car cela fait longtemps qu'il me suit et la perspective de devoir tout expliquer de mes problèmes depuis le début à un nouveau psy me gêne beaucoup .De plus j'aurais l'impression de trahir mon psy et en tout cas je ne me vois pas en train de lui expliquer que je ne suis pas satisfait de nos RdV ...

Sinon,pour répondre à felipe,je me souviens du malaise que j'éprouvais les premières fois que j'étais dans la salle d'attente du psy,je ne voulais pas qu'on me vois et encore maintenant si certaines personnes m'y voyaient,je ne me sentirais pas bien.C'est en particulier vrai pour les collègues si tu travaille.Tout le monde n' est pas capable de comprendre notre maladie.
Quant à cotoyer d'autres malades,j'avoue que cela me met mal à l'aise.Je suis allé à une porte ouverte de l'unafam et je n'ai pas aimé rencontrer des malades.Pour tenter une timide interprétation,je dirais que les autres schizos nous renvoient à nous,à l'image que nous avons de nous et j' espère qu' au fil du traitement ,on peut mieux s'accepter en tant que malade et mieux supporter les autres malades.Pour ma part j'ai franchi une étape en me mettant à discuter avec vous tous sur ce forum et j' en suis content.

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

Aloes (653 messages) Envoyer message email à: Aloes Envoyer message privé à: Aloes Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
09-10-04, 19:21  (GMT)
11. "RE: un psy toujours pressé"
Bonjour Kool,

-> "j'hésite à changer de psy car cela fait longtemps qu'il me suit et la perspective de devoir tout expliquer de mes problèmes depuis le début à un nouveau psy me gêne beaucoup .De plus j'aurais l'impression de trahir mon psy et en tout cas je ne me vois pas en train de lui expliquer que je ne suis pas satisfait de nos RdV ..."

Vous pouvez peut-être commencer par lui expliquer votre mécontentement, et aussi lui dire que vous désirer bénéficier d'une psychothérapie, en plus du suivi médicamenteux, avec un suivi plus fréquent et régulier.

Je ne suis pas schizophrène, mais je reçois des soins psy. J'ai un psychiatre qui me suit pour des bilans, une fois aux 3 mois environ. Et j'ai une psychothérapie à chaque semaine avec un psychologue. Les deux font partie de la même clinique et de la même équipe de travail. Donc ils agissent en concertation et tous deux connaissent bien mon dossier.

Certains psychiatres offrent aussi une psychothérapie, conjointement avec le suivi médicamenteux, peut-être votre médecin peut-il faire les deux?

Quoi qu'il en soit, n'ayez crainte d'en discuter avec votre psy, faites-lui part de vos idées, de vos besoins et de ce que vous ressentez.

Bonne route,

Aloès

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
10-10-04, 05:39  (GMT)
12. "RE: un psy toujours pressé"
Bonjour kool,

Je n'ai plus cette crainte de croiser des gens que je connais quand je vais chez mon psychiatre. Ce qui m'embête, c'est de n'avoir pas d'autre choix que d'aller dans un centre de soins pour voir un psychologue. On met toutes les méthodes qui consistent à soulager le patient sur le même plan. Mais collaborer ne veut pas dire réduire l'espace de liberté du malade. Je sais que ce type de structures convient également à de nombreux malades, mais on devrait aussi pouvoir se soigner dans différents lieux, de façon plus intime. J'ai parfois l'impression que l'on cherche à m'imposer des contacts avec d'autres schizophrènes. Je ne dis pas que c'est pas une bonne chose de voir des gens comme soi ( ou plus malades ), je préfèrerais que cette initiative viennent de moi. Il y a quelque chose d'infantilisant là-dedans à partir du moment où l'on a envie d'assumer seul ses problèmes. Les autres aident beaucoup, mais mes problèmes ont aussi quelque chose d'authentique, lié à mon vécu. J'essaye de faire de moi quelqu'un qui a une identité personnelle. Plusieurs personnes peuvent penser la même chose, elles ne sont pas pour autant faites pour s'entendre.

Je crois que pour se sentir adulte, on doit pouvoir assumer nos problèmes seuls, aussi. Pas toujours grâce aux thérapies de groupe ou à celles qui s'y apparentent. J'ai réalisé qu'une hospitalisation pouvait faire penser au malade qu'il était encore un enfant. Pourquoi ? Parce qu'il considère cela comme une punition ? Pas seulement à mon avis. C'est aussi parce qu'on nous place dans un lieu que l'on n'a pas choisi ( comme on ne choisi pas sa famille ). On nous impose un environnement composé de personnes que nous n'avons pas souhaité rencontrer. Je vois l'obligation de consulter un psychologue dans un cattp comme cela, même si je trouve qu'avoir des contacts avec d'autres malades est une bonne chose.

Il y a quelque chose que je n'arrive pas à exprimer aussi : si j'ai besoin de retrouver l'habitude de faire ma lessive, je ne voudrais pas qu'un autre la fasse à ma place. Aller dans une structure qui regroupe différentes professions, c'est très bien, mais il y a des problèmes qui me regardent ( moi et mon psy ). Pour ne pas sortir dévoilé, je dois fréquenter des lieux plus ou moins anonymes.

Bon, mais j'ai d'abord voulu dire qu'avec un psychologue, on devrait pouvoir parler plus longuement qu'avec un psychiatre (indispensable néanmoins).

Bon dimanche !

Felipe.


  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

horizon (23 messages) Envoyer message email à: horizon Envoyer message privé à: horizon Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
10-10-04, 14:43  (GMT)
13. "RE: un psy toujours pressé"
bonjour, mon mari voyait sa psy tous les deux mois en lui mentant sur des vacances il a réussi à avoir une ordonnance pour 4 mois et le mois dernier il lui a raconté qu'il y avait eu un empechement mais qu'il allait partir la semaine d'après donc ordonnance pour 3 mois et il n'est pas parti!! sa psy se doute surement de ses mensonges d'ailleurs parfois on faisait le point sur son état avec ma présence durant 5 minutes mais la dernière fois elle ne m'a pas laissé entrer alors que je ne l'ai pas rencontrée depuis 1 an et que mon mari ne sort plus du tout et il lui ment. Pour ce qui est de rencontrer des autres malades c'est une des raisons qui fait que mon mari n'a jamais accepté l'hopital de jour il angoisse trop en présence d'autres malades.
Horizon
  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour


Fermer | Archiver | Effacer

Lobby | Retour au Forum | Précédente | Suivante

Rechercher sur le site Atoute.org: