Bonjour,Je vois moi aussi un psychiatre qui me prescrit du Zyprexa tous les deux mois et un autre toutes les semaines avec qui je passe plus de temps.
J'aimerais savoir si ces deux médecins communiquent entre eux. Je ne crois pas que celui qui me fait mes ordonnances a le temps de s'informer sur l'évolution de mon état de santé ; il travaille dans une clinique et semble toujours débordé. De plus, il se rend chez des patients. La création prochaine d'un dossier médical informatisé pourrait être utile, mais les psychiatres auront-ils toujours le temps de le consulter ? C'est comme le carnet de santé avec un généraliste, on ne me l'a jamais demandé ( à part à l'université, mais parce qu'on se fiche bien de notre santé, c'est celle de la communauté qui importe. Je veux dire qu'on nous le réclame parce que c'est inscrit dans le règlement ).
Quand je pouvais encore bénéficier des services de la Mission locale, je voyais un psychologue, parfois presque deux heures par semaine. C'était gratuit. Il y a possibilité d'en voir un dans un CMP ou un CATTP, mais la thérapie est vécue de façon collective. Je trouve cela dégradant, infantilisant. C'est mon opinion bien sûr, certains malades peuvent y trouver leur compte. Pour moi, un adulte doit savoir s'assumer seul. Dans un cattp, il y a confusion entre activités de réadaptation sociale et suivi individuel du patient ( dans mon esprit en tous cas ). C'est très bien de mettre en relation différentes professions médicales ou para-médicales pour soulager un malade, mais pourquoi n'y aurait-il pas moyen de voir un psychologue gratuitement comme on voit son psychiatre ? Sa compétence est-elle mise en doute ? ( celle du psychologue ) C'est le cadre qui me gêne, l'intimité n'est pas complètement respectée dans la mesure où l'on sait qu'à chaque fois que l'on se rend dans un cattp, on se rend finalement dans un établissement où l'on peut croiser de nombreuses personnes que l'on connaît plus ou moins. C'est voulu je crois, je trouve ça plutôt bien ( utile et pratique ), mais pas pour voir un psy. En tous cas, on devrait pouvoir aller chez un psychologue en dehors de ce genre de centres ( là où on a moins de chance de croiser des gens qu'on connaît ).
Doit-on accepter la maladie au point de l'adorer ? Il n'y a pas de honte à aller voir un psy, c'est vrai. Mais tout de même ! On peut être gêné à l'idée de savoir que des personnes qui nous connaissent peuvent nous croiser. ça n'est pas forcément pathologique. Ces gens sont dans le même cas que moi, je n'ai donc en principe pas à être gêné. Mais pourquoi devrait-on nécessairement voir une équipe médicale ( voir mentalement ) quand on se rend chez un psychologue ? N'est-ce pas nous enfermer un peu plus dans la maladie ? Bien sûr que ce type de soins est important, je suis d'accord. Mais voir son psy, c'est quelque chose de très intime.
Le côté pratique de ces centres ne me convient pas, pas pour voir un psychologue. En plus, ça me rappelle encore trop l'hôpital. J'ai besoin de voir du monde, des gens comme moi, des soignants aussi, mais pas d'aller chez le psy avec eux ! Qu'ils travaillent ensemble, c'est très bien. Que l'on puisse retrouver toute une équipe médicale et d'autres malades est rassurant aussi. Mais je préfèrerais voir un psychologue dans un autre cadre.
D'autres personnes seraient-elles du même avis ?
Felipe.