Modifié le 27-10-04 à 23:29 (GMT)Bonjour Pandore,
<Désolée d'être franche, mais dans ton histoire, il y a énormément de <choses troubles et bancales, qui peuvent déstabiliser les personnes <schizophrènes de ce forum, et c'est pourquoi je me permets d'intervenir.
Je laisse aux modérateurs le soin de juger si mes messages sont destabilisants. Par contre ton attiture extrêmement aggressive à un moment où je suis en souffrance et paumée me déstabilise.
<Ton psychiatre est uniquement ton psychiatre à toi. Il n'a pas à <remettre en cause devant toi le diagnostic posé par le psychiatre de ton <ami alors qu'il ne le connaît pas, ni à émettre lui-même un diagnostic ! <Il n'a pas non plus à critiquer la manière dont son psy lui a présenté <le traitement.
Mon psychiatre à l'habitude de conseiller des parents et des proches de personnes ayant des troubles, il est rompu à ce genre d'exercice, d'ailleurs il a fondé un centre gratuit d'écoute des familles. Il connait bien le psy de mon copain, c'est lui qui me l'a conseillé pour lui. Il sait comment il procède, et il a une déontologie différente de celle de son confrère. Il me l'a dit, je ne vois pas le mal.
Je lui ai parlé de mes inquiétudes au sujet de mon copain, et suite à cela il a fait des commentaires et a émis des hypothèses. Il a dernièrement fait l'hypothèse qu'il pourrait s'agir d'une dépression atypique, il n'en est pas sur, c'est pourquoi il veut se renseigner auprés du psy de mon copain.
<Toi de ton côté, tu n'as pas à ouvrir le sachet de médicaments que ton <ami ramène de la pharmacie, et tu n'as pas à juger s'il s'en serait <formalisé ou non.
J'ai dit à mon copain que j'avais ouvert le sachet et lu l'ordonnance, on a reparlé ensemble de la posologie, et comme je m'y attendais il n'a rien à y redire. Il n'est pas parano, et il est trés ouvert à toute aide qu'on peut lui apporter.
<Tu dis essayer d'être lucide et d'y voir plus clair, mais c'est <exactement le contraire que tu fais, d'abord en ne disant rien à ton ami <de ton propre état de santé, et en faisant ensuite intrusion dans son <suivi psychiatrique. Cette attitude n'a rien de lucide, au contraire <elle est morbide et pernicieuse.
Mon ami connait la plupart de mes symptômes : il m'aide à gérer mon évitement, il connait ma difficulté à travailler, je lui ai dit que je ne souhaitais pas avoir d'enfants à cause de mes troubles, il sait que je suis parfois fatiguée à cause de mon traitement. Le seul symptôme dont je ne lui ai pas parlé, ce sont mes hallucinations auditives parce que c'est trop spécifique à la psychose. Mon copain me comprend et m'aide à gérer mes troubles, il me conseille sur ce que je devrais mentionner à mon psy, il me soutient. Poser un nom sur mes troubles pourrait le faire fuir, je retarde donc ce moment même si ça me fait souffrir de ne pas partager ça avec lui. S'il a des troubles psychotiques lui aussi, je lui en parlerai, mais étant donné qu'il a une tendance dépressive et qu'il peut être vite déstabilisé en cas de mauvaise nouvelle, je ne veux pas faire ça brutalement.
Je fais intrusion dans son suivi psychiatrique parce que son psy lui ment, mon psy me l'a confirmé. D'autre part, je vis avec lui, ses troubles rejaillissent sur ma vie, je me sens concernée à juste titre.
<Tu as demandé à ton psychiatre de téléphoner au psychiatre de ton ami, <eh bien j'espère de tout coeur qu'il n'en fera rien. Vous n'êtes pas <mariés, vous n'avez pas d'enfant, et cette démarche ne peut rien avoir <de bénéfique ni pour l'un ni pour l'autre.
Cette démarche peut aider son psy à comprendre l'environnement dans lequel vit Hervé, une compagne schizophrène sur qui il se repose beaucoup. Elle peut me permettre de mieux comprendre sa symptomatologie, et de l'alerter quand ça va mal en lui disant d'en parler à son psy, il m'écoute toujours quand je fais ça. Ca me permet aussi d'avoir une vision plus claire de notre avenir, de ce qui nous attend, et donc, je maintiens, d'être plus lucide.
<Cela fait maintenant plus d'un an que tu viens sur ce forum, et pourtant <on dirait que tu n'as pas saisi ce qu'était la schizophrénie. Comme quoi <lire le livre de Catherine Tobin ne suffit peut-être pas.
J'ai lu des livres beaucoup plus complexes que le livre de Catherine Tobin, des ouvrages pointus destinés au personnel médical. Si je conseille à tour de bras le livre de Tobin, c'est qu'il est clair et destiné à un large public. Mes lectures ne s'arrêtent pas là.
D'autre part, mon psy m'a dit que j'étais trés au faite de la symptomatologie, et que c'est pour ça qu'il pensais me tenir informée, justement parce qu'il me trouve lucide et qu'il sait que je peux aider mon copain.
Je finirai par dire que je suis diagnostiquée schizophrène, l'état de mon copain rejaillit sur ma santé, mon psy me met sous séropram en partie à cause de ça, et je pense donc avoir ma place sur le forum pour en parler. Je trouve cette remarque déplacée venant de la part de quelqu'un qui n'est pas schizophrène elle-même.
Je me soumettrai à la décision des modérateurs s'ils décident de fermer cette discussion, personnellement je ne la trouve pas destabilisante même si les remarques de Pandore sont assez violentes.
Cordialement,
rose noire