Modifié le 05-11-04 à 01:54 (GMT)Bonjour Olivier,
Je suis moi aussi très dépendant de ma mère, mais pas de la même façon que toi ( on peut se tutoyer ? Je ne sais jamais comment me comporter sur un forum ). En fait, c'est la seule personne avec qui je peux sortir, mon père travaillant tard le soir ( moins depuis quelques années mais du coup il doit se coucher plus tôt ) et mon frère, quand il ne travaille pas, part en randonnée. Je pourrais l'accompagner, mais ils sont plutôt expérimentés alors que je n'ai pas fait de sport depuis longtemps. Bref, dès que possible, j'accompagne ma mère à la médiathèque. Je suis obligé parfois de lui demander de me faire quelques courses car je suis très mal-à-l'aise dans les supermarchés ( et c'est là qu'on trouve les produits les moins chers ).
Par contre, je suis capable de sortir de temps en temps sans que ça me rende trop malade. Mais je m'ennuie terriblement. J'ai beaucoup de mal à trouver du plaisir seul, alors que je peux rigoler avec ma mère parfois. Mais bon, nous ne faisons qu'aller à la médiathèque. C'est bien ma seule sortie hebdomadaire, avec mon rendez-vous chez le psy. Je ne suis pourtant pas asociable, loin de là. Mais il y a des troubles qui pourissent les relations humaines ( je parle surtout d'une espèce de déréalisation, de paniques en tous genres ou de chocs émotionnels qui me font trembler, perdre la mémoire ... ). C'est supportable avec le traitement, mais faire connaissance avec quelqu'un n'est pas la même chose qu'entretenir une relation déjà établie. On doit en quelque sorte faire ses preuves, se montrer sous nos plus beaux jours car " les autres " ont en général déjà des amis.
Sinon, la prochaine chose que je dois faire qui m'angoisse est de répondre à ma soeur qui m'a envoyé une carte postale d'Afrique du Sud où elle animait un séminaire. J'en tremble rien que d'y penser. Je suis vraiment touché par son geste, ça n'est pas habituel.
Mon " ex ", qui avait plus de 40 ans quand je l'ai quittée, me disait souvent : " profites bien de tes parents, ils ne sont pas éternels ". Depuis, elle a perdu sa mère, j'étais auprès d'elle ( auprès de mon ancienne partenaire ) à ce moment là. Depuis aussi, je fais tout pour profiter de mes parents, et de ma famille en général, mais c'est plus difficile.
Des épreuves, j'en rencontre aussi presque tous les jours. A chaque fois que je dois sortir notamment. Avec le temps, il y a des choses que l'on fait plus facilement dans un état second ( mes médicaments ne sont pas sans effets ).
Bonne continuation dans tes démarches auprès de la Cotorep, Olivier. De mon côté, j'attends aussi de leurs nouvelles.
A bientôt.
Felipe.