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"Histoire d'une malade : schizoprène ou pas, à vous de décider"

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Forum : Schizophrénie (Protected)
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lionel01 (3 messages) Envoyer message email à: lionel01 Envoyer message privé à: lionel01 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
10-11-04, 20:07  (GMT)
"Histoire d'une malade : schizoprène ou pas, à vous de décider"
Modifié le 10-11-04 à 20:10  (GMT)

Bonjour à tous,

J'ai précedemment posté le même message mais sans m'apercevoir du decalage entre le titre et le contenu.
Etant nouveau sur le forum, je présente le faits.
Il y a maintenant 5 ans (j'avais 25 ans), j'ai eu un gros pb de santé. Santé mentale pour être plus précis. Cela a commencé un soir subitement sans raison apparente par des voix qu'à l'époque je croyais venir de je ne sais ou. Petit à petit, je me suis enfermé dans l'idée que ces dernières étaient d'origine extracorporelle et ne venaient pas de moi mais bien de l'exterieur. S'en sont suivis des troubles psychotiques tels que paranoia, délire de persécution, délire de complot... Enfin bref, une perte total de contact avec la réalité, une navigation dans un monde imaginaire sans tenant ni aboutissant, où coexiste mille explications pour une non rationalité ou tout du moins l'image que j'en avais.
Ces faits sont d'autant plus extraordinaires que je n'avais jamais eu auparavant le moindre pb de ce côté là. Vivant à l'époque seul, je n'ai pas pu supporter et j'ai du me résoudre à quitter les lieux et retourner habiter chez mes parents pour trouver du réconfort. C'est à peu près les seules personnes que je supportais.
Devant l'insistance de mon père alors gravement atteint d'une maladie cardiovasculaire et de ma mère, je suis rentré trois mois après le début des voix dans un service de psychiatrie.Je précise avant de poursuivre que je n'ai jamais eu de comportement agressif envers qui que ce soit et c'est important pour comprendre la suite.
Pour moi, j'étais alors possédé, ce que je n'ai pas manqué de dire aux médecins. Leur réponse rapide : une dose massive de neuroleptique (2200 mg de Solian/jour). Naturellement, s'en sont suivis des effets secondaires (effets pyramidaux pour être plus exacte), qui bien au contraire d'éliminer mes troubles, les augmentaient (Une personne qui se croit possédé et dont les muscles se contractent tout seuls est persuadée qu'on la mannipule). Ma mère est venu le lendemain et voyant mon état s'est plainte à l'infirmière qui ne souhaitait pas réagir. Aussi, elle a menacé le service. La peur aidant, il m'ont donné du lepticure (histoire d'éliminer les effets secondaires) tout en continuant à me "légumiser".
Cela a duré 3 semaines durant lesquelles je reprenais petit à petit pied dans la réalité mais je somnolais toute la journée.
Mon état de santé s'est largement améliorée durant ces semaines. Vers le 15 juillet 2000, j'étais largement en mesure de quitter l'hopital (les troubles avaient entièrement disparus). Le seul pb, était que ces messieurs de l'hopital ne considéraient pas mon état comme stabilisé. Ils refusaient de me laisser sortir et voulaient même m'envoyer dans un hopital spécialisé. Ma mère les a menacé une nouvelle fois, j'ai pu sortir après moultes discussions.
Après les vacances, j'ai repris le travail continuant à me faire suivre par les psys de l'hopital. Les doses ont été diminuées petit à petit en un an jusqu'à un arrêt complet du traitement de mon fait. Je n'ai alors plus eu de soucis durant 5 ans.

Suite à ce rapide exposé de la situation, je poserais donc deux questions.
1) Comment se fait-il qu'on administre des doses aussi massives à des patients sans que cela soit nécessaire?
2) Quels sont les droits des médecins sur la vie du patient?

On ne m'a jamais dit que j'étais schizophrène, or d'après les symptomes, il s'agit bien de cette maladie, j'aimerais qu'on me le dise enfin. Tous le monde reste muet.

Je poursuis mon histoire et j'arrive ainsi au coeur du sujet. Après ce triste épisode psychotique, j'ai donc repris mon travail. Avec les doses massives que je continuais à prendre après l'hopital, il était difficile de travailler (même lire m'étais impossible, je ne comprenais pas les phrases).
Pour placer le décors, cela faisait un an que je préparais une thèse en sciences humaines. Naturellement, mon directeur de thèse, peu compréhensif et surtout étant au courant de mon hospitalisation en psy et de mes voix, m'a demandé d'arreter sous prétexte que je n'étais pas fait pour ça.
J'ai tenu bon, en lui affirmant que j'arriverais au bout, quoiqu'il arrive. Ce que j'ai fait. Cela a été possible en raison de la diminution progressive des doses de mon fait.
3 ans plus tard, j'ai donc soutenu ma thèse de doctorat (mention très honorable). A ce qu'on m'a dit, seulement 3 personnes en France, sont capables de déchiffrer mon travail qui est jugé très formaliste et quantitativiste.
1 an plus tard, j'ai obtenu un poste de chercheur contractuel dans un laboratoire de l'ENPC (Ecole Nationale des Ponts et Chaussées) et c'est ma situation actuelle. Depuis, juin, j'écris des articles en masse, j'ai crée un site sur mes travaux, j'ai publié, je me suis impliqué dans la vie de mon ancien laboratoire (pages perso), j'ai même fait référencer quatre modèles mathématiques sur un site de ma discipline et tout cela dans le but de me faire connaitre pour obtenir un poste de titulaire.
Tous allait pour le mieux et puis le 30 octobre, accident suivi d'une repise des hallucinations auditives. J'ai donc reconsulté un généraliste
puis un spécialiste. J'ai repris un traitement mais avec des doses faibles que je contrôle (elles ne servent qu'à éliminer les voix). Ma question est alors
Un accident peut-il entrainer une réactivation?
Maintenant, concernant le travail et compte tenu de la relative précarité de l'emploi, je me fais beaucoup de soucis (aux vues des réactions antérieures).J'ai toute ma tête, et poutant j'ai peur d'un rejet à cause de ma maladie.

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  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 Bonsoir Lionel 01 soleilnoir 10-11-04 1
   RE: Bonsoir Lionel 01 lionel01 11-11-04 2
       RE: Bonsoir Lionel 01 agat 11-11-04 3
           RE: Bonsoir Lionel 01 dom45700 11-11-04 4
           RE: Bonsoir Lionel 01 Laurence2 11-11-04 5
               RE: Bonsoir Lionel 01 dom45700 11-11-04 6
                   RE: Bonsoir Lionel 01 Laurence2 11-11-04 7
                       RE: Bonsoir Lionel 01 pouzzler 11-11-04 8

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Texte des réponses

soleilnoir (222 messages) Envoyer message email à: soleilnoir Envoyer message privé à: soleilnoir Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
10-11-04, 20:33  (GMT)
1. "Bonsoir Lionel 01"
Il existe des degrés de gravité dans la schizophrénie. Moi par exemple sous médicaments je suis normal entre guillements et je peux tout faire. Le point négatif est que je dois me trimballer comme un Touareg avec sa gourde sauf qu'avec moi c'est les médicaments.
Je suis content que tu sois peu malade. Ce qui est grave en revanche c'est les cas de non réaction aux médocs.
Il faut que tu continue à prendre ton traitement sinon tu vas rechuter.
Je ne veux pas t'inquieter mais en général entendre des voix est un symptome très grave. En fait c'est tout le systeme de symbolisation du cerveau qui déconne.
Moi j'ai eu des millions d'hallucinations par jour. Je suis sous 1000 milligrammes de Solian. Tranxène. Anti-dépresseur. Somnifère. Et ce qu'il m'arrive en général tous les soirs c'est d'avoir très peur et les couleurs se modifient: varient au sombre ou au clair. Mais seulement quand je suis fatigué.
Par contre pas de voix... Je ne sais pas les hallucinations visuelles donnent un monde apocalyptique et on y perd à chaque fois des plumes...
Ce qui sera dur pour tout sera la paternité...
A+... David
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lionel01 (3 messages) Envoyer message email à: lionel01 Envoyer message privé à: lionel01 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
11-11-04, 03:16  (GMT)
2. "RE: Bonsoir Lionel 01"
Je suis entièrement d'accord qu'il y a plusieurs niveaux dans la schizo. Je ne pense pas contrairement à toi qu'il existe des cas de non réponse aux médicaments. Tout le monde est plus ou moins receptif (c'est chimique). Le soucis, c'est que "la guerison" ou tout du moins une faible expression de la maladie est plus du fait de l'individu en lui même. Ce que je veux dire par là c'est que la schizo est une maladie ou justement on ne se reconnait pas malade ou tout du moins on ne l'admet pas. Je pense (mais je peux me tromper) que 80% des symptomes peuvent être éliminés par la seule volonté du patient un peu comme l'alcolisme. Si je me permet cette comparaison c'est qu'il existe des similitudes entre les deux troubles. L'alcolisme est une drogue (on en veut toujours plus), la schizo est identique, par le biais des hormones sérotonine et dopamine, le cerveau réclame toujours plus d'hallucinations de troubles de délire, de voix. Bien sûr, un individu normalement constitué trouvera cela bizzare, mais inconsciemment, un cerveau malade a besoin de ces délires. Du reste, on dit souvent pour simplifier énormément pas assez de dopamine et tu as parkinson et trop et tu es soit schizo ou SGT (Syndrome Gilles de la Tourette). La dopamine est aujourd'hui considérée comme la drogue du cerveau. Chez une personne normalement constituée, elle va au cinéma, décharge de dopamine dans le cerveau, elle joue aux échec (si elle aime ça), décharge de dopamine, elle fait l'amour, idem...et ça s'arrête là. Chez le schizo, une décharge faible au début car a priori moins d'émotion, implique une réponse de l'organisme : demande de plus de dopamine. Le message se bloque, nouvel envoi...Et au final, toutes les demandes arrivent en simultané, ce qui produit une saturation des sites (d'ou une surreexitation, hallucination). En somme pour simplifier, le schizo est un drogué du cerveau. Quand un niveau donnée de dopamine est atteint, il est difficile de revenir en arrière. Aussi, les médicaments sont là pour "le seuvrage". Ils occupent les sites de la dopamine et les infos circulent moins rapidement dans le cerveau. J'ai remarqué, en effet, que dans les moments de joies tout comme ceux de peines, on est plus sujet à des troubles...

Mon avis, pour les personnes peu atteintes voire moyennement atteintes, il est possible de se dominer par la seule force de caractère. Les médicaments, dans un premier temps permettent de réduire la dose de dopamine dans le cerveau, puis sont ensuite un peu comme des placébos. On se prend un petit comprimé de 200 le soir ou le matin, histoire de bien ancrer dans son esprit qu'on est schizo, de "se positioner" dans l'inconscient, sinon, c'est la fin des haricots. C'est une lutte fratricide entre la réalité d'une maladie et le délire de l'irrationel.

A +

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agat (53 messages) Envoyer message email à: agat Envoyer message privé à: agat Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
11-11-04, 09:34  (GMT)
3. "RE: Bonsoir Lionel 01"
salut lionel01,

Personnelement je suis diagnostiquée schizo bien que n'ayant fait que 2 crises mais la seconde a duré un an. Et je m'oppose fortement à deux choses que tu dis.
Deja, seul un traitement peut mettre fin aux délires. Dans mon cas sur l'année de crise je luttait corps et âme pour qu'il cesse je me battais intérieurement 24h/24 ce quui m'epuisait physiquement et moralement mais je ne comprennais pas ce qui m'arrivai je me croyais victime d'un sortilège contre lequel je devait lutter. Je ne parvenais plus à dormir tellement les voix, les images, les odeurs et les sensations d'os qui se brisent dans le corps etc étaient fortes. Seul les neuroleptique y ont mit fin en une semaine ou 10 jours. Ma notion du tmps à l'hopital est aléatoire. D'autant plus qu'il y a probablement des gens sur ce forum qui en ont marre de prendre leur traitement et qui risquent de te croire.
Deuxième chose, la dépendance au délire ne me prait pas forcément avérée. Car toujours pour mon cas personnel, si il a pu être agréable par moment il a aussi été terrifiant à d'autre, et pour rien au monde je ne souhaiterai me retrouver dans cet état. Non seulement j'ai souffert de violence dans mes délires, mais n plus il y a des moments de rou noir. Par exemple je me suis pris une amende RATP à un endroit où je n'ai aucun souvenir d'être allé. D'ailleurs malgré les attestations de medecins ils n'ont jamais voulu les faire sauter, alors que j'étais dans ce que les psy appelent le voyage pathologique. Mais ce n'est ps la le sujet. Crois moi le délire, lorsqu'il semble revenir à la surface quand j'ai oublié de prendre mes médicaments par exemple, me fait peur et je courre les reprendre. Alors je ne te laisserai pas dire que c'est une sensation agréable. D'autant plus que j'ai été dépendante au shit et à d'autres substances et je peux te dire que 'est autrement plus apréciable que les délires. Et je suis toujours hyper dépendante à qch, je ne peux vivre sans une dépendance. Pour l'instant c'est le tabac, le café et le sport(qui lui secrète une hormone du plaisir) et j'espère bientôt mon ex copain que je revois tout à l'heure. Alors en tant que toxio perpétuelle à quelque chose je peux te dire que je ne le suis pas au déklire tan il a pu me faire souffrir et me faire peur.
D'ailleurs j'ai encore ette peur du noi et le soir j'ai le sentiment qu'il y a qn dans la pièce des fois, san le visualiser mais j ai l'impression d'être suiviE .probablement un résidu traumatique. Mais si ucrois que l délire est attirant ou si tu ressens encore cette attirance, cest que tu n'as pas été au bout du calvaire que ça peut être quand il te contrôle complètement. Et je ne te le souhaite pas. Alors prends ton traitement et ne le voit pas comme un refuge mais comme un univers hostile. Car c'en est un au bout d'un moment. Tu peux d'ailleurs lire les posts de carmaga qui ne se défait pas d'hallucinations qui lui plantent un couteau dans le coeur et dont elle resent la douleur. Je l'ai vécu ausi c'est horrible, car répétitif et imposible à parer. Ce qui me rammène encore à ta pemière suppostition que les troubles peuvent être arrêtés à 80%. Vas lui dire!!
Enfin, non n'y va pas mais comprends que ça puisse être déstabilisant pour certains et même dévalorisant pour ceux qui ne s'en sortent pas avec ou sans traitement.
Voila j'en ai fini.
Désolé si ça prens l'allure d'un procès mais ton message m'a choquée.

A bientôt, je reste ouverte à la discussion avec toi. J'aimerais même savoir ce que tu pense de ce que viens e die.

Agathe

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dom45700 (421 messages) Envoyer message email à: dom45700 Envoyer message privé à: dom45700 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
11-11-04, 10:59  (GMT)
4. "RE: Bonsoir Lionel 01"
Bonjour Agathe, Bonjour Lionel, Bonjour David,

Après avoir lu vos messages, je voudrais parler de ma fille. Grâce aux médicaments, elle n’a presque plus d’hallucinations et je crois plus de déréalisations physiques.
Malgré tout, comme l’écrit Lionel, elle ne se sent pas malade. Quand parfois elle a des voix « méchantes », elle se persuade qu’elles sont imaginaires. Quand ses voix sont « gentilles », pour elle, elles sont réelles, et cela semble la rassurer. Ca me fait mal, elle a sans doute manqué d’encouragement. Dans ces moments, il est inutile de vouloir l’aider à raisonner, elle me dit que ça dépend des gens que l’on connaît, et que pour elle c’est comme ça.
Elle n’est jamais descendue très bas (je le crois du moins), elle a été soignée peut-être trop tôt avant de vraiment souffrir, c’est ce que je déduis quand je lis des messages. Par contre, il lui est également arrivée d’avoir des « trous » avant son hospitalisation, où physiquement, je la voyais vidée, mais elle ne s’en rendait pas vraiment compte. Son caractère optimiste et insouciant prend le dessus, même si elle se sent triste et souvent malheureuse, là, elle met en cause les médocs. Le fait de refuser le fait d’être malade est pour elle une défense et parfois j’ai l’impression que son état précédent lui manque, comme quand elle me disait : c’est sa vie, pas la mienne.

Malgré tout, je suis très vigilante à la prise des médocs, comme je lui ai expliqué encore dernièrement, je n’aimerais pas qu’elle revive un séjour hospitalisé, ni pour elle, ni pour moi.

Bonne journée.

dominique

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Laurence2 (702 messages) Envoyer message email à: Laurence2 Envoyer message privé à: Laurence2 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
11-11-04, 12:03  (GMT)
5. "RE: Bonsoir Lionel 01"
Modifié le 11-11-04 à 12:09  (GMT)

Bonjour Agathe,

je suis 100% d'accord avec toi.

Lionel, si tu as trouvé comment soigner la schizophrènie par la simple volonté, ce sera sympa de nous expliquer comment à nous pauvres gens sans volonté ni caractère qui sommes malades depuis des années. De plus, tu guériras 60 millions de personne sur terre, souffrant de cette maladie, maladie que les psychiatres n'arrivent pas à éliminer malgré de nombreuses recherches dans le domaine.
Quant à l'acoolisme, c'est bien connu que ce n'est qu'une question de volonté!
Désolée, mais je ne comprends pas comment quelqu'un qui est censé être au courant de ce que sont les maladies mentales peut véhiculer des préjugés pareils!

Cordialement,

Laurence

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dom45700 (421 messages) Envoyer message email à: dom45700 Envoyer message privé à: dom45700 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
11-11-04, 12:46  (GMT)
6. "RE: Bonsoir Lionel 01"
Bonjour Laurence,

Je crois que le principal c'est se rendre compte qu'on est malade, c'est le chemin le plus court, façon de parler.
A savoir si le déni fait revenir à la vrai vie, tout seul, malgré soi. Je l'ignore.

Amicalement.

dominique

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Laurence2 (702 messages) Envoyer message email à: Laurence2 Envoyer message privé à: Laurence2 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
11-11-04, 15:12  (GMT)
7. "RE: Bonsoir Lionel 01"
Bonjour Dominique,

c'est vrai, la conscience de la maladie est importante. La volonté aussi, comme dans toute maladie, pas plus pas moins. Là-dessus je suis d'accord avec Lionel, mais venir dire que le principal est une question de volonté, c'est insultant pour les schizophrènes. Comme je l'ai déjà dit, si c en'était qu'une question de volonté, ça ferait longtemps que j'aurais oublié jusqu'au nom de cette maladie. Ca m'énerve que même ici on fasse passer les personnes souffrant de maladie mentale pour des faibles de caractère.

Amitiés,

Laurence

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pouzzler (3 messages) Envoyer message email à: pouzzler Envoyer message privé à: pouzzler Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
11-11-04, 22:31  (GMT)
8. "RE: Bonsoir Lionel 01"
Bonjour Laurence. Il ne faut surtout pas voir une insulte dans la façon dont Lionel a vaincu sa maladie. La volonté, c'est un concept très vague, et qu'il n'a pas explicité.
Dans mon cas, par exemple, les hospitalisations et les médicaments étaient tellement pires que la maladie, que ça m'a donné la volonté de vivre bien sans hospitalisations ni médicaments. J'entends toujours des voix, je suis plus "fou" que jamais, mais ça ne m'empêche plus de vivre une vie normale, chose qui était impossible avant.
Sachant que si je laisse ces voix, ces "entités" prendre le contrôle me vaudra six mois à un an de légumisation me permet de garder le contrôle par simple peur de l'hopital.
Je sais bien que ce n'est pas la raison pour laquelle les traitements ont été inventés, mais si ça marche, pourquoi pas? ;)
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