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"Schizophrénie chronique et médocs?"

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Forum : Schizophrénie (Protected)
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rebelote (66 messages) Envoyer message email à: rebelote Envoyer message privé à: rebelote Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
18-11-04, 00:18  (GMT)
"Schizophrénie chronique et médocs?"
Bien le bonjour,

Les neuroleptiques présentent tout leur intéret dans les crises aigues. Dans les formes de schizophrénie à symptômes exclusivement négatifs, avec simplement des problèmes de relation au monde extérieur ( irréalisme, manque de rationnalité, idées ou comportements bizarres) sans hallucinations ni autre espèce de crise aigue, les neuroleptiques sont réputés moins efficaces.

Y at-il ici quelqu'un qui les a expérimentés dans cette forme frustre de schizophrénie?

Que peut-il en dire?

Merci et à bientôt.

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  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: Schizophrénie chronique et médocs? fande 18-11-04 1
   RE: Schizophrénie chronique et médocs? rebelote 18-11-04 2
       RE: Schizophrénie chronique et médocs? charly 18-11-04 3
           RE: Schizophrénie chronique et médocs? rebelote 18-11-04 4

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Texte des réponses

fande (30 messages) Envoyer message email à: fande Envoyer message privé à: fande Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
18-11-04, 14:24  (GMT)
1. "RE: Schizophrénie chronique et médocs?"
Salut rebelote ,

Moi je ne souffre plus que de symptomes négatifs et je prend du SOLIAN et du LEPONEX , ils m'ont aidé (je n'ai plus de déréalisations ).
Effectivement les neuroleptiques fonctionnent moins bien sur ce type de symptomes (négatifs).
Je souffre d'un retrait social , d'une peur des autres , et d'angoisses (conduire une voiture est difficile, travailler est impossible du moins dans l'emploi que j'occupais ) que les neuroleptiques ne traitent pas .

Voilà !
Cordialement .
François

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rebelote (66 messages) Envoyer message email à: rebelote Envoyer message privé à: rebelote Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
18-11-04, 17:59  (GMT)
2. "RE: Schizophrénie chronique et médocs?"
Bonjour fande, et merci de cette information.
Pouvez vous me préciser davantage ce que vous entendez par "déréalisation"?
Mon fils, puisque c'est de lui qu'il s'agit, conduit une voiture sans problème (je m'en suis même plaint à l'époque où il me piquait la mienne de façon abusive!). Il a avant tout une mauvaise perception des réalités qui forment son environnement et la plupart de ses jugements sont faits d'a priori et ses idées sont bizarres. Tout se passe comme si le poids de ses émotions (envies et peurs) faussaient en permanence son appréciation des faits (pas de tous les faits, et pas en permanence, mais presque). Il se réfugie dans son petit monde a lui, qui lui permet, nous a-t-il dit, d'échapper à une réalité trop triste. Il n'a peur de personne; il va vers les gens facilement, au point même de voir des sosies assez frequemment. Il s'est fait un système d'écriture à lui, avec des signes qu'il est évidemment le seul à comprendre. Il s'enferme dans son écriture comme Nash s'enfermait dans ses chiffres. Les employeurs ne veulent pas de lui? qu'à cela ne tienne: il est en train de monter une entreprise. Et pourtant, il sait intimement que ce n'est qu'un rêve qui n'aboutira pas.
Je serais intéressé de savoir si nous devons le laisser s'échapper dans ses rêves qui lui rendent la vie supportable ou si au contraire nous devons en permanence lui rappeler où est la réalité. Si quelqu'un a une idée, merci!
Nous nous sommes posé la question de savoir s'il était vraiment schizophréne, bien que ce soit un médecin qui le connait bien pour l'avoir hébergé un mois qui a fait le diagnostic. Certes, il y a 2 ans 1/2, dans des circonstances très difficiles à vivre pour lui (rupture sentimentale s'ajoutant à la découverte de son incapacité à trouver un travail), il avait des pensées et même une fois une vision délirantes, mais depuis qu'il a retrouvé la sécurité et l'affection de ses parents, cela ne s'est jamais reproduit et ses grosses colères ont progressivement mais rapidement disparu.
Ma question est: les neuroleptiques peuvent ils aider notre fils à trouver un comportement normal et lui permettre de se faire accepter dans notre société?
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charly (394 messages) Envoyer message email à: charly Envoyer message privé à: charly Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
18-11-04, 20:00  (GMT)
3. "RE: Schizophrénie chronique et médocs?"
bonsoir,
je suis étonné de devoir répondre à ce genre de question! il est évident que les neuroleptiques améliorent de beaucoups les choses, ce qui est également primordial c'est que votre fils doit se prendre en charge (gérer lui même sa maladie ce qui implique qu'avec l'aide d'un psy il doit apprendre à doser son neuroleptique pour trouver le bon dosage pour lui qui lui permettent de vivre correctement sans effet secondaire, comme tout un chacun. le jour ou je me suis pris en charge et que j'ai arrêté l'arrêt de mon traitement régulièrement, tout c'est très bien passé puisque je suis stable depuis 4 ans, sans aucune rechute, et sans aucun problème particulier. pour ce faire accepter, il faut que votre fils s'accèpte tel qu'il est, et qu'il ce fasse connaître des gens avant de leur avouer de quoi il souffre, comme cela il pourra ce faire accepter, mais excusez moi à l'avance il y aura toujours des cons pour le rejeter.

charly!

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rebelote (66 messages) Envoyer message email à: rebelote Envoyer message privé à: rebelote Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
18-11-04, 21:53  (GMT)
4. "RE: Schizophrénie chronique et médocs?"
Bonsoir Charly,

Merci infiniment de votre témoignage plein d'espoir pour nous.
Mais néanmoins tout nous ("nous" = les parents) reste à faire:
- révéler à notre fils sa maladie
- le convaincre de suivre un psy. Jusqu'ici, il a toujours refusé de consulter. La seule fois où il l'a accepté, exclusivement pour me faire plaisir, le psy n'a réussi ni à le faire parler, ni à le convaincre de revenir.

"Vous êtes étonné de devoir répondre à ce genre de question." En ce qui me concerne, je n'ai pas lu que des messages favorables aux neuroleptiques, même dans le cas d'utilisation sur les symptômes positifs. Les effets secondaires parfois très lourds, l'inefficacité, la difficulté de trouver la bonne molécule et la bonne dose, le fait que l'on ne guérit que dans un cas sur 4 (et même dans certains textes que c'est incurable), le fait qu'il y a autant de schizophrénies que de patients.... Le corps médical lui-même n'a pas de consensus clair, ce qui n'est pas du tout à lui reprocher, mais ce qui ne booste pas la confiance....
Et de toute façon, lorsqu'on prend une décision pour autrui, et de surcroît pour un autrui qu'on aime... comme son fils, on cherche à s'appuyer sur tous les avis qu'on peut trouver.

Encore une fois, merci de m'avoir donné le vôtre.

A bientôt peut-être, et tous mes voeux de santé.

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