Je viens d'être projeté dans un monde inconnu, celui de la psychiatrie, et du handicap,et je serais reconnaissant à toute personne qui pourra m'apporter quelques lumières.Je voudrais d'abord donner mon témoignage sur la façon dont j'ai été projeté dans ce monde complètement inconnu pour moi. Père d'un jeune adulte souffrant de troubles psychiatriques, qui n'ont pas été formellement diagnostiqués comme schizophréniques, voici d'abord comment j'en ai été informé, il y a quelques semaines:
" Monsieur, votre fils est psychotique, c'est une maladie qu'on ne sait pas guérir, au mieux on pourra stabiliser son état, ça prendra une dizaine d'années".
Je précise que je n'ai pas résumé l'annonce qui m'a été faite: elle était aussi laconique et aussi radicale. Quelle que soit la gravité d'une maladie, ne faut-il pas laisser un peu de place à un minimum d'espoir?
Depuis lors, mon fils et moi-même avons vu deux autres psychiatres, dans le cadre du CMP où il est suivi, sans avoir plus d'informations. C'est seulement à la suite d'un entretien que j'avais demandé à un psychiatre en libéral que m'a été remise une brochure "La schizophrénie La comprendre pour mieux la vivre" qui m'a apporté quelques lumières sur cette maladie. J'aurais apprécié d'avoir cette brochure, ou une autre, dès l'annonce du diagnostic.
Ce fut donc mon premier problème d'information. j'en ai eu d'autres depuis. Pour avoir des informations - je précise bien: simplement des informations- sur ce qu'était la Cotorep et l'AAH, j'ai demandé un entretien avec l'assistante sociale du CMP où mon fils est suivi et, comme il me semblait prématuré de l'associer à cette démarche, je souhaitais avoir cet entretien sans lui. Que n'avais-je pas fait? Cette simple demande -rencontrer une assistante sociale- s'est heurté à un refus "Nous ne recevons pas les parents sans les malades", plus quelques remarques désobligeantes.
Comment résumer ces premières expériences? Nous, les parents, sommes en première ligne et est-ce trop demander de bénéficier d'une information correcte? La compétence de nos médecins est reconnue, ainsi que celle des professions sociales, mais il y a des fois où on a l'impression d'être en face d'une bureaucratie dont il est difficile de décoder la logique.
Mes questions précises, aujourd'hui: un jeune adulte, psychotique, relève-t-il de la Cotorep? Les démarches à effectuer, s'il en relève, passent-elles nécessairement par le CMP et son assistante sociale? autrement dit, si mon fils est suivi par un psychaitre libéral, qu'est-ce que je dois faire pour présenter un dossier à la Cotorep? Peut-il prétendre à l'AAH? Quel est son montant? Est-ce une démarche indépendante de la Cotorep?
Merci d'avance de vos réponses