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"mon témoignage"

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Forum : Schizophrénie (Protected)
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luco (91 messages) Envoyer message email à: luco Envoyer message privé à: luco Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
10-12-04, 13:00  (GMT)
"mon témoignage"
Modifié le 05-01-05 à 19:01  (GMT)

bonjour à tous,

je m'appelle Luc, j'ai 40 ans voici mon témoignage. je suis suivi en psychiatrie depuis presque 15 ans.


Amicalement

Luc, 40 ans


j'ai échoué au bac F2 électronique en 1983, j'ai redoublé l'année suivante pour arrêter mes études en décembre 1983. Cela peut paraître incroyable, mais j'ai déserté l'école, pendant 6 mois, sans que mes parents le sachent, je falsifiais de faux bulletins jusqu'à la déclaration d'échec du bac en juin 1984. j'ai intercepté tous les courriers,. L'établissement n'a jamais téléphoné à mes parents. je passais mon temps à lire des BD dans les grandes surfaces de la région lilloise. Je ne supportais plus un enseignant et je n'en ai jamais parlé à personne, je fuyais comme bon il me semblait là où je voulais.
Mes copains de l'époque m'entraînaient largement dans les salles de jeux. Je n'avais jamais eu aucune petite amie jusque là.

Février 1985 à octobre 1985
Service militaire en Allemagne, tout se passe très bien, jusqu'au jour où des engagés et des appelés m'ont humiliés. Tentative de suicide, je vois un psychiatre pour la première fois de ma vie, je suis réformé.

novembre 1985
retour dans le civil, je décroche un stage d'électronique jusque juin 1986, beaucoup de camaraderie, pas de motivation pour étudier, je me débrouille m'appuyant que sur ma propre intelligence (bien limitée d'ailleurs).

juillet 1985 à octobre 1986
C'est le chômage, je ne supporte plus je cherche tout azimut. je suis embauché le même jour par deux employeurs: la sécurité sociale et une boite de vidéocommunication, je choisis la seconde, cela dura le temps de la période d'essai.

mars 1987
Je vais sur la région parisienne et, grâce à un oncle (chez qui j'ai habité) je trouve un boulot qui me plaira énormément dans une petite boîte informatique à Versailles. Tout est facile pour moi, je suis entouré par des collègues qui m'aiment, je fais un contrat de qualification en alternance (sans étudier comme toujours). J'apprends sur le tas, je vais chez les clients, tout se passe bien jusqu'à l'arrivée d'une fille qui fait exploser la bulle dans laquelle j'étais. Je n'avais d'amis que parmi mes collègues...

octobre 1989
Annick arrive dans ma vie, c'est l'amour, les ébats et très vite les premiers symptômes de la maladie apparaisse, tout a été très vite... premier baiser, premier rapport sexuel...

novembre 1989
La maladie s'intensifie.
je m'étendrai pas trop, mais disons, qu'il y a des choses que je ne comprends plus dans ma tête, je me rends pas compte que je suis en train de devenir schizophrène et finalement Annick me quitte pour un autre et là c'est l'explosion psychique. je me retrouve dans un dispensaire en psychiatrie à Versailles, on m'hospitalise en clinique psychiatrique. Dans ma tête j'interprétais tout ce que j'entendais et voyais...

avril 1990
La clinique psychiatrique
Après trois jours de sommeil entrecoupé par les repas, les réveils pour les injections d'Haldol, je commence à souffrir atrocement d'akathisie ( je ne pouvais plus rester en place plus de trois secondes). J'alterne pendant le mois d'hospitalisation les marches dans le parc, et la clinophilie (je m'allonge dans mon lit sans cesse). Malgré tout cela je ris de temps en temps avec les autres "souffrants". A la sortie de cette hospitalisation, je suis licencié par mon employeur, vu mon comportement et pour faute grave. Je ne pouvais plus travailler du tout, j'étais hors de moi...

juillet 1990
Je reviens dans la région lilloise
Je souffre l'enfer, je me réfugie dans le mysticisme à 100 %. je retourne voir une voyante (extrêmement dangereux pour tout le monde), le 31 août suite à une crise mystique intense je me défenestre chez ma tante et tout cela en riant !. Je suis hospitalisé dans le service du docteur Roelandt pour trois semaines. Autres médecins, autres cliniques, je n'ai pas accès durant l'après crise à la chambre, je m'allonge partout où je peux. Et puis finalement, c'est la sortie et chose incroyable, je cherche du travail. Je garde néanmoins pendant ces hospitalisation de très bons souvenirs de camaraderie et d'activité comme l'hydrothérapie.

janvier 1991
Seconde hospitalisation à Armentières suite encore à une crise mystique. Je pense énormément à aider les autres, depuis le retour de la région de Versailles, je n'ai plus que mes parents, je n'ai plus d'amis, mes parents font les frais de mes délires et ma maman m'oblige à chercher du travail et me fait participer à des tâches ménagères. Je me souviens du montage d'une armoire qui m'a coûté énormément, mais je l'ai fait... et 14 ans après, j'en suis fier, un vrai travail d'Hercule pour Luc à ce moment là...

juin 1991
Je deviens bénévole chez les petits frères des pauvres, je suis apprécié, je tombe amoureux d'une bénévole et puis finalement, le délire mystico-amoureux reprend le dessus, c'est pour moi un échec amoureux (même si avec Pascale, cela était complètement platonique),

novembre 1991
Je suis hospitalisé et je me mets à fumer pour la première fois et très vite cela devient très vite fréquent. Le lendemain de ma sortie d'HP, j'intègre une formation AFPA, j'ai tenu 4 jours, j'ai quand même essayé...

décembre 1991
Je remplace une éducatrice spécialisée dans un institut pour des enfants en difficultés mentales et oui, c'est incroyable pour moi le schizo, je suis embauché pour une semaine et aujourd'hui, je me souviens bien plus des rires des tous petits plutôt que mes impatiences insupportables... de ce temps là.

Avril 1992
Je fais un stage à Croix-Rouge pendant deux mois, je rencontre des personnes comme moi souffrantes qui veulent soigner (une psychiatre me dira "vous soignez pour vous soigner"). Un stage sympa où j'ai rencontré des personnes sympas. Je fume énormément. Je suis sous neuroleptiques que je prends sous injection retard. Fluanxol, Clopixol, plus tard, et toujours ces impatiences terribles.

juillet 1992
Je fais un stage non rémunéré, pour construire un CV. Je me force véritablement pour envoyer des CV un peu partout pour faire un contrat emploi solidarité dans l'administratif.
En dehors des périodes de stages, je vais souvent au café et fume beaucoup, je tente de récréer en sorte une nouvelle bulle, tabac, alcool, mysticisme.

octobre 1992 janvier 1993
je décroche un CES dans une maison de retraite pour personnes âgées religieuses, je tiens trois mois et suis finalement à nouveau délirant, je suis viré. Je faisais de l'entretien et des soins à ces religieux dont un centenaire. Je garde de grands moments de bonheur partagé avec un vieux monsieur qui me parlait avec chaleur de la philosophie. Egalement avec le frère centenaire qui me racontait la guerre 14 18.
J'aimais énormément aller à la bibliothèque à lire et me complaire dans des livres religieux, je songeais depuis deux ans à devenir moine. Le désir était très prenant quand je sentais très fort. Une forme de voeu pieux...

février 1993
Nouvelle hospitalisation à Armentières
Anouveau les thémes mystiques réapparaissaient. De manière récurente, l'envie de fuir dans un monastère me venait souvent. Pendant les périodes qui suivaient les hospitalisations, il y avait des activités en CATTP: au menu, Dessin, infos actualités, sport. Je choisissais à la carte, j'y allais quand je le voulais tout comme aux entretiens avec le psychiatre.

avril juin 1993
Je travaille dans la boite où mon père travaillait comme caissier comptable. Cela me plaisait beaucoup de faire de la saisie informatique en l'occurence, enregistrer les quantités, type, et prix des fruits et légumes vendus en gros dans cette boîte. (équivalent des grossistes de Rungis). Malgré les terribles impatiences, je tenais le coup. Quel courage pour mes parents de supporter tout cela. Je ne me supportais plus et me jetais dans le mysticisme quand j'étais seul, ou alors à fuir dans le sommeil que je trouvais jamais. Il faut écrire dans ces cas là, ou peindre, ou sculpter, ou dessiner, simplement faire quelque chose de manuel, pour fuir l'enfer.

novembre 1993 novembre 1994
Je décrochai un CES (enfin !) dans un établissement scolaire pour faire de la saisie d'informations d'entrées et de sorties de marchandises au cuisine. Sur les douze mois, j'avais au bout du compte près de 2 mois d'absentéisme. Je souffrais terriblement encore des effets secondaires des neuroleptiques. Je faisais rire certains membres du personnel avec mes "coq à l'âne"...

mars 1994
Dernière hospitalisation à ce jour
je décompensais, suites à des réminiscences amoureuses, j'étais à nouveau délirant.

Je rencontrais à cette époque celui qui est toujours mon meilleur ami, tout ça grâce à ma mère, qui m'emmenait dans des forums emplois. Dominique schizophrène comme moi et ingénieur des arts et métiers.

l'akathisie commençait à faiblir. Je terminais mon CES.
Le matin je travaillais et rentré aussitôt chez moi, je me mettais à boire et à prier, j'alternais les états dépressifs et d'un petit mieux-être. aujourd'hui, je suis fier d'avoir fait un an de contrat emploi solidarité. tous les moments depuis deux ans, je me réfugiais dans la décompensation littéraire sur mon ordinateur. Quel bien cela me faisait d'écrire ce qui se passait dans ma tête à un intelocuteur qui était moi-même. Mon écriture était centré sur la religion et la psychiatrie... après les repas familiaux avec mon père et ma mère, je courais dans ma chambre...

Et puis en début 1995
Il y eut un changement je décidais, "je reste à parler avec mon père après les repas, je cesse d'en faire qu'à ma tête avec les rendez-vous en psy", je suis convoqué j'y vais... Depuis janvier 1995 je n'ai plus boycotté une rendez-vous en psychiatrie, enfin la psychiatre a pu me soigner.
N'empêche, j'étais à nouveau à la recherche d'un job...

janvier 1995
J'alternais les visites chez mon nouvel ami Dominique, nous refaisions le monde autour de la clope et de la bière.
Tous les 15 jours, j'avais un rendez-vous en psychiatrie avec le docteur G. je suis venu avec un papier pendant deux ans disant tout ce que je faisais et une histoire drôle. La première histoire drôle, que j'ai racontée se trouve sur le site de l'humour médical d'Atoute, ma psychiatre a beaucoup ri de cette histoire (voir fou et psychiatre - luco) au point de rechercher l'auteur de cette subtile histoire. A cette époque, malgré les souffrances psychiques, je riais beaucoup.

avril 1995
Je trouvais un stage d'informatique (mon premier amour professionnel) sur les réseaux, Internet naissait. A nouveau, je n'étudiais pas, mais je commençais à aller mieux. J'eus un coup de foudre pour une jeune étudiante espagnole et aussi j'attrapais si l'on peut dire un torticolis spasmodique (amour, neuroleptique...). Je ne revis jamais cette jeune étudiante, alors je déprimais, mais je n'étais plus aussi malade qu'avant, Je tentais de passer le DAEU (ESEU à l'époque) pour avoir mon bac, à nouveau, je laissais tomber... La psychiatre me proposa de faire du théâtre, j'ai été avec la trouille et finalemenet encouragé par tous je l'ai pratiqué pendant 6 ans.

1996
C'est une longue période de chômage qui était là depuis juin 1995, je me réfugiais, dans l'écriture, dans la prière, dans l'alcool, dans le tabac pour fuir la souffrance...
en février 1996 on m'attribua la reconnaissance de travailleur handicapé avec une orientation atelier protégé en septembre, cest quoi tout cela ?

novembre 1996
Je quitte le cocon familial pour vivre avec trois autres personnes en appartement associatif - un vrai moment de rémission et un formidable tremplin vers l'autonomie...
Je considère l'appartement associatif comme vital pour certaines personnes qui ont absolument besoin de se re-trouver dans une ambiance familiale. Substitut affectif ou pas, c'est une excellente chose.

1997
En fréquentant l'Anpe je me suis rendu compte que des stages étaient réservées à des "personnes relevant de la cotorep", et voilà que s'en suivit une longue liste de stage dit cotorep - apprendre à faire une lettre de motivation, faire un CV, simulation d'embauche, stage en entreprise...
je ne croyais plus du tout à un boulot durable, je profitais d'être bien payé pour suivre ces formations. Mais sans m'en rendre compte, toute la force psychique que j'avais déployé pour lutter contre l'angoisse, je la retournais dans les stages en entreprise. J'étais très estimé des employeurs, vous revenez quand vous voulez... Ce fut le cas, dans une grande boite 4 ans après pour un boulot à plein temps...

janvier 1998
je suivais une formation en informatique pour me former à Excel et Word et surtout à la dactylo (je tape de tous mes doigts maintenant à une vitesse de plus de 50 mots minutes sans fautes), j'en suis particulièrement fier...
je fis le stage en entreprise dans le centre de formation, où je fis de la saisie de données, tout doucement j'émergeais, j'allais mieux, je commençais à faire des arrêts de tabac. C'est seulement à cette époque que je pris du xanax. Malgré tout cela la souffrance physique était intense avec le torticolis, je ne pouvais plus faire un pas sans ressentir une crampe dans la nuque et cela durait déjà depuis 3 ans. De cette souffrance physique très dure, naissait l'envie de me battre un peu plus et aussi les états dépressifs s'estompaient.

avrill 1998
à nouveau je fis des stages de type Cotorep avec stage en entreprise, je riais beaucoup avec mes copains de stages.

août 1998
un peu poussé par les psy, je pris mon indépendance en hlm. Vivre la solitude n'a jamais été pour moi une grande difficulté, j'écris quand je suis angoissé. j'étais encouragé par la psychiatre, qui disait à mes parents que je méritais d'être aidé.
Avec les amis de mon pote Dominique nous parlions de tout, mais bien souvent autour de l'alcool et de la cigarette.

décembre 1998
à nouveau un contrat emploi solidarité dans un collège par loin de chez moi. vu les problèmes cognitifs, je fus très vite hors du coup, cela dura le temps de la période d'essai.

1999
pas de travail, mais énormément d'envoi de lettres tous azimuts, y compris en direction des ateliers protégés. Je comptais énormément sur les ateliers protégés, mais je me suis rendu compte que j'aurais une place dans 10 ans, délai moyen dans la région lilloise. j'écrivais à des associations, je n'en pouvais plus de tourner en rond, avec angoisse, alcool, troubles de l'humeur et cigarette à gogo. Je comprends l'immense découragement même de tous les demandeurs d'emplois non schizophrénes. La politique fait-elle vraiment l'effort pour donner du boulot à ceux qui en cherchent ?

avril 2000
j'écrivais à une petite association très loin de mon domicile, elle s'occupait de placer des "RTH" en entreprise. Sans y croire et pourtant... et pourtant...

juin 2000
A nouveau je fis un stage, hyper sympathique avec toutes des personnes "cotorep" et puis de fil en aiguille, encore des stages entreprises et puis finalement une personne recontacta une entreprise où j'avais été hyper considéré.

novembre 2000
On me proposa un CDD de 1 mois, le travail était très dur pour moi, à cause des troubles cognitifs mais surtout à cause du torticolis, je souffrais et tenais bon. Je travaillais à la saisie des chèques et au standard en même temps.
Et hop, je suis reconduis pour trois mois de CDD. Cela était épuisant pour moi, je n'en pouvais plus mais je tenais. L'employeur voulait me faire signer un CDI, mais ses supérieurs ne voulaient plus embauchés, de plus je n'étais pas un commercial, bref, cela s'arrêta en mars 2001.

La petite association qui avait réussi à me placer 4 mois en entreprise, me proposa un essai dans un grand établisssement scolaire pour 15 jours, c'était à 15 kms de mon domicile et à 2 heures de trajets de transports en commun de mon domcile.
j'essayais, Je me levais à 5 h du mat pour aller bosser et finalement je fis forte impression, je fus embauché définitivement 1 an après, malgré un échec à nouveau avec un contrat de qualification pour apprendre la comptabilité.
Mon employeur m'a proposé d'habiter une maison à l'abandon et qui a été réhabilitée pour moi.

depuis septembre 2002 je suis en CDI, j'ai bénéficié de beaucoup de chances, mais je suis toujours schizophréne, j'ai énormément de difficultés encore à comprendre ce que l'on me demande quelquefois, j'interprête de simples demandes, le psychisme est abîmé, mais je tiens le coup malgré tout. Là où je travaille je suis estimé et aussi très aimé.
Mon travail consiste dans la commande de fournitures pour l'établissement, de suivi des commandes auprès des fournitures, de divers travaux comptables, de reprographie...
J'ai énormément acquis en confiance en moi. Un jour l'intendant m'a dit "Luc tu t'épanouis". Personne ne sait, que j'ai un long suivi en psychiatrie derrière moi, je reste évasif, sur mes problèmes psychiques. Il y a une grande méconnaissance de la schizophrénie... malgré les émissions télévisées de plus en plus fréquentes... Cette maladie fait peur à tous.
Dans tous mes entretiens d'embauche, je n'ai jamais parlé de problèmes psychiques. C'est important tout simplement de mettre en avant son goût pour le travail, ses aptitudes, ses compétences et ne pas hésiter à positiver ses défauts, même en ressentant des choses étranges.

Pour moi, le travail m'aide beaucoup, ainsi que ce forum, où j'essaie modestement d'apporter ma contribution.

bien amicalement à vous tous.

Luc

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  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: mon témoignage olivier6 10-12-04 1
 RE: mon témoignage Pandore 10-12-04 2
 RE: mon témoignage amateur 10-12-04 3
 RE: mon témoignage dom45700 10-12-04 4
 RE: mon témoignage alwaysespoir 11-12-04 5
 RE: mon témoignage Marie_Sosso 11-12-04 6
 le théâtre luco 22-12-04 7

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olivier6 (121 messages) Envoyer message email à: olivier6 Envoyer message privé à: olivier6 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
10-12-04, 13:23  (GMT)
1. "RE: mon témoignage"
Courage Luc tu n'es pas seul dans ce cas moi je marche toute la journée dans l'appartement de ma mère.
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Pandore (1637 messages) Envoyer message email à: Pandore Envoyer message privé à: Pandore Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
10-12-04, 13:26  (GMT)
2. "RE: mon témoignage"
Bonjour Luc,

Merci beaucoup pour ton témoignage. C'est passionnant et bien écrit, ça se lit comme un roman, tout en donnant une idée exacte de ton parcours et de ce qu'est cette maladie.

Bravo pour ta persévérance dans la recherche d'un emploi. Je ne suis pas schizophrène, j'ai d'autres problèmes moins graves, et je me suis aussi toujours cramponnée au travail qui permet, comme tu l'écris, de rester ancré dans la réalité, de gagner de la confiance en soi et de nouer des contacts. Bon courage pour la suite de ton cheminement.

Amitiés,

Pandore

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amateur (1136 messages) Envoyer message email à: amateur Envoyer message privé à: amateur Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
10-12-04, 18:46  (GMT)
3. "RE: mon témoignage"
Bonjour Luc,
Quel parcours et quelle leçon de courage!
Cordialement
Alexia


On n'en finit pas d'être un homme.Ne
désespérez jamais. Faites infuser
davantage.
Henri Michaux
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dom45700 (421 messages) Envoyer message email à: dom45700 Envoyer message privé à: dom45700 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
10-12-04, 20:28  (GMT)
4. "RE: mon témoignage"
Bonsoir Luc,

Je sais qu'on ne doit pas répêter, mais quel courage! en plus l'avoir écrit, ça doit remettre en mémoire de durs moments.

Amicalement

dominique

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alwaysespoir (201 messages) Envoyer message email à: alwaysespoir Envoyer message privé à: alwaysespoir Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
11-12-04, 09:52  (GMT)
5. "RE: mon témoignage"
Bonjour Luco

Je n'ai pas le temps de tout lire ce matin, il va falloir aussi que je m'active un peu, mais ce témoignage est beau et écrire comme cela n'est pas facile Chapeau !

Amitiés
Fleur

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Marie_Sosso (5 messages) Envoyer message email à: Marie_Sosso Envoyer message privé à: Marie_Sosso Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
11-12-04, 10:38  (GMT)
6. "RE: mon témoignage"
Merci Luc pour ce témoignage et bravo.
"Je" pourrais décrire un parcours similaire pour mon fils, âgé de 26 ans, et diagnostiqué schizophrène depuis 6 ans.
Toutefois, "il est en plein dedans", la distance que tu as par rapport à ton vécu, il ne l'a pas encore, parce que malgré tout, il n'a pas encore "accepté et compris" sa maladie.
Je voudrais l'aider mais j'ai le sentiment que cela ne peut venir que de lui. Peux tu me donner ton avis ? Puis je faire qqchose, y a t il qqchose que nous puissons faire, nous, parents pour qu'il arrive à ton niveau face à son parcours et sa maladie ? Encore merci
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luco (91 messages) Envoyer message email à: luco Envoyer message privé à: luco Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
22-12-04, 20:05  (GMT)
7. "le théâtre"
Bonjour à tous,

J'ai oublié dans ce témoignage (il est long c'est vrai !) la part importante du théâtre. J'ai été sur les planches de 1995 à 2001, cela m'a énormément apporté et m'a permis de renouer avec les autres tout simplement.

C'est surtout à partir de cette pratique artistique que j'ai cherché plus activement du travail. Pour ceux qui ne peuvent pas travailler, c'est une manière d'aller vers les autres qui est très recréative. C'est le cas de le dire, mais sur les planches en improvisation "les masques tombent". J'ai beaucoup ri, et j'ai été heureux de jouer en public (les psy étaient quelquefois dans la salle) - un petit article souvent élogieux dans la presse apporte beaucoup aussi. Le théâtre comme d'autres me l'ont dit: c'est ma thérapie.

bien amicalement

Luc

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