bonjour AxolonJe viens de lire aussi attentivement les réponses que tu as reçues à ton message, elles rejoignent mes pensées.
Juste une chose "Fou ou pas fou ?", je n'aime pas ce genre de question, çà fait mal, c'est un peu comme ériger des murs, on peut très bien réaliser, vivre des choses "folles" tout en n'étant pas malade ou être considéré comme pour autant, on arrive aussi à de belles choses en y croyant "à la folie".
"fou" dans le sens de ta question, cela catalogue trop, place dans une ancienne boîte (la psychiatrie d'avant où ne pouvait pas agir, on isolait, écartait, tout ce qui dérangeait, tout ce que l'on comprenait pas). Je trouve péjoratif pour toi que tu emploies ce mot, tu souffres assez comme cela.
Fou, pas fou, c'est le regard et les limites que l'on se crée de "la normalité", elles sont très différentes d'une personne à l'autre. Peu importe de se considérer fou ou pas fou, l'important c'est d'essayer de mettre fin à la souffrance, et cela tu essayes de le faire, avec tes moyens, tu es dans la bonne voie. Ne laisse pas le regard des autres te cloisonner, çà fait trop mal. Facile à dire...
Mais actuellement continue à aller tant bien que mal, vers les autres, ceux qui ne te font pas mal, comme disait Micmic "ta pensée n'est pas réduite au néant, l'homme que tu es peut brandir l'étendart de ce qui fait sa particularité et sa richesse".
Aussi petit, faible se sent-on, il ne faut pas oublier cela et cela tu peux l'apporter aux autres.
Pour te donner espoir, avec les soins, l'entourage affectif aussi, Léo qui était devenu totalement "apathique" à cause de la maladie a pu en quelques années retrouver une certaine autonomie, se fait doucement des amis. Il accepte lentement le fait que c'est la maladie qui l'avait rendu ainsi, et s'implique plus dans le soin, il progresse et surtout vit mieux avec sa maladie.
Toutes mes amitiés
Fleur