bonjour GisèleComme je vous comprends de chercher toujours unpeudespoir, car tenter d'"atténuer" l'angoisse de l'autre n'est possible que si l'on arrive déjà à se rassurer, en cherchant au-delà de nous, par les médecins, témoignages...
Je suis maman (2), et belle-soeur de Léo atteint de schizo, que je soutiens un peu comme une maman et une soeur, sans l'être naturellement, je n'essaye pas, je suis "moi", ceci car il n'a plus de famille (décès), seulement des frères très éloignés de son quotidien. Je le connais depuis 25 ans et au fil du temps nous sommes devenus très proches.
Son angoisse je la ressens très fort, mais m'en protège maintenant, car si elle me gagne, j'aurai tendance à lui proposer "mes moyens d'y remedier", pour lui c'est souvent trop lui demander, cela crée plus d'angoisse. Se protéger de ses angoisses ne m'empêche pas de compatir et d'agir. C'est d'essayer d'accepter au jour le jour le présent, qui m'a le plus aidé pour gérer mon angoisse et du coup mieux calmer ses angoisses en cherchant les aides les mieux appropriées pour lui et moi.
Ceci je n'y arrive maintenant, assez pleinement j'espère, que grâce au soutien que j'ai cherché pour m'aider à l'aider.
En premier l'aide médicale pour lui, indispensable et il ne faut pas hésiter à lui imposer pour son bien (avec le plus de douceur mais des fois il faut savoir aussi se fâcher et poser des limites si nécessaire, c'est dur quand on aime).
Puis le soutien de l'UNAFAM (lien en bas de page)pour les structures d'accueil, nous ne pouvions vivre ensemble, j'y ai découvert un grand soutien moral.
J'ai aussi de très bons amis.
Je dis ceci car au vu de vos messages, je me demande si vous êtes suffisament bien entourée ? La situation me parait quelque peu (c'est peu dire avec ses autres maladies) alarmante, je ne sais mais avez-vous pensé à faire venir le psy à domicile, plutôt que d'attendre son bon vouloir, prend-il actuellement toujours son traitement ?
courage
Je pense à vous
Cordialement Fleur 